
Soutien aux frais d'avocat - Justice pour Mélanie
Created by Claire Martinez
for Mélanie
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En janvier 2026, au terme d'une plainte pour vi*ol, la personne que je mettais en cause a été acquittée. Depuis, ma vie s'est écroulée. Ma plainte évoquait de la manipulation, des menaces, de la soumission chimique et de l’abus de faiblesse. Depuis ce verdict, je vis tous les jours dans l’incompréhension, face à un procès que je ne considère pas comme avoir été neutre et qui a poussé le jury à douter.
Alors pourquoi ce doute ?
Une instruction qui a duré 7 ans, une enquête incomplète, et puis ce procès où soudainement je n’ai plus l’impression d’être la victime, mais subitement l’accusée. J’avais le sentiment que le procès n’était plus dirigé contre lui, sinon contre moi, tous mes actes ont été scrutés, questionnés et remis en cause.
Pendant deux heures et demie, j’ai dû subir un interrogatoire debout, sans pause, sans même un verre d’eau, sans répit et systématiquement coupée lorsque je déroulais mes pensées. Je l’ai vécu comme un acharnement à disséquer mon comportement, comme si l’emprise évoquée durant l’instruction n’existait pas, comme si le contexte, notamment l’époque où je sortais tout juste du coma après avoir failli mourir lors d’une tentative de suicide n’était pas documenté par des preuves médicales.
À l’inverse, lui n’a été interrogé qu’une petite heure. Ses réponses se limitaient à des silences et à des «je ne sais plus». Soudainement, toute insistance pour faire émerger la vérité semblait avoir disparu. Et à la fin, je ne retrouve plus mon histoire, une seule scène parmi tant d’autres est réellement questionnée. Malgré tout, le procureur, lui, a requis cinq ans de prison pour vi*ol sous contrainte morale, et cette information, gardez-la en tête, car l’histoire ne se termine pas ici.
La violence a continué après le procès. Trois semaines plus tard, cet individu me recontacte et cherche à me revoir. Il explique alors que le verdict (celui du jury qui l’a acquitté) ne l’avait rendu tout sauf heureux. Et son dernier message est, selon moi, le reflet d’une justice qui a failli. Il y exprime que le réquisitoire du procureur était "parfait". Il n’allait pas en prison, car nous savions que la peine serait aménagée au bracelet électronique, et je crois comprendre alors qu’il comptait sur son assurance pour payer les dommages et intérêts. Un scénario qu’il qualifie de "juste", et qu’il décrit comme ce qu’il voulait. Un message que je trouve difficilement compatible avec une personne qui niait les faits:
« Le verdict du procureur était parfait, j'allais pas en zonzon, tu avais un chèque par mon assurance multirisque habitation, et c’était juste, c'est ce que je voulais, c'est pour ça qu'à la fin j'ai fait aucune déclaration alors que j’avais 10 000 choses à dire. »
Aujourd'hui, ses messages me glacent encore le sang. La peur est revenue car je ne sais pas où s’arrêtent ses limites. Les éléments de cette affaire continuent de me hanter et je me limite justement dans ce post car je ne me sens pas protégée, mais l’ai déjà vraiment été? Cependant, je refuse aujourd’hui de continuer à me taire et à me terrer dans la peur.
Aujourd’hui, je ne peux plus agir pour obtenir sa condamnation. En revanche, je peux encore agir afin de faire reconnaître les défaillances de la justice. C’est pourquoi je souhaite engager une procédure appropriée devant le tribunal judiciaire français dans le cadre d’une action en responsabilité de l’État.
Pour précision, les conditions n’ont malheureusement pas été réunies pour engager une procédure devant la Cour européenne des droits de l’homme, afin de faire examiner la responsabilité de l’État français au regard de la protection de mes droits fondamentaux. N’ayant pas été informée, dans les délais des recours possibles, je ne suis aujourd’hui plus en mesure de les exercer pour saisir une telle juridiction.
Mais pour rappel, la CEDH est une juridiction qui peut condamner un État lorsque celui-ci n’a pas respecté les droits fondamentaux protégés par la Convention européenne des droits de l’homme. La France a déjà été condamnée deux fois en 2025 pour des cas de vi*ol. Dans l’une de ses décisions, la CEDH a souligné que « le consentement doit traduire la libre volonté d’avoir une relation sexuelle déterminée, au moment où elle intervient et en tenant compte de ses circonstances ». Cette décision vient de nouveau appuyer les défaillances de la France sur les notions de consentement libre et éclairé malgré l’inscription du terme dans sa Constitution.
