Pour Rebecca

1 878 €récoltés sur 20 000 €

Créée par Sarah Escoubet

pour Ellyn Gardien

Description

Bonjour,


Nous sommes les élèves, amis et pensionnaires d’Ellyn. Nous avons décidé d’ouvrir pour elle cette cagnotte car nous sommes conscients qu’elle va avoir besoin de plus d’aide que ce que nous pouvons lui apporter à notre niveau.



Depuis 30 jours, Ellyn se bat aux côtés de Rebecca, jeune ponette de 8 ans, suspendue entre la vie et la mort suite à une faute commise par le transporteur qui l’a importée depuis le Pays de Galles.



La justice sera saisie en temps et en lieu, et pour cette raison, nous ne communiquerons pas le nom de ce transporteur. Ellyn n’aurait jamais ouvert cette cagnotte d’elle même, mais nous nous devons d’essayer, pour elle, pour Rebecca, et pour le Haras.



Si vous souhaitez lire l’intégralité de l’histoire de Rebecca, nous avons retracé pour vous tout ce qu’il s’est passé depuis le début.


Attention : Certaines photos peuvent être éprouvantes à regarder. Pour pouvoir voir l'intégralité des photos et vidéos de Rebecca, vous pouvez vous rendre sur le compte Instagram du Haras Dellyn @harasdellyn



Merci par avance pour votre soutien,

Les élèves d’Ellyn.



L’histoire de Rebecca


Hywi Rebecca est née au Pays de Galles, elle a grandi dans les montagnes vertes au nord de Cardiff et de Newport et a pu profiter d’une vraie vie de cheval, riche d’intéractions sociales, de grands espaces et de liberté.

Printemps 2023, quand Ellyn visite l’élevage, c’est le coup de foudre pour cette adorable Welsh type Cob de 8 ans, pleine d’un poulain à naître pour 2024.


Mais si tout avait pu se passer comme prévu, nous n'aurions jamais eu à ouvrir cette cagnotte… 😔


Voici l'histoire de Rebecca, telle que nous la connaissons aujourd'hui :


Vendredi 18 août : Rebecca est confiée au transporteur qui devra l’amener de ses collines galloises natales jusqu'en Normandie.



Samedi 02 septembre : C’est le jour du grand départ. Rebecca embarque enfin pour sa nouvelle vie et traverse d’abord le sud de l’Angleterre en camion avant de prendre le ferry pour rejoindre la côte Française. Sa nouvelle maison ne l’attend pas loin : c’est dans la Manche, en plein cœur de la vallée de la Sée Normande, que l’attendent ses nouveaux compagnons poneys et chevaux.

En théorie, deux jours de trajet sont nécessaires pour permettre à Rebecca, gestante, d’arriver en France sans être trop éprouvée. Comme il fait chaud, elle est censée voyager par petites étapes, et faire plusieurs pauses.


Ellyn a déjà imaginé pour Rebecca une vie douce, entrecoupée de travail auprès des enfants du poney-club, et de périodes de poulinage à l’herbage.


Malheureusement, à l’arrivée de Rebecca au Haras, le rêve tourne rapidement au cauchemar.



Lundi 04 septembre : En descendant du camion du transporteur, la jument a l’air hagard, absente… Elle marche difficilement et présente plusieurs signaux de douleur qui n’échappent pas à Ellyn.


En premier lieu, Ellyn pense à une grosse fatigue liée au trajet. Ce qui reste compréhensible pour cette future maman poney, qui a dû voyager plusieurs jours et rester dans de petits espaces alors qu’elle était habituée aux grandes prairies galloises.


Pourtant de minute à minute, là où la fatigue aurait dû se dissiper, les symptômes de Rebecca s’amoncellent : la boîterie est de plus en plus forte, la jument est fiévreuse et part en colique.


