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TOLKIEN THERAPY

TOLKIEN THERAPY

Bienvenue sur cette cagnotte !Ici vous pouvez directement et en un clic, participer à cette cagnotte.* Chacun participe du montant qu'il souhaite.* Tous les paiements sont sécurisés.Merci à tous ! TOLKIEN THERAPY "Ça vous arrive de ne pas être bien dans votre vie ?" " Ben oui, comme tout le monde ! Quelle question idiote !" "Vous avez déjà entendu quelqu'un dire qu'il allait tout plaquer, changer de vie et se tirer au bout du monde ?" "Maintes fois ! Mais souvent je l'ai recroisé sirotant son latte à la brasserie du coin...!" Le stress qui ne te lâche pas, la panique dès qu'il faut prendre une décision, des crises d’angoisse à propos de tout et de rien, un manque cruel de confiance qui agace ton entourage, le rejet total d'un schéma de vie annoncé du type "métro, boulot, dodo", l'absence de perspectives d'avenir, le glissement progressif, dangereux vers la dépression, l'éloignement des autres, les traumatismes psychologiques qui s'accumulent, la peur du vide existentiel, des tunnels sans fin qui s'ouvrent à toi, plus rien de beau, plus de rires, d'envies, de relâchement, d'extase, de plaisir, de douceur. Plus de projets, plus de rêves... la page grise, quoi ! Un immense sentiment de sidération. OK, vous connaissez. C'est banal. Dubito ergo sum ! Chaque être humain ou presque ressent ça dans sa vie au moins une fois, d'une intensité plus ou moins violente. Du coup de mou passager au décrochage ultime. "Arrête de nous faire chialer, il y a des trucs plus graves dans la vie ! La faim dans le monde et Greta qui ne trouve pas de voilier pour rentrer sans carbone !!! " Ok, mais c'est grave dans MA vie ! Vous avez tout lu à ce sujet (fictions, témoignages, autobiographies...). Vous avez vu cent films où ça lâche violemment la rampe. Vous avez tourné souvent le bouton (c'est marrant cette expression, à l'heure de la télécommande !) lors d'une émission de téléréalité insupportable où des plus nuls que vous se répandent dans des canapés, face à un public béat, titillés par la présentatrice en mal de pathos, qui cherche à faire perler la larme de la ménagère de 50 ans, scotché devant son écran (ça aussi c'est marrant, on vante les vertus de la communication totale, universelle, deux points zéro et on est derrière ou devant son écran ?!! Un écran c'est un mur, non ? C’est fait pour masquer). Mais il n'empêche, je voudrais quand même vous parler un peu de moi et vous dire pourquoi on est là. Ces états que j'ai décrits plus haut, je les ai enchaînés et n'ai rien vu venir, au début. Tout à commencé par une immense remise en question suite à plusieurs facteurs : -relation sentimentale compliquée  : "qu'est ce qu'il veut à la fin ? Et moi, c'est ça que je veux vivre avec lui ?" - insatisfaction dans le déroulement des études  : "qu'est ce que je fais là ? Quel sens a  tout ceci ? Est ce que j'avance ? Et si oui, vers où ? Ne serais-je pas en train de perdre mon temps, de gaspiller mon énergie ?" - zone de confort non stabilisée : "c'est cool de garder sa chambre chez ses parents".... "Je prends une piaule avec mon copain".... "J'arrête cette coloc avec ces trois énervées" ..... "J’aimerais vivre en Irlande et faire des petits boulots"..... "Et si on partait rejoindre ton père en Afrique et faire de l'humanitaire ?"... "Eh, oh, les copines, on ne fait pas de l'humanitaire... On plonge dedans et ça finit souvent en cacahouètes"... Il s’en est suivi une lente descente aux enfers, l'arrêt des études, le retour chez mes parents (c'est nul, mais les finances, ça devient vite le gros souci...), une rupture très difficile. Bref, de quoi détruire son estime de soi, sa confiance en l'avenir, sa capacité à rebondir.  Petit à petit, on s’enferme dans sa bulle, on glisse sur une pente inconnue, on commence à tutoyer les ténèbres. Et tout s'accumule : les insomnies viennent rythmer les nuits, le n'importe quoi au niveau de la bouffe. La vie n’a plus de goût, de sens, à passer des journées dans son lit, les yeux dans le vide et pleurant à tout bout de champ. Je culpabilise de ma tristesse, de ma mélancolie que je pensais être bien moindre à côté de celle de bien des gens car en France la santé mentale est sous estimée. Qui sait ce qu’est vraiment une personne en proie à la dépression, qui s’imagine précisément ce que ressent un hypersensible ? Qui le comprend dans sa chair et dans sa tête ? ("Mais pourquoi tu pleures ? On est là, tu as un toit, tu es à l'abri, tu ne manques de rien, on t'aime..."). Eh bien, si, je manque de tout et je ne sais pas dire ce qu'est ce TOUT. J'ai du mal à analyser, à formuler ce que je ressens, à trouver des solutions. Je n'ai même plus envie de me relever. Et puis, un jour, je rencontre quelqu’un qui enchaîne dans le même ordre ce type de situations avec son corollaire de déceptions, de moments d'abattement, d'espoirs fugaces et vite déçus. Nous avons essayé de nous entraider pendant de longs mois, de hauts et de bas, cherchant à comprendre et analyser nos états, traumatismes et mal être. Comprendre pourquoi ça partait dans tous les sens. Le dialogue entre nous d'abord, avec des personnes de notre entourage ensuite, nous a permis de nous rendre compte que nous étions loin d’être les seuls à souffrir de ces maux.  Ceci nous a beaucoup rassurés et nous a donné envie de guérir et de nous battre pour lever ce tabou sur les souffrances mentales.  