L’APPEL DU CŒUR
A Casa Mea
Un simple Cabanon, une famille et l’espoir …
Casa Mea, a une histoire … Ce petit Cabanon au sein d’une belle calanque marseillaise, bercée par des chants de cigales, au milieu des pins.
Bijou de mes grands-parents, havre de paix de leurs enfants, petits-enfants et leurs arrières
!
Plusieurs générations, petites tribus jouant pieds nus sur une terrasse craquelée au-dessous des vignes, dans des bras aimants et réconfortants …
Casa Mea c’est la Calanque de la Vesse, plages aux reflets turquoise et aux poissons argent.
Casa Mea c’est le parfum du thym, du romarin, de la pluie en été ou des chaudes journées ensoleillées.
C’est la cloche du portail, c’est le bruit du train sur les rails, c’est la sieste obligatoire avant les fêtes du soir
!
Casa Mea c’est la première croix posée en haut de la colline … Par la douce main de nos aïeux, fiers, des étoiles pleins les yeux.
Casa Mea, c’est l’amour de deux personnes, Ange et Riri, deux êtres éternels, qui autours des années 60 ont construit ce refuge familial, de leurs propres mains, posant la première pierre, avec leurs petits moyens.
Un seul but, réunir petits et grands dans l’amour tout simplement.
Nous avons tous été élevés dans ce petit Cabanon, histoires contées de notre Pépé sur des mémoires passées, oubliant les guerres et chantant des comptines dans les bras d’une Mamie câline …
Amour inconditionnel et merveilles, errants à présent dans nos pensées, qui perdurent à travers le temps dans nos cœurs d’enfant.
Chaque année, des mois à se languir de ces simples et petits plaisirs, tellement hâte et pressés de revenir
!
Baignades, pêches, cane et moulinet ou à la palangrotte avec Pépé sur un rocher …
Casa Mea, c’était aussi d’innombrables parties de cartes animées durant ces longues soirées d’été.
Au Cabanon, c’était la hâte de la pitz à la scarole, des sandwichs à la tomate, sardines pimentées, les moules farcies ou les cocas de mamie … Et la soupe au Pistou
! Tout cela, avec vos petits sous …
Sans oublier en fin de journée, le Pacific de pépé, et les douches fraîches au jet au milieu des figuiers
! Rien de luxueux, mais ces moments étaient la prunelle de nos yeux. Comment oublier …
Comment oublier le cafouch … Ou plutôt l’atelier et ses trésors cachés … Tout était rafistolé.
Nous étions tous réunis ici, en été, en automne, durant les fêtes ou mois de mai.
Le Cabanon, c’était des promenades en fin de matinées, trouvant pièces et billets jetés volontairement à nos pieds, au milieu de mûres ou d’escargots, de coquelicots ou de pensées colorées.
C’était aussi les bains du matin et de longues soirées sur une chaise longue, contemplant dans leurs bras, le ciel et les étoiles éparses ... Petits-enfants et arrières, vivant ces mêmes moments, tous à un âge différent.
C’était des nuits entières, passées, sur un vieux fauteuil en cuir effiloché,
à refaire le monde …
Tant de conversations ancrées dans ma mémoire profonde, à tes côtés Pépé, plus qu’un grand père, un Père, un allié.
Casa Mea, c’était une seule image, deux silhouettes, avec tabliers ou bérets, inondant nos jours et nos nuits, d’amour infini.
La richesse de notre Cabanon, c’était des rires d’enfants, d’accent chantant et de tendres moments.
On parlait fort, avec les mains et c’était … Tellement bien
!
Toujours de la place pour tous, peu importe le nombre. La Famiglia …
Casa Mea, c’était la Famille, les grandes tablées et mes Grands Parents les piliers.
J’entends encore résonner là-bas, cette voix maternelle à l’heure du repas, nommant chacun d’entre nous, mettant tout ce petit monde au garde à vous.
A ma Vesse, je vois encore mon grand-père, dans le noir qui nous attendait, lampe et montre à côté, comptant les minutes ou les heures de nos soirées d’été
! C’était cela Casa Mea et tout le monde nous enviait ça.
Comment oublier la patience de Mamie, ma douce et tendre, ma chérie … Celle qui veille à présent, toujours comme avant, sur tous ses enfants. Ma conteuse, tu étais belle ma Mamie, protectrice de ma vie, tu étais ma reine, ma gardienne, celle de mon enfant aussi. Vous manquez tellement mes chers parents, vous manquez à nos vies et votre amour aussi
!
Aujourd’hui encore, quand je ferme les yeux et dans mes plus beaux rêves, je vois vos visages, votre sourire et je ressens ce bonheur d’antan, je sens ce parfum unique et particulier de ma «
Vesse
», ce parfum enivrant, sa chaleur, son amour et son soleil, cette paix intérieure que je retrouve sans cesse, seulement et uniquement chez moi, à ma Vesse …
J’entends le bruit des vagues, des pierres et des ricochets et je ressens le goût de l’eau salée.