3 heures après son arrivée, elle est vue une première fois par le Docteur Vétérinaire M. (qui se reconnaîtra sûrement et que nous remercions de tout cœur pour sa disponibilité et son envie d’aider Rebecca) : le vétérinaire pense immédiatement à une fourbure et suspecte un coup de sang (myosite) qui aurait pu se déclencher pendant le transport.


À ce stade, difficile de dire précisément ce qu’il s’est passé.

L’état de Rebecca est inquiétant, son rythme respiratoire est affolé, elle passe plus de 24h à 100 mouvements par minutes, alors que le rythme de battements respiratoires normal d’un cheval est de 20 à 30 mouvements par minute.

Rebecca a mal, très mal.


Le Dr. Vétérinaire M. prescrit des anti-douleurs puissants pour aider Rebecca à surmonter ce qu’on pense à ce moment-là être une passade difficile pour la jument.




Le
mercredi 06 septembre : Malheureusement, après 2 jours de traitement, les anti-douleurs ne font pas effet. Le Dr. Vétérinaire M. et Ellyn doivent se résoudre à passer à des doses supérieures et à changer de molécules… quitte à ce qu’elles soient toxiques pour le poulain que porte Rebecca.

La jument ne doit pas souffrir, c’est la seule ligne de conduite.

Les symptômes s’accumulent, le Dr. Vétérinaire M., qui visite Rebecca plusieurs fois par jour depuis le début du traitement, commence lui aussi à être désemparé. Rien ne semble vouloir faire de sens : douleur aux pieds principalement à l’antérieur gauche avec un abcès gigantesque qui sort, puis fièvre violente, puis anorexie, puis tout à coup apparaissent un oedème sur le flanc, des urines sombres et des douleurs à l’arrière main impossibles à localiser précisément tant l’intégralité du corps de Rebecca semble meurtri… La fièvre ne baisse pas avec des pics à plus de 40 qui relancent la myosite.


La seule demi-certitude qu’ont Ellyn et le vétérinaire à ce moment là, c’est qu’il ne s’agit pas d’une maladie liée à la gestation : le col utérin est fermé et ne présente pas d’écoulement. Et par miracle : le poulain vit toujours, malgré les traitements.

Rebecca est mise sous antibiotique à spectre large et sous hépato-protecteur pour tenter de préserver son organisme au maximum. Les pieds de Rebecca sont mis en pansements pour éviter une sur-infection sur les sorties d’abcès. Rebecca passe le plus clair de son temps couchée, trop épuisée pour tenir debout.




Jeudi 07 septembre :
la nuit, quand Ellyn se lève pour aller administrer les dernières injections de la journée, Rebecca se lève, à la faveur de la fraîcheur et parvient à faire quelques pas sans boîter. Une lueur d’espoir dans le ciel nocturne.



Vendredi 08 septembre : le traitement antibiotique de choc touche à sa fin, mais Rebecca est de nouveau boiteuse. Le moindre pas lui coûte… Le Dr. Vétérinaire M. suspecte un autre abcès qui serait descendu grâce aux antibiotiques.


Ellyn tente aussi des méthodes naturelles, en parallèle, pour soulager Rebecca et l’aider à éliminer toutes les toxines qui s’accumulent dans son corps qui n’en peut plus : infusions d’écorce de saule, thé vert, fleurs de bach… à ce stade, tout est bon pour permettre à Rebecca de trouver un peu de répit.




Nuit du vendredi 08 au samedi 09 septembre : Il est minuit, Rebecca accuse le coup. Ellyn n’arrive pas à la lever pour lui administrer ses antispasmodiques, la jument refuse catégoriquement d’appuyer sur ses pieds. Vers minuit, finalement, aidée par les températures plus fraîches, Rebecca réussit à se hisser sur ses 4 pieds. Au fil de la nuit, et à mesure que l’air ambiant se rafraîchit, la fièvre descend, elle aussi.



Samedi 09 septembre
: Le maréchal vient au matin pour vérifier les pieds de Rebecca. Il est possible qu’il y ait encore un abcès supplémentaire, mais difficile d’en être certain.



