
Aujourd’hui, je prends la parole pour mettre en lumière une situation qui demande notre solidarité à tous.
Je suis Quentin Arola, j’ai 37 ans. Modeste combattant professionnel ayant fait mes armes principalement en JJB avant cela, je suis aujourd’hui cofondateur et coach du Tactical Fight Team à Toulouse.
Je m’intéresse au MMA depuis mes 15 ans, suivant comme on pouvait à notre époque, déjà lointaine,
les combats et l’actualité de mon sport préféré. Je parcourais les forums à la recherche de la moindre information. Une autre source d’information à cette époque, c’étaient aussi les magazines (pour les plus jeunes : une sorte de petit livre plastifié), comme Karaté Bushido ou Fight Sport.
C’est dans l’un de ces magazines que j’ai appris pour la première fois l’existence de ce combattant : Johnny Frachey. Dès lors, il est entré dans la liste des combattants que je suivais, aux côtés de Cyril Diabaté, Anthony Réa, les frères Schiavo et Fernandez, Patrick Vallée, et tant d’autres.
Moi, le provincial vivant dans une ville sans véritable club de MMA alors encore interdit, j’admirais tous ces précurseurs qui partaient s’entraîner au Brésil, combattaient dans les pays de l’Est pour une reconnaissance quasi inexistante et des primes dérisoires.
Le temps a fait son œuvre. J’ai eu mon petit parcours, devenant à mon tour responsable de salle et coach. C’est alors que j’ai de nouveau entendu parler de M. Frachey, cette fois en tant que coach. Et quel coach.
D’abord au NR Fight, puis à l’US Métro, et maintenant au District. Il suffit de regarder les classements FMMAF à l’époque où Johnny coachait ces équipes : première place quasiment systématiquement.
Il est aussi un coach dévoué de l’équipe de France, pour rappel, l’encadrement y est effectué à titre bénévole, récoltant année après année toujours plus de médailles.
Ça, c’est pour la partie amateur. Pour la partie professionnelle, il n’est pas en reste puisqu’il est le troisième coach français en nombre de combats coachés à l’UFC.
J’ai appris plus tard l’engagement total de Johnny dans le développement du MMA français. Le système de grades mis en place par la fédération a notamment été un point essentiel dans la légalisation du MMA en France.
Qu’on le connaisse ou non, qu’on l’apprécie ou non car finalement je le connais assez peu personnellement, nous devons tous, passionnés, combattants, médias, coachs ou encadrants, reconnaître le travail immense qu’il a accompli pour notre sport.
J’ai connu plus personnellement Johnny lors des IMMAF Worlds en Géorgie. J’y ai rencontré un homme entier, passionné, drôle et extrêmement compétent. Chaque athlète ayant Johnny dans son coin vous dira que c’est une véritable chance de l’avoir.
Johnny est un gars à l’ancienne. On lui a appris à ne rien montrer ; si vous lui avez demandé dernièrement si ça allait, il a à coup sûr répondu que oui. Contrairement aux idées reçues, avoir des combattants à l’UFC ne veut pas dire qu’un coach roule sur l’or. Johnny vit simplement, en banlieue parisienne, avec sa compagne, ses chiens et ses poules qu’il chérit.
Beaucoup ici sont déjà au courant des événements qui ont conduit à sa situation actuelle. Je ne détaillerai pas cet épisode qui, selon moi, relève surtout d’un contexte où les torts ont été partagés.
Les instances fédérales et ministérielles ont pris leur décision, et Johnny a dû écoper de plusieurs mois de suspension le temps que le dossier soit traité. Il pourra prochainement reprendre son activité, et j’en suis sincèrement soulagé.
Néanmoins, il est resté plusieurs mois sans aucun salaire et en tant qu’auto-entrepreneur, sans droit au chômage.
C’est de là qu’est née l’idée de lui apporter mon soutien.
J’ai donc créé une cagnotte Leetchi où chacun pourra lui apporter un peu de soutien, non seulement moral, mais aussi financier.
Il est de notre responsabilité qu’un coach du calibre de Johnny Frachey sente que le monde du MMA, pour lequel il a tant donné, soit aujourd’hui derrière lui.
J’appelle tous ceux qui l’ont connu, de près ou de loin
combattants, coachs, élèves, médias, spectateurs
à y participer, même symboliquement. Ce sera un message fort de soutien.
Johnny n’est pas au courant de ma démarche, donc je ne connais pas précisément ses besoins. Mais je pense que son inactivité aura duré environ sept mois. Disons que 2 000 € par mois pour un coach de ce calibre, avec son investissement fédéral, me paraît être un minimum.
Je fixe donc l’objectif de cette cagnotte à 14 000 €.
Je compte sur vous tous.
- Germain PeressonSoutien à Johnny de la part d'un fan du sport 😉4 days ago
- Gilles MartinJe ne connais pas "l'homme" juste le référent technique de la FMMAF et tout le travail qui l'a accomplie depuis 2020. Tu as tout mon soutien.6 days ago
- Gabriel LassevaineAucune connaissance de ce monsieur a part depuis ça récente apparition sur les médias sports et sociaux, mais le MMA français a besoin de coach de ce calibre pour progresser et de TOUT le soutien nécessaire pour continuer a faire progresser le sport et les athlètes.6 days ago




