Aidez-moi à reconstruire un avenir stable !
Created by Aurélie Desmas
for Aurélie Desmas
Chères amies, famille, et toutes les personnes qui prendront le temps de lire ce message,
Je me permets aujourd’hui de solliciter votre aide car je traverse une période extrêmement difficile.
En janvier 2024, j’ai subi une opération de l’épaule. Dans le cadre d’un parcours classique après cette opération, une reprise du travail était prévue environ trois mois plus tard. Cependant, quinze jours avant cette reprise, lors d’un rendez-vous avec mon chirurgien, celui-ci a constaté une régression de mon épaule alors que l’évolution avait été jusque-là positive avec la kinésithérapie. Mes douleurs s’aggravaient au lieu de s’améliorer.
À la suite de ce rendez-vous, j’ai traversé une période très difficile d’environ un mois, avec des douleurs qui se sont généralisées dans tout mon corps, une grande détresse émotionnelle et un effondrement psychologique. Cette période loin de mon travail m’a également permis de prendre conscience de la situation professionnelle dans laquelle j’étais depuis plusieurs années : une surcharge importante, des départs non remplacés, une accumulation de tâches supplémentaires et des alertes auprès de ma hiérarchie qui n’ont pas permis de mettre en place un poste adapté. C’est dans ce contexte qu’un burn-out a été diagnostiqué.
J’ai alors commencé un parcours médical lourd afin de comprendre l’origine de ces douleurs. Les premiers examens réalisés avec mon médecin traitant puis une rhumatologue ont révélé une arthrose généralisée dans de nombreuses articulations. Un diagnostic de polyarthrose a été posé, mais cela n’expliquait pas l’ensemble de mes symptômes. J’ai ensuite été hospitalisée en journée pour un bilan complet et de nombreux examens, qui ont permis de poser le diagnostic de fibromyalgie en novembre 2024.
En parallèle de ce parcours médical, j’ai vécu depuis 15 ans un quotidien angoissant et stressant lié à des violences conjugales psychologiques et émotionnelles. Mon fils a également été victime de cette situation depuis son enfance, dès ses 5 ans.
Ce contexte familial difficile, présent au quotidien pendant cette période, n’a pas favorisé l’apaisement de mes douleurs et de mes poussées de fibromyalgie. Les mois où nous nous sommes retrouvés tous les deux à la maison, avec cette ambiance permanente de stress et d’angoisse, ont été particulièrement difficiles à vivre. Aujourd’hui, je comprends davantage l’impact que cette situation a pu avoir sur mon état général, même si je ne peux pas dire depuis combien de temps cette maladie était présente en moi.
En janvier de cette année, j’ai déposé plainte pour ces faits, et vendredi dernier, le 12 juin, le procès s’est tenu au tribunal de Versailles.
Depuis tout ce parcours, je me retrouve seule avec mon fils et je peine à couvrir les besoins du quotidien, car je règle seule l’ensemble des charges incompressibles de la vie courante : factures, courses, essence, assurances, frais liés au domicile…
J’ai déposé une demande de logement social, mais malgré mon inscription et mon dossier prioritaire via le parcours proposé sur le site Mon Logement Social, je n’ai toujours pas trouvé de solution. J’ai également essayé d’élargir mes recherches en envoyant des demandes directement auprès de 14 mairies. Malgré mes démarches, je n’ai pas obtenu de solution : certaines m’ont indiqué ne plus avoir de logements sociaux disponibles, d’autres qu’elles n’avaient pas de logements en dehors du dispositif déjà existant.
J’ai même rencontré certaines mairies directement afin d’expliquer ma situation, mais malheureusement cela n’a pas permis de débloquer une solution à ce jour. Je ne peux pas non plus étendre ma recherche sans limite, car avec mon état de santé, il est important pour moi de rester dans un secteur où je peux être entourée et où je connais des personnes susceptibles de m’aider en cas de besoin.
La maison est aujourd’hui en vente, et je crains qu’elle soit vendue avant que je puisse trouver une solution pour racheter la part de mon ex-conjoint.
Le tribunal lui a imposé de me verser 1 500 euros de dommages et intérêts. Cette somme, même si elle représente une reconnaissance, reste très faible au regard de la situation et ne me permettra pas de rebondir financièrement : elle correspond à environ une année de suivi psychologique, dont j’ai aujourd’hui besoin pour tenir. De plus, je ne sais pas quand je pourrai réellement percevoir cette somme, puisqu’il est lui aussi en arrêt de travail et que sa situation financière ne garantit pas un versement rapide.
Je suis encore aujourd’hui en arrêt de travail. La Sécurité sociale devrait pouvoir me prendre en charge au plus tard jusqu’en juillet 2027. À l’issue, la médecine du travail m’a indiqué qu’une inaptitude était malheureusement très probable, ce qui pourrait m’amener ensuite vers une situation de chômage.
Si je parviens à racheter la maison, cela me permettrait de conserver un cadre stable et adapté à ma situation. Mon fils travaille actuellement seulement 20 heures par semaine, avec un salaire limité, et son dossier n’est pas suffisant pour envisager facilement une location classique. Il pourrait néanmoins participer en prenant en charge un loyer pour sa chambre, ce qui me permettrait d’alléger une partie du crédit tout en lui laissant un cadre stable.
De mon côté, lorsque je pourrai reprendre une activité, j’avais initialement comme projet de prendre un cabinet en ville avec un loyer d’environ 400 euros par mois. La maison dispose d’une pièce au rez-de-chaussée qui pourrait être transformée en cabinet. Je pourrais alors louer cette pièce à mon entreprise, ce qui permettrait également de financer une partie du crédit et de réduire le montant restant réellement à ma charge.
Cette maison, c’est mon bébé. Nous l’avons fait construire il y a sept ans. C’était le projet d’une vie : devenir propriétaire, construire notre foyer, avoir un endroit qui nous ressemble. J’y ai mis énormément de cœur.
Aujourd’hui, l’idée de tout perdre à cause de cette situation est extrêmement difficile à vivre. J’ai le sentiment d’une double peine : mon ex-conjoint pourrait repartir avec une partie de son héritage et reconstruire plus facilement, alors que moi, après la vente de la maison, je risque de me retrouver sans véritable solution pour repartir.
J’aime cette maison. Je m’y projette avec mon fils, je m’y vois reconstruire ma vie, y travailler, et elle correspond aussi à mes besoins liés à ma santé : elle me permet notamment d’avoir un espace de vie au rez-de-chaussée lorsque mes douleurs m’empêchent de faire certaines choses.
Chaque aide, chaque soutien, même petit, représente aujourd’hui une vraie possibilité pour moi de ne pas tout perdre et de pouvoir reconstruire un avenir plus stable.
Merci sincèrement à toutes les personnes qui prendront le temps de me lire, de partager cette cagnotte ou de m’apporter leur soutien.