Bonjour à tous,
En résumé, nous cherchons à réunir un maximum de fonds pour une amie d’origine cubaine, Yamilka 49 ans, dans une grande misère générale, vivant actuellement en Colombie depuis 25 ans environ. Celle-ci a fui son pays dans les années 90, dans une contexte politique très hostile. Le but étant de lui offrir une vie meilleure, ici, en Europe. Car on peut vraiment le dire
: jusqu’ici, ce n’est que galère sur galère, et on ne peut pas appeler cela une vie, mais plutôt un état de survie permanent qui ne laisserait personne indifférent.
Pour en savoir plus, je vous invite à lire ce qui suit.
Je fais cette cagnotte aujourd’hui pour aider mon amie cubaine, Yamilka, qui réside actuellement en Colombie, pays dans lequel je l’ai rencontrée en 2015.
Cette dernière a fui Cuba en 1995 alors qu’elle n’avait que 19 ans. Les conditions de vie à Cuba étaient alors très difficiles, le pays rationnait les familles en aliments de premières nécessité et la pauvreté et famine étaient son quotidien. Yamilka rêvait d’aller aux USA. Le projet était de partir en bateau, premièrement jusqu’aux îles Caïmans où il y avait alors une grande concentration de migrants cubains avec le même rêve. Pour ensuite transiter vers le sud des USA. Pour faire bref, Yamilka s’est réunit avec quelques voisins garçons et a pris le large de manière désespérée. Ils étaient 6, elle incluse, seule femme à bord d’un bateau de 2m de long et 1m de large. Ils avaient calculé qu’il leur faudrait une semaine environ pour arriver aux Iles Caïmans. Seulement, ils se sont perdus en mer et ont dérivé pendant 25 jours. Inutile de préciser qu’ils n’avaient pas assez à manger et boire pour autant de jours pris par la mer des Caraïbes… Au bout du 25ème jour (environ…), épuisés, une rame tombe soudainement à l’eau. Yamilka, dans un acte désespéré, saute alors à l’eau pour la récupérer. C’est alors que le personnel
d’un navire russe la vit nager et se rapprocha. Jusqu’alors ils avaient croisé une multitude de bateaux, mais personne ne leur avait prêté attention… Yamilka a directement été récupéré de l’eau par les membres de l’équipage de ce bateau russe, porte containers immense. Ses compagnons ont été récupérés de la barque dans la foulée. Le groupe a été ausculté par un médecin du bateau et ils étaient alors en état de dénutrition et de déshydratation très avancés. Ils n’avaient en effet pas mangé depuis 13 jours, et pas bu depuis 9 jours…ou seulement l’eau de pluie…
Trois jours plus tard, le bateau accostait dans le port de Cartagena de Indias, ville très touristique du nord de la Colombie. Yamilka et ses 5 copains de quartier ont enfin vu la Terre, et se sont fait loger gratuitement pendant 15 jours dans un hotel. La matin du 15ème jour, quand Yamilka s’est levée, elle a constaté que ses camarades de galère avaient pris le large et l’avaient laissée seule… Elle devait représenter à leurs yeux, une charge dont ils ne voulaient pas. C’est en tous cas ce qu’elle en a déduit.
Elle a alors fait son petit bonhomme de chemin seule, et ce, jusqu’aujourd’hui.
Elle a, au départ, dormi où elle pouvait
: dans des cimetières, dans des arbres, des parcs mal fréquentés (dans un contexte colombien hostile gangrené par les drogues et la pauvreté), puis travaillé dans tout et n’importe quoi
: vendeuse de minutes téléphonique, surveillance d’école,… (dont 2 ans comme femme à tout faire sur un yacht, pour un narcotraficant qui l’a beaucoup aidée, jusqu’à ce que la justice ne l’attrape),…
Seulement, comme Yamilka est clandestine, ses patrons l’exploitent et la payent au lance pierre. Elle vit au jour le jour, sans savoir de quoi demain sera fait. Elle bataille alors pour avoir des papiers qui lui permettraient d’être considérée vivante. Car elle n’a alors aucune identité.
