
Un artisan, une vie de métier, une maison à sauver
Créée par Renaud Quichaud
pour Renaud Quichaud
Renaud a consacré sa vie au bois et à son métier. À 42 ans, une procédure judiciaire menace sa maison.
Il a épuisé tous les recours. Il fait appel à vous. Lisez son histoire — et si vous le pouvez, soutenez-le.
Tout a commencé à 11 ans, avec le bois et l'envie de faire quelque chose de mes mains. C'était une évidence, pas un choix par défaut. J'ai fait mon apprentissage à Paris à 16 ans, mon Tour de France ensuite — sept ans, York, Saint-Pétersbourg, des ateliers, des maîtres, une façon d'apprendre qui ne ressemble à rien d'autre. En rentrant, j'ai formé des apprentis pendant trois ans parce que transmettre ce que l'on m'avait donné me semblait naturel.
En 2012 j'ai créé mon entreprise. Du sur-mesure, des projets atypiques, des clients avec qui on construit quelque chose ensemble. En 2020, un showroom, des partenaires, un beau projet collectif. J'aimais ce que je faisais. Les gens le sentaient.
Ce qui m'a toujours manqué, c'est une équipe stable. Malgré mon expérience des deux côtés — employé et patron — je n'ai jamais réussi à constituer quelque chose de vraiment pérenne. En juillet 2023, alors que le carnet de commandes était plein pour l'année à venir, la confiance se fissure. Un partenaire financier se retire. Le personnel perd foi. En quelques semaines je passe de huit personnes à une seule — moi — avec les charges et le travail pour dix.
Je place l'entreprise en redressement judiciaire. Le tribunal m'accorde six mois d'observation. J'avais demandé au moins autant pour finir les chantiers signés, honorer ceux qui m'avaient fait confiance. Le 25 janvier 2024, la réponse tombe : arrêt immédiat de toute activité. Dès le 1er février, un confrère m'a embauché pour m'aider à rebondir et traverser cette épreuve — et me permettre d'honorer le chantier d'une cliente que je ne voulais pas laisser en plan. La procédure de liquidation aurait dû être clôturée en janvier 2026. Elle est toujours en cours.
Depuis, en plus de mes charges courantes, je rembourse l'Urssaf et des prêts professionnels pour lesquels j'étais caution solidaire. Ce qui me vaut un fichage Banque de France et l'impossibilité de négocier quoi que ce soit avec un partenaire financier — jusqu'au remboursement intégral.
Le 5 juin, une audience décidera du sort de ma maison, celle où grandissent mes enfants. La somme due au service de caution s'élève à 86000 euros. Sans un apport conséquent (environ 10%) permettant de trouver un accord ce jour là, la saisie sera engagée.
J'ai tout essayé. Il me reste cette cagnotte.
Ce n'est pas dans mes habitudes de demander — ceux qui me connaissent le savent. Mais ne rien tenter, je ne pourrais pas me le pardonner.
Si vous souhaitez m'aider, vous savez maintenant comment. Chaque geste, quel qu'il soit, a de la valeur.
Merci à vous
- Yohan SerorBon courage mon Pays !10 hours agoMerci beaucoup8 hours ago
- matthieu RossyeCourage Parisien! Tu en as vu d'autres, je suis sur que ça va le faire! Bien frat' Bourguia day agoMerci mon bourgui😃a day ago
- Leo LaporteBon courage pays, en espérant que toi et ta famille seront bientôt l’abris des difficultés. Fraternellement Toulousain2 days agoMerci En va tout faire pour2 days ago