Mon objectif serait ainsi de dénoncer les manquements dans la conduite de la procédure, notamment sa durée, ainsi que les lacunes de l’enquête.
Aujourd'hui je souhaite me battre, et faire entendre ma voix. C'est pourquoi j'ouvre une cagnotte afin de pouvoir financer un.e avocat.e. qui pourra m’accompagner dans cette procédure.
Je suis actuellement étudiante aux États-Unis avec une bourse sportive, qui couvre mes études et mes besoins essentiels, mais ne me permet pas de financer une telle procédure dans son entièreté.
Si vous souhaitez m’aider, vous pouvez partager ce message ou contribuer à la cagnotte.
Chaque soutient compte.
Mel
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In January 2026, at the end of a trial for r@pe, the person I reported was acquitted. Since then, my life has turned for the worse. My complaint involved manipulation, threats, chemical submission, and abuse of vulnerability. Since the verdict, I have been left in disbelief, feeling that the trial was not fair, which led the jury to doubt.
So why was there doubt? An investigation that lasted 7 years, an incomplete inquiry, and then this trial, where suddenly I no longer felt like the victim, but rather like the accused. I had the feeling that the trial was no longer directed against him, but instead against me: all my actions were scrutinized, questioned, and challenged. For two and a half hours, I had to endure an interrogation while standing, without a break, without even a glass of water, without relief, and interrupted whenever I tried to develop my thoughts.
I experienced it as a constant effort to analyze my behavior, as if the coercive control mentioned during the investigation did not exist, and as if the context, particularly the time when I had just come out of a coma after nearly dying from a su!c!de attempt, was not supported by medical evidence.
In contrast, he was only questioned for about an hour. His answers were limited to silence and “I don’t remember.” Suddenly, any effort to uncover the truth seemed to have disappeared. In the end, I no longer recognized my story; only one scene among many was truly examined. Despite this, the prosecutor still requested a five-year prison sentence for r@pe under moral coercion. I want you to keep this in mind, because the story does not end here.
The violence continued after the trial. Three weeks later, this individual contacted me again and tried to see me. He then explained that the verdict (the jury’s acquittal) did not make him happy at all.
And his last message, in my view, reflects a justice system that failed. In it, he states that the prosecutor’s recommendation was “perfect.” He would not go to prison because we knew the sentence would likely be adjusted to an ankle monitor, and I also understand that he was counting on his insurance to pay damages. He described this outcome as “fair” and as what he wanted. I find this message difficult to understand, coming from someone who previously denied the facts:
“The prosecutor’s verdict was perfect, I wouldn’t go to jail, you would get a check from my home insurance, and it was fair, that’s what I wanted, that’s why in the end I made no statement even though I had 10,000 things to say.” (his last message)
Today, this message makes me feel unsafe. I am afraid because I do not know where his limits are. The elements of this case continue to haunt me, and I am limiting myself in this post because I do not feel protected, but have I ever been? However, I refuse today to continue remaining silent and living in fear. That is why I intend to hold the French State accountable for the failings of the justice system in this case, which have led to further trauma.
For clarification, the conditions were unfortunately not met to initiate proceedings before the European Court of Human Rights to examine the responsibility of the French State regarding the protection of my fundamental rights. Having not been informed, within the required time limits, of the available legal remedies, I am no longer able to pursue them in order to bring the case before that court.
As a reminder, the ECHR is a court that can condemn a State when it has failed to respect the fundamental rights protected by the European Convention on Human Rights. France was condemned twice in 2025 in r@pe cases. In one of its decisions, the ECHR emphasized that “consent must reflect the free will to engage in a specific sexual act, at the moment it occurs and taking into account its circumstances.” This decision once again highlights France’s shortcomings regarding the notion of free and informed consent, despite the term being included in its Constitution.
My goal is therefore to denounce the failings in the conduct of the proceedings, particularly their duration, as well as the shortcomings in the investigation.
Today, I want to fight and make my voice heard. That is why I am opening a fundraiser to help finance a lawyer who can support me in this process.
I am currently a student in the United States on a sports scholarship, which covers my studies and essential needs but does not allow me to fund such legal proceedings in full.
If you want to help, you can share this message or contribute to the fundraiser. Every bit of support matters.
Mel
- Audrey COURCELAUDJ espère que votre courage et ténacité permettront à la justice européenne de vous écoutez pour ouvrir la voie de la réparation.25 days ago
- Guillaume ChambonCourage à toi Mélanie pour ce combat! Vraiment de tout cœur avec toi ♥️2 months ago
- Kentaro OnishiLove you Mel❤️2 months ago