Le quotidien est une succession de galères. La vie est une survie…
En 2008, elle rencontre Emilio, de 11 ans son ainé, Cubain comme elle, qui devient alors très vite un excellent ami pour elle. Il mène lui aussi une vie de galère. Etant tous deux cubains avec une certaine éducation, ils se comprennent bien, ont des conversations intéressantes et rient beaucoup ensemble. Mais du côté d’Emilio, c’est un amour naissant. Il galère alors pendant un an à la conquérir… Yamilka, elle, est une guerrière, qui marche seule, qui a toujours été seule… Mais elle se laisse peu à peu approcher, avant de tomber éperdument amoureuse de cet homme fabuleux, que j’ai eu l’immense privilège de connaitre… Ils sont alors inséparables et forment une belle équipe. Emilio est le cerveau du couple, Yamilka les mains. C’est lui qui théorise et rêve leur futur, et elle qui met les choses en place, passe à l’action. Ils avaient mille rêves et projets malgré leur état de pauvreté, avec le pouvoir de leur amour, mais le destin en a décidé autrement. En 2016 Emilio est atteint d’un cancer du poumon, en situation clandestine, donc sans accès aux soins. Il meurt peu à peu dans des conditions très douloureuses. Yamilka se bat pour lui jusqu’à son décès en juillet 2017. Depuis, Yamilka est plus seule que jamais, sans l’amour de sa vie, et toujours en mode SURVIE.
(Photo fin de vie d'Emilio)
La seule chose positive qui a changé pour elle, c’est qu’au bout de 22 ans de vie sur les territoire colombien, elle a enfin eu le droit d’avoir une permis de séjour. Et, plus récemment, nous avons réussi à lui obtenir enfin, un passeport, moyennant une somme d’argent évidemment, plutôt conséquente.
Elle représente pour moi une grande amie, je dirais même une personne de ma famille. Je les ai rencontrés tous les deux, avec Emilio, en 2015, et une chimie incroyable s’est opérée entre eux et moi. Comme j’avais l’habitude de dire, Emilio était mon papa cubain…Et Yamilka, «
una guerrera
», une grande femme à laquelle je voulais, veux, ressembler. Elle est un exemple pour moi.
Depuis notre rencontre, je tente à mon niveau de l’aider, tant sur le plan financier, que le plan amical, mais cela n’est pas suffisant. J’aimerais faire plus. J’aimerais qu’elle ait une vie décente, qu’elle ait d’autres préoccupations en tête, que de savoir comment elle va manger aujourd’hui… Et croyez-moi, elle le mérite… Je suis retournée la voir quatre fois depuis 2015, la dernière fois en 2023, où elle a partagé une semaine de «
vacances
» avec nous.
Elle, son histoire, son grain de folie, sa force de caractère, sa personnalité, et l’amitié qu’elle me portent me touchent profondément. Elle a pu rencontrer Richie, mon amour, en 2023, et depuis, il est aussi engagé que moi auprès d’elle, ayant compris la personne formidable qu’elle était.
Des millions de gens sont dans des situations similaires à celle de mon amie Yamilka sur cette planète. Mais la différence est que dans le cas présent nous pouvons y faire quelque chose.
Aujourd’hui, Richie et moi avons pour défi de la faire venir en Europe, pour qu’elle puisse avoir deux jours de repos par semaine, parfois même quelques vacances, et tout simplement l’esprit un peu plus tranquille…
Nous avons besoin d’argent pour réaliser ce rêve, qui, me semble-t-il, ne serait que justice. Nous croyons à une revanche de la vie, pour cette grande guerrière malgré elle.
Nous espérons réunir 1500 euros avec cette démarche de cagnotte. Si c’est plus, c’est bien aussi.
