Soutien à DO contre le cancer

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pour Jost Dorothée

Description

Hier encore, Dorothée était en randonnée et elle marchait devant. Mais au retour, elle s’était sentie fatiguée et avait dû s’allonger. Ni moi, ni nos deux enfants ne nous étions inquiétés plus que ça. L’antalgique avait fini par faire son effet et elle était revenue avec nous.

Elle se sentait fatiguée depuis un moment, mais qui ne l’est pas
? Elle m’avait dit «
J’espère que je n’ai pas un cancer
», je m’étais moqué d’elle. 43 ans, jamais malade, jamais fumé, jamais bu…

Quelques jours plus tard, au début des vacances de Pâques, sa voix avait commencé à dérailler. Le souffle court, la voix enrouée, elle cherchait de l’air et disait qu’elle avait comme un poids sur la poitrine. Le premier médecin avait pensé à un virus, «
Attendons un peu de voir quelques jours…
» avait-il dit. Comme on ne voyait pas d’amélioration, bien au contraire, le deuxième médecin consulté avait prescrit une prise de sang, puis au vu des résultats, avait suspecté un risque d’embolie pulmonaire. L’angoisse. Les enfants qui se demandent ce que c’est, une embolie. Et moi qui essaye de ne pas les effrayer alors que je suis terrorisé. On court tous les trois chez le médecin pour lui apporter le chargeur de son téléphone, je sais comment ça se passe aux urgences, la nuit va être longue. Elle part en taxi, le regard un peu affolé. Je dois m’occuper des enfants. Elle me tient informé, comme elle peut, des examens qu’on lui fait. Puis, vers 23h, une première information
: ce n’est sans doute pas une embolie pulmonaire. Les médecins penchent pour une pneumonie. Je suis alors rassuré, je me dis qu’ils vont la soigner et qu’elle va rentrer dans la nuit. Je m’apprête à aller me coucher, épuisé, lorsque qu’elle m’envoie un autre message
: «
C’est grave, j’ai une masse dans le cou, ils ne savent pas ce que c’est. Ils me gardent pour faire des examens
demain
». Impossible de dormir, impossible de ne pas paniquer, on pense au pire et on voit son propre avenir défiler comme un mauvais film, un film qui se jouera sans elle. Que pourrait-on bien être, tous les trois, sans elle
?!

Week-end de Pâques oblige, tout est retardé, tout prend du temps, personne n’a de diagnostic très clair.

Mais ça finit par tomber
: lymphome. Cancer des ganglions.

Le monde s’écroule. Un froid glacial. Une panique absolue. La Terreur.

Il faut commencer la chimiothérapie au plus vite. Mais il y a maintenant un épanchement péricardique qui complique un peu plus le début des soins. Le cœur est compressé, se fatigue. Elle fait un malaise pendant une séance de yoga à l’hôpital, c’est dire
! Il faut opérer, vider, assécher, drainer. Direction les soins intensifs pour ponctionner ce liquide qui étrangle son cœur. Journée d’angoisse absolue en attendant qu’elle m’envoie enfin un sms pour me dire «
C’est fait, c’est bon…
». C’est mon cœur à moi qui ne va pas tenir
! On peut enfin commencer la chimiothérapie, huit jours après son arrivée aux urgences. Ça parait peu, mais c’est extrêmement long à vivre.

Première séance de chimiothérapie. Premiers malaises. Et ça empire le lendemain. C’est une «
grosse
» chimiothérapie, nous dit le médecin. Elle ne veut pas qu’on vienne la voir, elle ne veut pas que nos enfants la voient dans cet état. C’est pourtant l’anniversaire de notre fille. J’en conclue que oui, ça doit être sacrément rude. La veille, elle me parait amaigrie, affaiblie, elle peut à peine bouger, parler un peu mais pas très longtemps, elle rêve de pouvoir sortir de sa chambre et d’aller marcher un peu sous les premiers rayons de soleil de ce printemps affreusement gris depuis plus d’une semaine. Je sens que même son humour est en train de vaciller.

Mais elle va bientôt aller mieux et pouvoir rentrer chez elle, chez nous.






