Fausse couche au travail - Appel à solidarité financière pour payer les frais de justice

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Créée par Francois vignal

pour Ayele Ajavon

Description

Fausse couche au travail

Appel à solidarité financière pour payer les frais de justice

C’est avec surprise et colère qu’Ayele Ajavon et ses soutiens ont pris connaissance de la décision de la Cour d'appel de Paris, qui lui a été notifiée le 27 avril par huissier de justice.

En 2016, Ayele Ajavon était caissière au supermarché O’Marché Frais à La Courneuve. En juin, enceinte de 5 mois, elle a rompu la poche des eaux sur son lieu de travail et a perdu son enfant. En octobre, un mois et un jour après son retour au travail, elle a été convoquée à un entretien préalable à licenciement, puis a été licenciée sous prétexte d'erreurs de caisse.S’en est suivi un long parcours administratif et judiciaire. Son employeur a mal déclaré son accident du travail, ce qui a bloqué ses droits de longs mois. Ce n'est qu’en septembre 2017, que le médecin expert de la Sécurité sociale a définitivement établi le lien de causalité entre son accident de travail et sa fausse couche.Mais ce n’était que le début d’une procédure qui dure depuis 5 ans pour demander l'annulation de son licenciement et la condamnation de son employeur pour manquement à son obligation de sécurité.

Or, au bout de 5 ans, la Cour d'appel déboute Ayele de toutes ses demandes. Pire, elle la condamne à verser 500€ à l’employeur responsable de la perte de son enfant.

Nous sommes en colère : la Cour d'appel n'a repris que la plaidoirie de l'employeur. Elle ne cite même pas le courrier du médecin expert de la Sécurité sociale. A se demander si les juges ont pris le temps de le lire.Ayele envisage de se pourvoir en cassation. Mais elle ne peut le faire que si elle paye les 500€ d'article 700. Sa situation financière ne lui permet pas de faire face à une telle dépense. C’est pourquoi nous lançons une collecte pour qu’elle puisse aller au bout de sa démarche.

Femmes Solidaires soutient Ayele Ajavon dans son recours pour une reconnaissance judiciaire de ses droits.

Photo : Lahcène Abib pour : Article de l'Humanité du 28/10/2016 « Merci, Ayele, d’oser face à O’Marché frais »

Créée le 13 mai 2022 · Entraide
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