😊
Merci de m’avoir lue.
Hola a todos,
En pocas palabras, estamos tratando de recaudar la mayor cantidad de dinero posible para una amiga de origen cubano, Yamilka, de 49 años, que vive en la extrema pobreza y lleva unos 25 años en Colombia. Huyó de su país en los años 90, en un contexto político muy hostil. El objetivo es ofrecerle una vida mejor aquí en Europa. Porque, admitámoslo, hasta ahora todo han sido penurias, y a eso no se le puede llamar vida, sino un estado permanente de supervivencia que no deja indiferente a nadie.
Para saber más, siga leyendo.
Hoy creo este fondo para ayudar a mi amiga cubana, Yamilka, que actualmente vive en Colombia, donde la conocí en 2015.
Yamilka huyó de Cuba en 1995, cuando solo tenía 19 años. Las condiciones de vida en Cuba eran muy difíciles en aquella época, el país racionaba los alimentos básicos a las familias y la pobreza y el hambre eran su día a día. Yamilka soñaba con ir a Estados Unidos. El plan era partir en barco, primero a las Islas Caimán, donde había una gran concentración de emigrantes cubanos con el mismo sueño. Después, al sur de Estados Unidos. Para abreviar la historia, Yamilka se reunió con unos cuantos chicos vecinos y se embarcó desesperadamente.
Eran 6, ella incluida, la única mujer a bordo de un barco de 2m de largo y 1m de ancho. Calcularon que les llevaría una semana llegar a las Islas Caimán. Pero se perdieron en el mar y flotaron durante 25 días. No hace falta decir que no tenían suficiente comida y bebida para tantos días de mar en el Caribe... Al final del día 25 (aproximadamente...), agotados, un tren cae repentinamente al agua. Yamilka, en un acto desesperado, salta al agua para recuperarla. Es entonces cuando el personal de un barco ruso la vio nadar y se acercó. Hasta entonces habían cruzado una multitud de barcos, pero nadie les había prestado atención... Yamilka fue directamente recuperado del agua por los miembros de la tripulación de este barco ruso, porta containers inmenso. Sus compañeros fueron recogidos de la barca en el paso. El grupo fue examinado por un médico del barco y estaban en un estado de desnutrición y deshidratación muy avanzado. No habían comido durante 13 días, y no habían bebido durante 9 días... o solo el agua de lluvia...
Tres días después, el barco atracaba en el puerto de Cartagena de Indias, ciudad muy turística del norte de Colombia. Yamilka y sus cinco amigos del barrio vieron la tierra por fin, y se alojaron gratis durante 15 días en un hotel. La mañana del día 15, cuando Yamilka se levantó, vio que sus compañeros de galera habían salido y la habían dejado sola... Debía representar para ellos una carga que no querían. Eso es, en todo caso, lo que ella dedujo.
Entonces hizo su pequeño hombre de camino sola, y eso hasta hoy.
Al principio, ella durmió donde pudo: en cementerios, en árboles, parques mal frecuentados (en un contexto colombiano hostil gangrenado por las drogas y la pobreza), luego trabajó en todo y cualquier cosa: vendedora de minutos telefónicos, vigilancia escolar,... (de los cuales 2 años como mujer a hacer todo en un yate, para un narcotraficante que la ayudó mucho, hasta que la justicia no lo atrapó) ,…
Solo que, como Yamilka es clandestina, sus jefes la explotan y le pagan con lanza de piedra. Vive día a día, sin saber de qué será el mañana. Ella lucha entonces por tener papeles que le permitan ser considerada viva. Porque no tiene ninguna identidad.
La vida cotidiana es una sucesión de galeras. La vida es una supervivencia...