Malheureusement, on enchaîne sur des complications liées à la ponction lombaire. Céphalées, vomissements, elle ne tient pas debout. Il faut faire un blood-patch, trouver un anesthésiste qui veut bien se déplacer un dimanche. 48 heures après, de nouveaux des céphalées, elle doit rester coucher. Le blood-patch qui n’a pas fait son effet
? Une infection
? À cette heure, on ne sait toujours pas vraiment mais elle remonte la pente, doucement. Toujours hospitalisée trois semaines après son arrivée aux urgences, c’est l’heure de la deuxième chimiothérapie, et l’espoir de rentrer, enfin, juste après. On espère. Et ce n’est pourtant que le début d’un long parcours…


Pourquoi une cagnotte ?

Il est bien sûr difficile de faire état de sa maladie, de sa fragilité et de sa faiblesse dans une telle situation, et de faire appel à la solidarité, mais il faut peut-être parfois réussir à dépasser ses à priori. Jamais je n'aurais imaginer devoir écrire tout ça un jour ! Pourtant, une fois le choc psychologique passé et la réalité médicale admise, vient le temps de la réalité du quotidien. Nous sommes tous les deux travailleurs indépendants dans les métiers de l'illustration du livre. Des métiers-passion certes, mais déjà précaires. Des métiers qui n'ont cessé de voir leurs revenus baisser depuis des années, un phénomène qui concerne tous les dessinateurs/illustrateurs. Des métiers où il n'y a pas d'indemnités chômage, pas de congé payés évidemment. Nous ne sommes pas des salariés. C'est une vie à courir après les projets, à essayer d'enchaîner les travaux, au bon vouloir des éditeurs.

Les indemnités journalières lié à son arrêt maladie, sans prévoyance santé, seront anecdotiques. Les projets professionnels qu’elle venaient de démarrer sont tout simplement annulés.
C’est une perte de revenus nette et importante qui va avoir un impact sur la vie de la famille.


À quoi peuvent servir vos dons
?

-Soulager les impératifs financiers du quotidien dans un situation de baisse de revenus importante dans le cadre d'une ALD.

- Bien sûr, la chimiothérapie a un impact sur la santé. Cheveux, ongles, sourcils, bien être, tout cela peut être amélioré mais a un coût. Perruques, turbans, traitements spéciaux, tatouage des sourcils, soins de la peau, compléments alimentaires etc. ne sont pas remboursés. Et sûrement tout un tas d’autres choses que nous n’avons pas encore anticipés car nous ne sommes qu’au début de cette «
nouvelle histoire
».

- Permettre à Dorothée de se détendre et se ressourcer quelque part, pas très loin. À raison d’une chimiothérapie tous les quinze jours, les moments de répit risquent d’être peu nombreux. Pas de vacances d’été, donc, mais peut-être quelques jours au vert, pas très loin d’ici, si son état le permet.

- Offrir quelques activités aux enfants cet été afin qu’ils puissent se changer les idées eux-aussi.

Et sans doute d’autres choses, pour son bien-être, auxquelles je n’ai pas encore pensé… Parions ensemble qu’avant l’hiver prochain, comme sur la photo plus haut, elle remarchera dans la même forêt
!


Merci à ceux qui désirerait nous apporter leur soutien, même modeste, et à ceux qui le font déjà au quotidien depuis le premier jour de cette lutte.

Créée le 11 mai 2025 · Santé
6Messages
  • Marie (amie de Laure Foessel qui envoie des photos horribles)
    a year ago
    Merci ;)
    a year ago
  • Anonyme
    j'espère que la prochaine cagnotte sera pour un mariage !!! Je book l'EVJF pour 2026 ! Fred = tu te dé-merdes !
    a year ago
    :)
    a year ago
  • Anne Brovedani
    Je vous souhaite un bon rétablissement et au plaisir de se rencontrer pour fêter votre guérison! Une amie d Elodie
    a year ago
    Merci !
    a year ago
49Participations

Tarik ABDICHE
10 months ago
a year ago
Anonyme
a year ago
Brigitte BARTH
a year ago
Anne Brovedani
a year ago
Cindy Bajetti
a year ago
Coralie Hochard
a year ago
Anonyme
a year ago
Alain Girin
a year ago
Anonyme
a year ago
Faites passer le motLe succès d’une cagnotte repose principalement sur sa diffusion. Augmentez ses chances d’atteindre son objectif en en parlant autour de vous

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