À 15 heures, Le Dr. Vétérinaire M. voudrait faire hospitaliser Rebecca, mais dans son état, elle n’est pas déplaçable. Démuni et ne voulant pas commettre d’impair, il confie le cas de Rebecca au Dr. Vétérinaire P.



Pendant ce temps : Rebecca s’accroche… et le poulain vit encore. Elle ne veut pas abandonner, elle se bat, chaque heure qui passe.



Qu’à cela ne tienne : Ellyn fera l’hôpital à la maison. Rebecca est perfusée. Il faut qu’elle reste couchée le plus longtemps possible, pour permettre à son corps éprouvé par la myosite de récupérer. Ce qui signifie aussi qu’il faut la retourner manuellement toutes les 3 heures, pour ne pas faire forcer ses organes ou créer d’escares.



21 heures, la nuit est tombée. Avec un peu d’aide, Rebecca peut se lever pour délasser ses membres engourdis par une journée entière couchée. À 23 h 30, il faudra faire une nouvelle perfusion. Le lendemain de sa journée de rentrée pour le poney-club, Ellyn passera à nouveau une nuit blanche dans l’espoir de sauver Rebecca.




Dimanche 10 septembre :
Le maréchal avait vu juste. Rebecca a un énorme abcès qui sort en couronne sur l’antérieur gauche. Pour la protéger de la chaleur, elle est rentrée au box, à l’ombre et au frais. Elle souffre le martyre. Tout est bon pour essayer de la soulager : Ellyn lui installe un ventilateur dans l’écurie et la surveille comme le lait sur le feu. En suivant les recommandations du vétérinaire, Rebecca est sédatée. Les anti-douleurs ne sont plus suffisamment puissants pour calmer l’immensité de la douleur qu’elle ressent. L’issue pour Rebecca est floue. On parle d’une chance de survie de 50% et d’un risque imminent de perdre son sabot en entier.



Le soir même… à minuit et demi, surprise : pour sa perfusion du soir, Ellyn retrouve Rebecca debout, sur ses 4 pieds. Le bonheur n’est que de courte durée, la jument se couche aussitôt qu’Ellyn entre dans le box. Les visites de la nuit sont des montagnes russes. Ellyn retrouve tour à tour Rebecca couchée et en sueur, debout, debout tremblante de douleur, couchée et paisible… Les heures passent et ne se ressemblent pas, mais




Lundi 11 septembre :
Les jours et les nuits se ressemblent pour Ellyn qui veille la jument sans s’arrêter. Toutes les 3 heures, il faut injecter des anti-douleurs à la jument, passer une perfusion pour nettoyer son sang et continuer les soins des pieds qui ne cessent de se détériorer. Des tuméfactions apparaissent en couronne… le sabot menace de se décrocher…



En milieu d’après-midi, les premières analyses sanguines de Rebecca reviennent enfin du laboratoire. Les résultats sont accablants.



Rebecca a bien fait une gigantesque myosite avant d’arriver à l’écurie. Et les échantillons de sang plus récents montrent qu’il reste encore des traces, ce qui signifie qu’il faut augmenter le nombre de perfusions, pour continuer de nettoyer son sang…



Les radios des pieds ne sont pas plus réconfortantes : sur les 4 pieds, les phalanges ont entamé une bascule : l’un des stades les plus grave de la fourbure (le plus grave étant le traversement de la sole par la phalange)



Le Dr. Vétérinaire P. diagnostique un syndrome d’épuisement.



Beaucoup de questions se posent alors : comment est-ce arrivé ? Que s’est-il passé pour que Rebecca développe ces symptômes ? Nous ne savons pas. Nous ne pouvons que supposer, et pour l’heure, ce n’est pas important.