En 2008, conoce a Emilio, de 11 años su primogénito, cubano como ella, quien se convierte muy pronto en un excelente amigo para ella. Él también lleva una vida de galera. Ambos son cubanos con cierta educación, se entienden bien, tienen conversaciones interesantes y ríen mucho juntos. Pero en el lado de Emilio, es un amor naciente. Entonces se esfuerza durante un año para conquistarla... Yamilka, ella es una guerrera, que camina sola, que siempre ha estado sola... Pero se deja acercarse poco a poco, antes de caer perdidamente enamorada de este hombre fabuloso, que he tenido el inmenso privilegio de conocer... Son inseparables y forman un buen equipo. Emilio es el cerebro de la pareja, Yamilka las manos. Él es quien teoriza y sueña su futuro, y ella que pone las cosas en su lugar, pasa a la acción. Tenían mil sueños y proyectos a pesar de su estado de pobreza, con el poder de su amor, pero el destino decidió lo contrario. En 2016, Emilio tiene cáncer de pulmón, en situación clandestina, por lo tanto sin acceso a la atención. Muere poco a poco en condiciones muy dolorosas. Yamilka lucha por él hasta su muerte en julio de 2017. Desde entonces, Yamilka está más sola que nunca, sin el amor de su vida y siempre en modo SUPERVIVENCIA.
Lo único positivo que ha cambiado para ella es que después de 22 años de vida en territorio colombiano, finalmente tiene derecho a tener un permiso de residencia. Y, más recientemente, hemos conseguido por fin un pasaporte para él, con una cantidad de dinero bastante considerable.
Ella es para mí una gran amiga, incluso una persona de mi familia. Los conocí a ambos, con Emilio, en 2015, y una química increíble se ha operado entre ellos y yo. Como solía decir, Emilio era mi papi cubano... Y Yamilka, «una guerrera», una gran mujer a la que yo quería, quiero, parecerse. Ella es un ejemplo para mí.
Desde nuestro encuentro, trato de ayudarlo a mi nivel, tanto en el plano financiero como en el amistoso, pero no es suficiente. Me gustaría hacer más. Me gustaría que tuviera una vida decente, que tuviera otras preocupaciones en su mente, que supiera cómo va a comer hoy... Créame, se lo merece... He vuelto a verla cuatro veces desde 2015, la última vez en 2023, donde compartió una semana de «vacaciones» con nosotros.
Ella, su historia, su locura, su fuerza de carácter, su personalidad y la amistad que me lleva me conmueven profundamente. Ella pudo conocer a Richie, mi amor, en 2023, y desde entonces él está tan comprometido con ella como yo lo estoy, habiendo comprendido la gran persona que era.
Millones de personas están en situaciones similares a la de mi amiga Yamilka en este planeta. PERO EN ESTE CASO PODEMOS AYUDAR !!!!
Hoy, Richie y yo tenemos el desafío de hacerla venir a Europa, para que pueda tener dos días de descanso por semana, a veces incluso unas vacaciones, y simplemente la mente un poco más tranquila...
Necesitamos dinero para hacer realidad ese sueño, que me parece justo. Creemos en una venganza de la vida, por esta gran guerrera a pesar de ella.
Esperamos reunir 1.500 euros con este proceso de fondo. Si es más, también está bien.
😊
Gracias por leerme.
- Laure GautierCourage à elle la roue tourne j en suis persuadée . Bravo pour votre geste et l amitié que vous lui portez ...2 years agoMerci beaucoup pour ta contribution. Cela nous touche. On l'espère près de nous au plus vite. Encore merci. 🙏☺️2 years ago
- Roxane LassalleLes petits ruisseaux font de grandes rivières🙏🌞🙏. De tout cœur et tout espoir avec vous et votre amie Yamilka 💚.2 years agoJ'adore les citations haha mille mercis Roxane. On espère lavoir vite près de nous. Gros bisous Roxane au plaisir de te revoir. 😘2 years ago
- Force et courage ❤️ De tout coeur avec vous 🫶2 years agoGracias cielo ♥️🤘2 years ago