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Justice pour Mathis

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Créée par Anas Amara

pour NkatBayang rita

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Le 5 septembre dernier, Mathis, un jeune garçon noir âgé de 9 ans, a été soumis à un plaquage ventral dans l'enceinte de son établissement scolaire par des policiers de la zone de police de Germinalt, en Belgique.


Après avoir été traité de "sale noir" par un autre élève de son école, Mathis a fait appel au corps éducatif de son école, située à Nalinnes dans le Hainaut, pour qu'il sanctionne de manière intransigeante les propos négrophobes.



Mathis a ensuite été mis à l'écart et contenu par 3 éducateurs pendant que l'autre élève a pu vaquer à ses occupations, suscitant un profond sentiment d'injustice expliquant sa réaction. Refusant d'intervenir en conséquence pour rétablir une situation appropriée, l'école a contacté la police. Par cet appel, l'école a condamné la réaction de Mathis au détriment des propos négrophobes qu'elle s'est refusée de sanctionner.


À aucun moment, le corps enseignant n'a manifesté une compréhension face à l'injustice vécue par Mathis. Après un briefing avec la police, un des policiers présents s'est jeté sur Mathis pour le clouer au sol alors que celui-ci était déjà sous la surveillance d'une policière. Il s'agit clairement d'une agression policière.


Aucun dispositif visant à interpréter la réaction de Mathis à l'aune des propos négrophobes n'a été constitué par l'établissement scolaire. Mathis en plus d'avoir été victime d'un plaquage ventral par un policier, risque des poursuites pour "mise en danger d'un mineur" et "indiscipline". Un procès-verbal circonstancié a été dressé par le préfet de police, relatant les faits de façon à innocenter la responsabilité de l'intervention policière ainsi que celle de l'école.


Cette cagnotte s'inscrit dans le cadre d'une lutte assurée par la famille et ses soutiens. Elle vise à répondre aux enjeux financiers relatifs à ces situations de procédure coûteuses et particulièrement longues pour les familles. Pour que la réparation puisse être faite, il faut ainsi que les familles soient capables de se constituer partie civile et construire le statut de victime qu'il leur est généralement dénié dans ce type d'affaire. En plus de la articipation aux frais juridiques, la cagnotte servira à couvrir tous les frais relatifs aux besoins journaliers de Rita et de Mathis dans leur combat (rembousement des frais de transport, défraiement des psychologues, frais de suivi en tout genre, etc.).


Nous exigeons une extinction immédiate des poursuites encourues tant par Mathis que par sa mère, qui risque des condamnations lourdes pour avoir réagi et dénoncé des propos négrophobes dans l'enceinte de l'école. Nous exigeons qu'UNIA se constitue partie civile dans ce dossier de sorte à interroger la responsabilité de l'école dans la constitution d'un cadre permissif ayant permis la reproduction de la négrophobie. Nous exigeons également des mesures fortes et claires de la part de la ministre de l'enseignement pour lutter contre la permanence du racisme dans les écoles en Belgique et la violence institutionnelle excessive que subissent les enfants afro-descendants dans les établissements scolaires.



https://cite24.com/nalinnes-un-george-floyd-evite-par-lintervention-salvatrice-dune-mere/?fbclid=IwAR1zQgEuZ3HyvW5pxWeoe5Q5eqVooDF0PPwy1lyjjghZJtc1Mgl996-EW2Y

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