Aidez une SDF à survivre... Et vivre de ses mots
Created by Lucie Vandecandelaere
for Vandecandelaere Lucie
Êtes vous déjà passé à côté de personnes qui font la manche dans la rue ?
Avez-vous déjà détourné vos yeux d’elles ?
Les avez-vous déjà ignorées?
Peut-être, pour éviter de culpabiliser d’avoir une meilleure vie qu’elles,
Ou peut-être parce que vous en aviez marre de vous faire taxer.
Ne vous en faites pas, la plupart des gens font ça.
Un grand “MERCI” à celles et ceux qui s’arrêteront ICI et qui liront ces quelques lignes :
Je m’appelle Lucie Vandecandelaère et je suis SDF.
J’ai tout de même une voiture, “un semblant de toit”
“Toujours mieux que rien”, me direz-vous…
Mais savez-vous à quel point il est difficile de vivre dans un objet aussi spartiate que
pratique ?
Mon dos me fait souffrir car je dors pliée en deux tous les soirs.
Mon muscle fessier m’a l’air froissé, à force d’être compressé..
Et surtout, je suis soumise à la chaleur infernale de l’extérieur.
Je n’ai pas la possibilité de me rafraîchir sous une douche,
De me faire de bons petits plats dans une cuisine,
Ou d’écrire sur un bureau.
Je pourrais faire la manche, mais je préfère vivre de mes mots.
J’ai d’ailleurs écrit un livre, Omertà, dans lequel j’y dévoile ma triste histoire : livre Omertà.
Celle qui pourrait être l’histoire de tant d’autres enfants Français.
Et dont on entend pas parler aux infos...
Eh oui...
Ils ne sont pas morts sous les coups de leurs parents,
Ils survivent, souvent en silence, parfois honteux d’être nés en enfer,
Avec leurs blessures pour seules amies.
Une histoire aussi moche, on n’a pas envie d’y croire et ça n’attire pas beaucoup de
joie.
Perso, j’ai choisi la colère, je me débats dans cette vie, mais je suis vivante.
Alors je crie, je hurle sur les réseaux mon dégoût d’avoir été victime de ce genre de
famille,
Et l’inaction de l’Etat que je considère comme complice de ce que j’ai vécu.
Certains diront que je suis trop en colère et que l’on attire ce que l’on est…
Moi je réponds que c’est juste difficile de s’imaginer ce que c’est que :
- D’être née dans une famille criminelle envers ses enfants
- D’avoir dû fuir pour survivre, quitte à finir dans la rue.
- D’avoir encore des frères en souffrance dans cette famille.
- Et de ne pas savoir quoi faire pour les aider sans argent et sans domicile.
Difficile de s’imaginer ça, n’est-ce pas ?
J’ai essayé d’aller voir la police : elle a inversé les rôles.
J’ai essayé d’aller voir un avocat : il n’a pas voulu me défendre car je n’ai pas
d’argent.
Aujourd’hui je sais juste une chose :
Que l’argent permet de dormir paisiblement avec un toit au dessus de la tête.
Qu’il permet de manger à sa faim et de se mettre en sécurité.
Vous savez bien comment la politique de ce pays fonctionne :
Elle approuve les criminels et écrase le petit peuple qui essaie de survivre.
Elle ne considère les SDF que lorsqu’elle veut les virer de lieux trop biens pour eux.
J’ai travaillé dur, et j’ai constaté toujours autant de précarité.
C’est suite à vos recommandations sur les réseaux que je me suis lancée…
Je me suis dit “pourquoi pas” !
Il y en a bien qui créent des cagnottes pour moins que ça.
Aujourd”hui, j’ai envie d’espérer,
De croire en une humanité qui m’a bien trop souvent malmenée.
Alors n'hésitez pas à m’aider, ne serait ce qu’un peu, chaque euro compte.
En contribuant à cette cagnotte
- Vous aiderez quelqu’un à la rue.
- Vous soutiendrez mon travail d’écriture.
- Vous me permettrez, peut-être, de partir d’un pays qui m’a tant laissée tomber.
-Et surtout, vous rapprocherez mes frères aussi de leur libération des enfers que sont nos vies.
Montrez-moi, s’il-vous-plaît, que l'entraide existe encore.
Merci.
Lucie.
- Pour financer une petite excursion au Brésil.9 months ago(edited)
- Merci pour tes projets à venir.9 months ago
- C'est pour l'imprévu de la dent. Vu la douleur et malheureusement les coûts que ça engendrent...9 months ago