
Tempête Nils : Exploitation maraîchère bio en détresse
Créée par Catherine DOBBELAERE
pour Cathy Dobbelaere
Hello, je m’appelle Cathy, je suis productrice de légumes bio cultivés sur 4,2 ha de terres en AB et équipées de 10 serres dans les Pyrénnées Atlantiques.
Habituellement, je propose mes produits sur les marchés locaux de Lembeye et Vic en Bigorre, à la ferme à Lucarré, par commande de paniers ou chez quelques détaillants en produits bio et locaux de la région.
Mais les dernières intempéries ont un peu changé la donne…
La tempête Nils a détruit à 80% mon outil de production et les cultures en cours. Bref, mon travail, ma passion se sont littéralement envolés sous la force du vent. Les poteaux de soutien des serres ont été délogés de leur socle en béton, l’acier a plié sous des vents allant jusqu’à 160 km/h dans nos villages. Sans parler des bâches de recouvrement qui sont quasiment toutes arrachées et déchirées. La plupart des cultures qui devaient encore arriver à maturité au printemps ont aussi été endommagées ou détruites.
Les poteaux de soutien des serres ont été délogés de leur socle en béton, l’acier a plié sous des vents allant jusqu’à 160 km/h dans nos villages. Sans parler des bâches de recouvrement qui sont quasiment toutes arrachées et déchirées. La plupart des cultures qui devaient encore arriver à maturité au printemps ont aussi été endommagées ou détruites.
Avant le passage de la tempête, nous avons pu sauver les plantules et les semis mais avec mes serres qui sont maintenant détruites, je n’ai plus l’espace pour protéger mes futures cultures de tomates, aubergines, poivrons, melons… Sans réparer mes serres, ça devient impossible d’imaginer comment je vais pouvoir cultiver mes légumes bio pour la saison à venir...
J’ai choisi cette vie il y a 3 ans, je voulais nourrir les gens de la région (Nord-Est Béarn) avec des produits sains, nourriciers et abordables tout en respectant le vivant.
Mes terres sont donc inscrites dans un mode de production biologique et durable afin de préserver un petit bout d’environnement et notre santé.
Depuis, j’ai découvert à quel point ce métier est noble et vital pour la population, mais aussi à quel point le système ne le rétribue pas à sa juste valeur.
Nous sommes 35 maraîchers rien que dans ma région à avoir subi des dégâts très importants sur nos installations, je ne suis pas seule et nous sommes tous solidaires dans cette nouvelle épreuve. Les assurances ont expertisé les dégâts chez certains d’entre nous, mais aucun ne sera indemnisé pour la perte de ses cultures, et on ignore encore à combien s'élèveront les indemnisations. Pour ma part, les assurances ont refusé de couvrir mes serres, car elles ne répondaient plus à leurs normes et quand bien même, les mensualités sont exorbitantes pour une petite exploitation comme la mienne.
Le syndicat de la Conf’ Béarn, la MSA et la Chambre d’Agriculture, ont lancé des actions de sensibilisation auprès des autorités et de la population, afin d'obtenir l'accès à un fond calamités dédié, mais concrètement aucune aide financière n’est encore arrivée et nous restons dans le flou.
C’est pour tout cela qu’aujourd’hui j’ai besoin de votre soutien et de votre solidarité, afin de réparer au mieux les serres les moins touchées et de pouvoir relancer la production de légumes, et puis de reconstruire, sans quoi l’aventure risque de se terminer.
Pour sauver en partie la saison et donc réhabiliter au moins 3 serres il faudrait:
20 000 € :
Achat des bâches (1 bâche coûte entre 1300 et 1500 € , il m’en faut 3),
Installation des bâches (équipe et matériel requis)
Achat des pièces de structures détruites (arceaux, poteaux, etc)
Réparation des structures/débâchage/Evacuation des débris
10 000 € :
Il va falloir de la main d’oeuvre supplémentaire pour continuer la mise en place de la production et réorienter une partie de la production sur les pleins champs pendant que je suis occupée sur la réhabilitation et la reconstruction.
Cette étape me permettrait au moins de cultiver un minimum cet été et d’aviser l’hiver prochain.
Pour reconstruire ce qui est détruit il faudrait en plus 40 000 € :
Remplacement le plus rapidement possible du matériel complètement détruit soit 1 serre double tunnel et 1 serre simple tunnel pour une surface de 1140 mètre carré à 35 euros le mètre carré = 40,000 euros
De plus, avec les destructions actuelles, le temps de réparation, et selon ce que je pourrai produire/ce que je pourrai abriter dans les temps (la nature ne va pas m’attendre) je perds cette saison
entre 10000 et 35000 euros de CA.
Sans l'entraide qui existe dans ce métier et autour de lui je n’y arriverai pas.
J’ai de la chance et beaucoup de personnes m’ont déjà apporté leur aide et leur soutien, sans elles, sans vous, cette aventure n’aurait pas été aussi belle mais à présent son existence même est mise en danger.
Nous sommes de nombreux agriculteurs et agricultrices dans la même situation, nous avons tous besoin de vous alors merci d’avance du fond du cœur et Karibu (cela veut dire bienvenue en swahili) si vous passez dans le coin.
- Sira et Jean Pierre Petchota apporté son soutien22 days agoMerci infiniment ! Je suis très touchée !21 days ago
- Bon courage à vous Cathy !2 months agoMerci infiniment Cassandra ! Cela fait chaud au cœur ♥️2 months ago
- Camille Buqueta apporté son soutien2 months agoMerciiiiiiiii, cela me touche beaucoup !2 months ago