Malgré les débats, dialogues, recherches et progrès personnels, la consultation d’une psychologue à été nécessaire. Un premier pas vers le soulagement… Cette dernière à vivement recommandé de modifier certaines habitudes et routines, de tourner des pages, d'aller voir ailleurs et de changer d’air. Finies les journées au fond du lit, contreproductives pour l’un et  synonymes de perte d’envie dans ses études pour l’autre. Allez on se bouge ! L’idée d’un voyage, d'un parcours, d'aventures n’a pas été seulement glissée dans notre oreille par cette thérapeute mais également et en grande partie suggérée par la littérature. Et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de l'œuvre de John Ronald Reuel TOLKIEN, père de la fantasy moderne : il nous a littéralement et littérairement aidé à supporter ce très long périple de sortie d'une dépression. Cette saga fut une révélation et son auteur est devenu progressivement un soutien constant dans cette lutte pour "s'en sortir". Nous nous sommes longtemps identifiés à ces hobbits, peureux du monde extérieur, tournant le dos à l'inconnu et satisfaits de rester dans leur confort monotone, et leur routine étriquée… - «Dans un trou vivait un hobbit. Ce n'était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de vers et d'odeurs de moisi... C'était un trou de hobbit, ce qui signifie : de la bonne nourriture, un feu dans l'âtre et tout le confort d'un foyer. » Mais, un jour d'avril, nous avons découvert en nous un hobbit téméraire, ce bon vieux Sam Gemegie, qui, inspiré par les sages paroles de Gandalf à l’encontre de Bilbon, choisit de franchir les frontière de la comté. Gandalf incarne la sagesse et la raison pimentées d'une touche de danger et d’aventure : - « oui eh bien c’est décidé ! Ce sera très bon pour vous, et des plus amusants pour moi. » Bilbon : « ça va aller, il faut que je reste assis tranquillement. Je vais bien, laissez-moi juste m'asseoir tranquillement un instant". Ce à quoi Gandalf répond : « Vous êtes resté assis tranquillement bien trop longtemps. Dites-moi ... Depuis quand les napperons et la vaisselle de votre mère sont-ils devenus si importants à vos yeux ? Je me rappelle un jeune hobbit qui courait toujours à la recherche des Elfes dans les bois. Restant dehors et revenant à la maison à la nuit, plein de boue, de brindilles et de vers luisants. Un jeune hobbit qui n'aurait rien préféré d'autre que de découvrir ce qu'il y avait derrière les frontières de la Comté. Le monde n'est pas dans vos livres et vos cartes. Il est là, dehors. » - "Pouvez-vous promettre que je reviendrai ?" - "Non. Et si vous revenez ... ... vous ne serez plus le même". - « Tout ce que nous avons à faire c’est décider quoi faire du temps qui nous est imparti » Quand la littérature vient à la rencontre d’un besoin irrésistible d’escapade, une folle envie de tout abandonner et de franchir les frontières, quand elle nous guide vers des terres inconnues empreintes de magie, de féerie, de grands espaces sauvages et de calme.  Ce sont ces récits positifs et pleins d’espoir qui nous poussent, lecteurs passionnés, à franchir les frontières de notre comté où rien d’extraordinaire ne peut nous arriver.  C’est pourquoi nous avons choisi la Nouvelle Zélande. De par sa culture, sa situation géographique et ses paysages qui ont inspiré les adaptations en films (vus maintes fois étant ado) des livres de TOLKIEN : c’était l’endroit idéal pour l’aventure, pour nous (re)trouver et pour prendre le temps de revivre, redémarrer, nous reconstruire. Ce périple durera deux mois et demi à travers les deux îles, à la découverte d’une des faunes et des flores les plus variées du monde. Une culture définitivement imprégnée de la littérature anglaise. Nous irons d’abord tout au nord au cap Reinga puis en redescendant par Auckland nous visiterons la comté et les différents lieux de tournage de la saga du Seigneur des Anneaux. De parcs naturels en littoraux, nous prendrons le ferry pour rejoindre Christchurch et traverserons l’ile du sud, la plus sauvage, afin de rejoindre Queenstown. Vous êtes déjà quelques uns à nous poser des questions et à nous demander de recevoir des nouvelles régulières pendant les deux mois et demi de ce voyage dans l'hémisphère Sud. Nous ferons en sorte de vous tenir informés quotidiennement de notre périple, de partager nos émotions, nos coups de cœur mais aussi nos galères. Nous espérons pousser ceux qui seraient dans la même situation à franchir le pas, à rompre les amarres, à prendre des risques, à embrasser l'inconnu, à aller chercher des émotions inédites, à faire des rencontres et pourquoi pas à venir nous retrouver dans cette pérégrination ?  Nous avons travaillé, sacrifié les vacances et empiété sur la fin des études mais c’est un voyage et une destination qui demandent inévitablement des moyens, même si la recherche d'une certaine frugalité est au programme. C’est pourquoi nous créons cette cagnotte. Pour essayer de vous embarquer avec nous. "Oui, les cocos, c'est bon, on vous voit venir avec vos gros sabots... ! Voyager aux frais de la princesse ! " Si vous vous dites ça, c'est que l'on n'a pas été très bons dans les lignes précédentes... Nos moyens sont limités et nous avons besoin d’aide. Nous nous engageons donc à vous donner en contre partie des nouvelles sur une page Facebook ou à travers de stories instagram et répondre en temps réel à vos questions. Ce que n'a pas pu faire Lauree LEE en traversant l'Espagne à pied à la veille de la guerre du même nom ! Merci à ceux qui ont entendu cet appel et qui nous accompagneront, même modestement.

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260 €

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