Trop salée m’a-t-on dit, pourtant parfaite à mes yeux, honorant des moments heureux …
Casa Mea, c’était aussi un combat, où chaque été nous surveillions de prêt, pins et feux de forêt.
Plusieurs fois, le Cabanon encerclé, pris dans les flammes de chaque côté, nous rappelait que rien n’est jamais acquis, ainsi va la vie … Vous l’avez sauvé de justesse, plus d’une fois, au péril de vos vies, pour préserver ce lieu que vous chérissiez. Quelle admiration nous avions …
Et quelle fierté d’être à vos côtés
! Vous nos précieux tant aimés …
Malgré cette force qui nous unissait et tout notre amour, ce joyeux Cabanon nous l’avons pourtant perdu, il y a quelques années. En difficulté financière, nos parents s’en sont séparés.
Vendre par obligation est toujours une grande peine pour un enfant, mais pour les petits enfants, spectateurs de cette chute, impuissants face à ces choix d’adultes, c’est l’enfer qui s’est révélé.
Un véritable déchirement dans nos cœurs innocents.
La perte de notre Pépé puis de notre Mamie, parents à tous, font partie des blessures dont on ne se remet pas, inéluctables me direz-vous mais malgré les années, cette douleur ne nous a jamais quitté.
La perte du Cabanon, nous l’avons vécue comme un nouvel abandon, une culpabilité envers ceux que l’on a tant aimé, portée comme un fardeau chaque jour, chacun notre tour …
Casa Mea c’était chez nous, aujourd’hui ce n’est plus à nous.
Ce refuge construit pour nous enfant, parti dans des dettes, détruisant tant d’effort il faut bien l’admettre.
De nouvelles blessures, réveillant ce qui fait mal, tel un mistral emportant le passé et cet héritage que l’on nous avait précieusement laissé.
Depuis des années, nous, petits-enfants et arrières, pleurons notre cher Cabanon.
Récemment, ma fille le voit dans un rêve. Celle-ci me dit Maman, j’ai rêvé que nous rachetions Casa Mea. J’ai souri avec nostalgie, repensant à mes grands-parents, mais maman solo, pour moi ce serait hors de prix
! Et un rêve, aussi beau soit-il, reste un rêve …
Aujourd’hui, contre toute attente, ce trésor familial est de nouveau en vente.
Je découvre en annonce mon précieux Cabanon, conservé dans le plus grand respect de ce lieu chargé d’histoires passées … L’ancien propriétaire a tenu sa promesse, il devait rénover sans dénaturer, c’est ce qu’il a fait.
Sur le coup de l’émotion, je ne peux m’empêcher de chercher une solution. Après tout c’est peut-être un signe
! Jusqu’à ce que le prix me résigne …
Le prix de vente est fixé à 580
000 €
Nous sommes réalistes … Même en cumulant nos revenus à tous, nous ne parviendrons pas à réunir une telle somme, ni même l’apport nécessaire pour obtenir un prêt. Doit-on laissé tomber
?
Dans l’absolu, cette occasion ne se représentera peut-être plus, doit-on laisser cette chance passée et accepter la dure réalité
?
Je refuse d’abandonner ce rêve, ce petit bout de lumière c’est la réponse à toutes nos prières …
Aujourd’hui, nous faisons appel à votre soutien, votre bienveillance et votre générosité.
Pour certains, cette histoire sera banale, ordinaire et ne provoquera aucun sentiment voir de l’indifférence.
Certains diront aussi, qu’il y a des évènements bien plus graves dans une vie et je serai bien d’accord avec eux, mais lorsque cela touche à l’amour, peu importe la gravité, quand ça fait mal, ça fait mal vous savez …
Cette histoire de vie sera peut-être jugée ridicule ou avec un sentiment de caprice enfantin ...
Pourtant en tout honnêteté, nous souhaitons juste retrouver notre chemin.
Pour d’autres, elle appartiendra au passé, et on nous criera d’aller de l’avant
tant qu’il est encore temps !
Je peux vous assurez que nous nous sommes battus, essayant d’avancer et faire face, le plus dur étant de jamais se sentir à sa place ...
Pour d’autres, notre histoire aura de la valeur et touchera un cœur.
Elle réveillera peut-être des sentiments enfouis, proposant une aide inouïe …
Sachez que toute main tendue sera bienvenue
!
Parce que Casa Mea a compté, parce que ce Cabanon ce n’est pas un simple Cabanon, il est enraciné en nous, au plus profond de notre âme, parce qu’il mérite aussi de retrouver sa famille … Parce qu’il nous manque et que je sais que nous lui manquons aussi …
Et parce que cette histoire a créé un lien à travers le temps, accordez-lui je vous en prie, juste un moment ...
Casa Mea possède notre cœur à jamais, aidez-nous à le récupérer …
Comme disait George Sand
:
« Il n'est qu'un bonheur au monde, c'est l’amour ; tout le reste n'est rien. »
Et de l’amour à Casa Mea il y en a tellement eu …
!
Avec tout notre espoir, Famille MANFREDI