"Sauvons La Masou à Prats : reconstituons notre troupeau après la maladie FCO".
Created by Sofia RYCKBOSCH
for Ryckbosch Stephane et Sofia
Une catastroph
a frappé notre ferme. Depuis le début de l'été, nous avons perdu
75 % de notre
troupeau à cause de la fièvre catarrhale ovine, une maladie qui avait disparu de notre région depuis plus de 15 ans. Le coût émotionnel est immense, et notre production est presque à l'arrêt. Les conséquences financières sont insoutenables. Pourtant, nous ne voulons pas abandonner.
Voici notre histoire.
Mon mari Stéphane était maçon, et moi,
Sofia, je travaillais comme secrétaire médicale.
En 2021, nous avons décidé de donner un
nouveau cap à notre vie
en devenant éleveurs.
Nous voulions
revenir à l'essentiel et offrir un meilleur cadre de vie à nos trois enfants.
Stéphane s’est reconverti, a obtenu un diplôme et a fait des stages pour acquérir les compétences nécessaires à la gestion de l'exploitation. Quant à moi, Sofia, j'ai appris le métier auprès de Sophie, l'ancienne propriétaire de notre ferme, qui m'a tout enseigné concernant la fabrication.
En janvier 2022, nous avons officiellement démarré à La Masou.
Ce fut un grand changement de vie
pour notre famille. Nous aimons les animaux et la nature, et nous avons commencé ce projet avec beaucoup
d'espoir et d'attentes. En tant que nouveaux venus dans le secteur, nous savions qu'il faudrait du temps pour nous adapter à cette nouvelle vie, pour nous et pour les enfants. Nous avons tout mis en œuvre pour réussir
et nous avons trouvé notre passion dans notre métier,
mais malheureusement, nous avons été confrontés à plusieurs défis.
- En 2022, notre première année,
nous avons dû effectuer des travaux de rénovation indispensables. Nous avons remplacé du matériel défectueux et fait les réparations nécessaires
pour bien démarrer.
- En 2023, notre deuxième année, nous avons investi dans un nouveau bâtiment pour le bien-être de nos agneaux. À cause de l'augmentation
inattendue des prix des matériaux due à la guerre en Ukraine, nous avons dû investir la majeure partie de nos économies.
- Toujours en 2023, la sécheresse qui a ravagé notre région a battu de nouveaux records.
Pour de nombreux agriculteurs,
c'était un défi très lourd, en raison du manque d'eau et d'herbe. Nous avons également dû acheter des quantités importantes de foin supplémentaire.
Pour nous, 2024 était une année cruciale, où nous espérions nous remonter la pente financièrement. Mais au lieu de cela, elle nous a apporté la plus grande difficulté.
Mi-juin, un cas de fièvre catarrhale ovine a été détecté chez l'une de nos brebis.
Cette maladie avait disparu de notre région depuis plus de 15 ans.
Depuis, chaque jour, nous perdons des animaux. La fièvre catarrhale ovine (FCO) ou maladie de la langue bleue, est une maladie infectieuse transmise par des moucherons spécifiques. Les brebis développent une forte fièvre, des difficultés respiratoires, leur langue gonfle…
Cette maladie n’affecte pas les êtres humains et n’a aucune incidence sur la qualité sanitaire des denrées alimentaires comme le lait ou la viande, mais elle a des effets dévastateurs sur les brebis. Une brebis peut aller bien le matin, présenter les symptômes dans la journée et mourir dans la nuit.
Avec l’aide et sur les conseils du vétérinaire, nous avons vacciné les brebis, mais cela n'a sauvé qu'une petite partie du troupeau.
Cette période a été extrêmement difficile pour nous. Nous étions impuissants. C'était dur de se lever chaque matin pour se rendre en bergerie et constater les dégâts de la nuit… À cause de cette maladie, il nous est impossible de terminer notre saison correctement, ce qui représente une grosse perte financière. Normalement, en saison nous transformons environ 250 litres de lait par jour cependant, cette année nous avons terminé avec seulement 15 litres de lait par jour.
