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Romy 236

1 520 €récoltés sur 3 500 €
0 jour restant
25 Participations
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Créée par Esther Paturel

pour Équipe Groupe 1

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- illustration par Laura Tran


Nous avons besoin de votre aide pour notre film de fin d'études : ROMY 236 !

Étudiants à l'ESEC en 3e année, nous sommes actuellement en pleine préparation de notre plus gros et dernier projet au sein de l'école : un court-métrage filmé sur 4 jours (08/04 - 12/04) avec une équipe de 14 personnes ! Toute aide est la bienvenue !

- Tarek Daccache, Léna Paurd, Augustin Rabiller, Jean Humbert, Laura Tran, Léonore Dumas, Hugo Rietsch, Ilgin Omayra Ozmen, Léo Isoard, Léa Potdevin, Nell Buron, Tanguy Riou, Chris Gauthier, Rose Ganem et Esther Paturel :)

Instagram : cliquez ici !


Le pitch : scénario par Léna Paurd

Romy, 25 ans, escort-girl depuis maintenant quelques années rêve d’échapper à sa condition. Sa journée bien organisée va être traversée par trois personnages susceptibles de changer le court de sa vie. Mais chacune de ces entrevues vont se passer au mauvais moment, au mauvais endroit et Romy, bien que transformée, n’aura finalement pas d’autre choix que de continuer sa vie en tant que travailleuse du sexe.

Comment allons nous utiliser l'argent récolté ?

Nous allons principalement utiliser la cagnotte pour : acheter les accessoires et éléments de déco/costumes/maquillages manquants + louer du matériel image (lumières, etc.) + cotiser un budget régie (nourriture et transports) !


Un petit (grand) mot du réalisateur : Tarek Daccache

L’ambition de ce projet n’est pas de traiter de la prostitution en tant que sujet dominant ni de livrer une analyse sociologique sur les travailleuses du sexe mais d’expliquer le parcours de vie d’un individu qui exerce ce métier.

Je voudrais, au travers de ce milieu, de cette identité, parler d’une tranche de vie, d’un personnage divisé entre différents enjeux - liés notamment à la profession qu’elle exerce.

Romy a en effet des enjeux très forts qui s’imbriquent en même temps qu’ils se contredisent / se confrontent. Il est difficile pour elle de trouver une homogénité dans ses envies.

Le sexe est bien sûr une partie essentielle de son métier, mais ce n’est pas celle qu’on décide de développer. Ce que Romy recherche constamment avec ses clients, c’est une connexion mentale, une forme d’intimité pas seulement physique mais aussi intellectuelle et sentimentale. De même Romy est portée par des enjeux financiers qui rythment sa vie. En premier lieu, si elle a choisi d’exercer cette fonction ce n’était pas par pur plaisir mais bien pour combler un besoin financier. Pour Romy, l’argent rend libre, elle en a d’ailleurs la preuve avec ses clients qui peuvent se permettre de débourser de l’argent simplement pour satisfaire des désirs charnels.

Elle cherche un point d’ancrage.

Dans ce film je considère le temps comme un personnage à part entière. L’histoire est rythmée par les aiguilles qui tournent sur les horloges et les réveils de l’hôtel, ce motif suit Romy jusqu’à la dernière réplique du film. Elle aimerait sortir de son quotidien qu’elle trouve certes riche en émotion et en rencontres de tout genre, mais qui la bloque dans cette même chambre d’hôtel pendant des journées entières. Elle cherche une forme de liberté où le temps n’existe plus, elle voudrait avoir le contrôle. Ce n’est pas par hasard que les seules scènes en extérieur ont un rapport avec Léo : c’est le seul personnage qui la pousse à agir et à tenter une évasion de cet hôtel, même si finalement elle n’y parviendra pas. C’est avec lui seul qu’elle arrive à parler de cette urgence, de ce besoin de se projeter et d’imaginer un ensuite, un ailleurs.

L’esthétisme du film est totalement tiré de la personnalité de Romy : élégant, doux et sensuel. Je voudrais, grâce à la mise en scène et à l’image montrer un rapport très charnel à l’espace et aux accessoires : les rideaux, les draps, les bijoux, la peinture... Je voudrais que le spectateur puisse sentir à travers l’écran toutes ces textures. Le rapport aux corps prend également une grande place dans ce film. En effet, je désire sublimer les personnages en les transformant en œuvres d’art et en filmant chaque plan comme un peintre classique peindrait un tableau, avec attention et délicatesse. Pour des raisons différentes, les quatre personnages de ce film ont besoin de compagnie, c’est ce qui les rassemble dans leur solitude. Je voudrais filmer ces rapports de dépendance en créant des cadres où on les englobe pour mieux voir leur solitude individuelle. Tout en les éclairant de la même manière en jonglant entre lumière du jours, lumières de jeux et lumières artificielles.

Le son a sa part d’importance dans ce film, partiellement grâce aux quelques musiques qui rythmeront la narration, et principalement grâce au son que j’ai choisi d’étouffer quand Romy est seule dans la chambre, dans la salle de bain ou au bar. De ce fait, je voudrais que le spectateur puisse accéder à son intimité. Le but serait de ressentir le détachement de Romy avec l’environnement qui l’entoure et de percevoir le monde comme elle le perçoit.

La chambre 236 représente une bulle qui nous permet d’accéder profondément aux psychologies de nos personnages sans passer par des introductions et de longs dialogues. Il n’y a pas de mensonge dans cette chambre ; c’est un espace de vulnérabilité et d’honnêteté sentimentale où nos personnages, et surtout Romy, se dévoileront totalement aux spectateurs.

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