Le pronostic vital de Rebecca est plus qu’engagé, le Dr. Vétérinaire P. n’est pas optimiste. Sur un syndrôme d’épuisement avec fourbure de choc toxique, la jument a une chance de survie infime. Le vétérinaire ne pèse pas ses mots : si elle a survécu à tout ça pour le moment, la prochaine chose qui risque de la tuer, c’est la douleur. Car ce qu’elle vit est inimaginable.



Le couperet tombe : Rebecca est descendue du camion du transporteur avec deux pathologies mortelles : soit elle tient le choc, garde le moral et l’envie de vivre, et dans ce cas il faudra gérer la douleur en étant à son chevet toutes les heures. Soit son état continue de se dégrader, et il faudra la laisser partir.



Quoi qu’il en soit : Rebecca sera très probablement boîteuse à vie, aura besoin de soins spécifiques et d’aménagements de son environnement et surtout, elle va perdre son poulain qui n’est plus viable suite aux très nombreuses injections qu’elle a reçue.




Mardi 12 septembre : Rebecca a faim. C’est la première fois que ça arrive depuis qu’elle est arrivée au Haras. C’est suffisant pour Ellyn pour comprendre qu’elle ne doit pas l’abandonner. Rebecca veut vivre.



Les abcès percent les uns après les autres, les sabots de Rebecca sont douloureux, Ellyn lui fabrique des chaussons de fortune pour essayer de lui permettre de se lever en ayant moins mal.



C’est la deuxième petite victoire du jour, Rebecca s’offre quelques mètres en dehors de son box infirmerie. Victoire de courte durée toutefois, la douleur la ramène à la raison et elle retourne s’étendre dans la paille de son box.



10 jours après le début des traitements, le poulain est toujours vivant dans son ventre, c’est un miracle.



Mercredi 13 septembre : Les abcès sortent en plusieurs points sur l’antérieur gauche de Rebecca, elle ne peut pas poser le pied tellement il est douloureux. Malgré tout, en bonne guerrière, elle s’accroche, elle s’alimente normalement et reste debout.



De son côté, Ellyn doit gérer le poney-club et la rentrée, les soins du reste de la cavalerie ainsi que sa famille dont son fils de 6 ans.




Jeudi 14 septembre : Ellyn ne sait plus compter le nombre de pansements qu’elle a fait autour des pieds, Rebecca commence à montrer des signes d’agacement aux soins.



La plus grande peur d’Ellyn reste la fourbure : si la phalange traverse la sole, il faudra prendre la décision d’arrêter les soins, qui seront trop lourds et trop douloureux pour la jument.



Enfin d’après-midi, le passage du vétérinaire permet d’entrevoir une lueur d’espoir. Il réévalue le pronostic vital : on passe de 50/50 à 75% de chances de rémission. Il ne faut pas lâcher. Rebecca ne veut pas lâcher, Ellyn non plus.



Soulagement qui n’est malheureusement que de (très) courte durée.




Vendredi 15 septembre : L’abcès continue d’éclater en couronne tout autour du pied, en fourchette, dans les glômes… Le bourrelet périoplique a tellement gonflé en à peine 24 heures qu’on recommence à craindre le désabottage.



Malgré tout et contre toute attente, Rebecca reste debout, elle lutte. Ellyn découvre une déchirure musculaire sur le postérieur gauche, probablement liée à la myosite et aux compensations dues à l’abcès…




Samedi 16 septembre :
Pour apaiser un peu les douleurs musculaires, Ellyn tente également un traitement externe : gel cryo, argile, tout est bon pour essayer d’apporter un peu de confort à notre petite guerrière.



L’abcès sur l’antérieur continue de se vider, le trou creusé dans la couronne par le pus est impressionnant. Mais s’il faut voir le positif : cela permet au pus de s’écouler et donc à l’abcès de causer un petit peu moins de douleur.




Dimanche 17 septembre : Visite du Dr. vétérinaire P. les nouvelles sont mitigées. Rebecca a moins mal au pied, c’est vrai, mais elle recommence donc à bouger… Ce qui réactive la myosite, qui reprend insidieusement le dessus sur son organisme. Le problème semble sans fin…



Ellyn repart sur 6 injections par jour pour traiter l’inflammation.