Notre troupeau a été sérieusement touché. Il ne nous reste que 29 brebis sur les 113 d'origine dont seulement 18 brebis à la traite. Pas moins de 80 brebis de notre troupeau sont mortes, et d'autres meurent encore chaque jour. Deux de nos quatre
béliers ont également été touchés par la fièvre catarrhale ovine.
Une assurance contre ce fléau n'existe pas. L'État rembourse les vaccins, ce dont nous sommes très reconnaissants, mais à cause des pertes actuelles, nous ne pouvons plus poursuivre notre travail.
Pour pouvoir continuer notre activité, il est indispensable de remplacer ces brebis perdues avant que la prochaine saison ne commence. C'est la seule manière d'assurer la production la saison prochaine. Mais étant jeunes éleveurs qui construisaient encore leur histoire, nous n'avons plus les moyens financiers de nous relever de cette épreuve.
Baisser les bras n'est pas une option pour nous. Nous croyons
de tout cœur
au potentiel de notre ferme, où nous maîtrisons la production du début à la fin, de la traite des animaux à la transformation en produit final. Nous vendons fièrement nos fromages, yaourts, savons et autres produits chaque semaine sur différents marchés, comme à Prats de Mollo ou Céret, mais aussi à des restaurants locaux, des épiceries et des magasins de producteurs.
Nous croyons à la production locale, au circuit court, à une agriculture meilleure et plus équitable. Nous aimerions faire perdurer le travail de toute une vie de nos prédécesseurs, Madame Sophie Mechri et Rinnie, qui nous ont transmis leur savoir-faire avec passion.
Le coût émotionnel et financier est élevé, mais nous avons un grand amour pour nos produits, nos animaux, notre région, et nous voulons jouer un rôle dans la perpétuation de la tradition de cette région montagneuse qui nous tient à cœur.
Nous avons encore tant de beaux projets pour l’avenir. Ça ne peut pas s’arrêter là.
C'est pourquoi
nous vous demandons maintenant votre solidarité pour nous aider à surmonter cette épreuve et à poursuivre notre activité. Les fonds collectés seront intégralement investis dans la reconstruction du troupeau. Cette cagnotte nous permettra d'acheter des brebis de remplacement, afin que nous puissions à nouveau produire suffisamment de lait la saison prochaine pour rester en activité.
Achat de 100 brebis de race Lacaune à 200 €/brebis : 20 000 €
Achat de 2 béliers de race Lacaune à 600 €/bélier : 1 200 €
Nous ne faisons pas cet appel à la légère, mais la survie de notre ferme en dépend. Si nous voulons continuer nos activités, il est nécessaire que nous achetions nos brebis d'ici fin septembre pour les mettre en reproduction début octobre.
Nous nous tournons vers vous pour nous aider à réaliser cela et à garantir que notre ferme puisse continuer à exister.
Chaque contribution, aussi petite soit-elle, fait la différence. Ensemble, nous pouvons inverser la tendance.
Merci d'avoir lu notre histoire.
- CHRISTIAN SAINT MARTINOUn petit don pour vous aider, c'est avec plaisir que je me joins à cet élan de solidarité. Je vous souhaite un nouveau départ avec réussite et bonheur. Bon courage, ce n'est qu'un mauvais moment de vie, l'avenir sera meilleur. Ne baissez pas les bras, on a besoin de vous. Cordiale amitié.2 years agoMerci Beaucoup !2 years ago
- Agnès et Serge GromoffBon courage pour continuer votre beau métier difficile mais si important!2 years agoMerci beaucoup !2 years ago
- Damien-Isabelle CASSUBon courage pour la reprise de vos activités ! Amicalement, la famille CASSU2 years agoMerci !2 years ago