CAISSE DE GREVE des Inspect.rice.eur du Elève du Travail
Créée par Mathieu Piotrkowski
pour Les IET 2024 en grève
Mesdames, Messieurs, Collègues,
Les services de l'Inspection du Travail sont depuis plusieurs années en souffrance de sous effectif créant de fait des zones de non droit du travail. A l'heure actuelle, plus de 300 Sections sont encore vacantes. Malgré cela, la DRH s'entête à ne pas vouloir prendre en compte les situations de blocages, ce qui permettrait d'affecter les IET sur des sections vacantes et d'éviter des situations personnelles et familiales dramatiques pour certains IET.
C'est dans les larmes que la promotion IET 2024 écrit ces lignes. Personne n'est sans savoir la violence et l'injustice que représente, depuis des années, le processus des affectations par négociations. Des IET qui luttent, se déchirent, et classent la misère parmi eux à contrecœur car on ne leur a fournit ni le soutien ni les moyens matériels de faire autrement. En cause, l'inaction de la DRH et de l'INTEFP, proposant cette année 180 postes pour 179 IET, ne laissant aucune marge de manœuvre pour les situations difficiles.
Nous avons formulés à de nombreuses reprises et par de nombreux moyens nos revendications qui sont les suivantes :
- Revendication 1 : Propositions de davantage de postes en section dans les zones bloquantes aux IET. Les zones identifiées sont l’Ile de France; Auvergne-Rhône-Alpes ; Bourgogne et Hauts de France et ont déjà fait l’objet d’une intervention lors du CSAM du 7 novembre.
- Revendication 2 : Intervention de la DRH afin de traiter les situations individuelles qui seront remontées lors des négociations en prenant en compte les charges de famille, parents isolés, proches aidants, personnes en situation de handicap, frein à la mobilité en raison de l’état de santé, en accord avec le code de la fonction publique.
- Revendication 3 : Propositions de postes hors section aux IET avec des charges de famille, parents isolés, ou en situation de handicap, qui en font la demande.
- Revendication 4 : Intervention de la DRH auprès des DDETS d’accueil dans les situations de blocages pouvant être solutionnées par des aménagements de poste (télétravail ponctuel, accès à la médecine de prévention…).
- Revendication 5 : Si aucune des solutions précédentes n’a pu être appliquée, permettre aux IET de démissionner sans avoir à rembourser les traitements perçus.
- Revendication 6 : Mise en place d’une concertation avec les Organisations Syndicales pour modifier le décret pour qu’il prenne en compte les lieux de résidence, situations de santé, situations de famille, en conformité avec les principes entérinés par le code de la fonction publique et les objectifs d’inclusivité affichés par la DRH.
Nous savons nos revendications réalistes et raisonnables, construites sur ce que les promotions précédentes d’IET ont obtenu, et nous considérons qu’il s’agit du minimum pour que les affectations de nos collègues soient suffisamment satisfaisantes pour en assurer la pérennité.
Chaque promotion d’IET essaie de répondre au mieux aux exigences des négociations en s’appuyant sur ce que les promotions précédentes ont laissé, avec pour seule variable d’ajustement la flexibilité que l’administration accepte de lui donner, alors que c’est à elle d’assurer la création d’un cadre de formation et d’affectation sain et serein.
Malgré nos demandes répétées, nous n'avons cessé d'essuyer des refus, quand ce n'est pas une ignorance totale.
Devant l’absence de solutions proposées par la Direction, un premier mouvement de grève a eu lieu mardi 19 novembre par les IET.
En réponse, le mardi 19 au soir, la DRH a accepté d’ouvrir trois postes : six de moins que notre demande, et aucun en Ile de France et en région lyonnaise, zones les plus en tensions dans ces négociations. Ce premier geste prouve une ouverture bienvenue de la DRH, mais ne règle pas les situations les plus tendues annoncées depuis trois semaines. Cette proposition n’offre que 1,6% de flexibilité aux IET sur la liste de postes.
Face à ce mépris, les IET se sont de nouveau mobilisés sur une seconde journée de grève le 21 novembre.
Nous le savons toutes et tous, nombreux collègues hésitent à rejoindre la grève pour des raisons financières et l'impact que la perte de jours de salaires engendrerait sur leurs conditions de vie. Ces journées de mobilisations, reconductibles (notamment sur la périodes des examens du mois de décembre) ne sont possibles qu'avec le soutien de celles et ceux qui le peuvent.
Pour ces raisons, nous en appelons à votre solidarité financière afin de soutenir notre action en donnant à la caisse de grève suivante :
Les IET 2024 mobilisés,
L’intersyndicale IET Sud-CGT