Toujours dans l’idée d’apporter le plus de confort possible, on trouve à Rebecca une petite couverture anti-mouche qui lui permet au minimum de moins s’agacer. La pauvre, semble attire l’intégralité des mouches de la propriété !



Lundi 18 septembre :
Mais comment un seul pied peut-il contenir autant de pus ? 14h30, changement de pansement, le pus coule à flot, on ne comprend même plus d’où il vient, et où est placé l’abcès, tant le pied semble se vider sans fin…




Mardi 19 septembre :
Malgré les demandes d’aides auprès de sa protection juridique, Ellyn est démunie. Le transporteur ne veut rien savoir et rejette la responsabilité malgré les informations données par le vétérinaire.



Ellyn est à bout de nerfs. Ce qui devait être une belle surprise, accueillir Rebecca, sa première jument importée puis pouvoir la voir mettre au monde son poulain, s’est transformée en un véritable cauchemar…



Le pied est de plus en plus vilain à regarder, le pus continue de s’écouler, la crainte du désabottage s’intensifie…




Mercredi 20 septembre :
Les jours passent et se ressemblent, le pied continue de se détériorer…



Jeudi 21 septembre :
La fatigue laisse place au désespoir et à l’agacement. Le pied crache tellement de pus que les pansements ne tiennent pas, le vétérinaire pense à une infection de l’os et veut changer la molécule d’antibiotique.



Il est aussi possible que la jument ait finalement avorté, sans certitudes…



Rebecca se lève très peu, mange beaucoup moins et a très mal… De son côté, Ellyn en veut à la terre entière, et on la comprend. Entre la rage et l’immense tristesse de voir sa ponette dans cet état là, la lueur d’espoir perçue une semaine auparavant s’est de nouveau éteinte.



Vendredi 22 septembre : Comme pour dire “Je t’en supplie n’abandonne pas” Rebecca est levée lorsque Ellyn vient la voir.


Un nouveau symptôme vient d’apparaître : quand Ellyn manipule les pieds, on entend des bruits d’eau, comme le bruit d’une chaussette mouillée au fond d’une botte en caoutchouc… Mais étrangement, la jument reste debout et se déplace.


Il faut de toute manière qu’elle se tienne sur ses pieds, car après plusieurs semaines allongées, les escarres commencent à pointer le bout de leur nez.



Samedi 23 septembre : Il n’y a rien à faire à part continuer le traitement, il faut soigner, l’état de Rebecca est stable. Préoccupant, mais ni pire, ni meilleur.



Dimanche 24 septembre :
Rebecca fait quelques pas en dehors du box hôpital, et ENFIN, le pus semble vouloir cesser de sortir à profusion.



Ellyn prend les conseils d’où qu’ils viennent. Certains éleveurs lui conseillent de faire des bains de pied à l’huile de foie de morue, de lui donner de l’aspirine, de faire un parage spécial fourbu… Tout le monde veut aider, mais malheureusement, en naviguant à vue, prendre une mauvais décision pourrait tout aussi bien être fatal pour Rebecca. Le poids du choix est écrasant…



Lundi 25 septembre : Rebecca continue de lutter, elle mange bien, boit bien, elle veut tellement vivre qu’on ne peut pas faire autrement que de se battre avec elle.



Mardi 26 septembre :
Pour la soutenir dans son moral, Ellyn laisse Rebecca brouter un peu d’herbe et se déplacer en liberté dans le pré. L’appétit est là, même couchée ! Au fil de la journée, Ellyn a la bonne surprise de la retrouver plus souvent debout.



Si on doutait encore du fait que ce petit bout de ponette Galloise avait la rage de vivre… ce n’est plus le cas !




Mercredi 27 septembre : Les bonheurs sont seulement de courte durée. Le bourrelet périoplique a quintuplé de volume, c’est le retour du pus et des sorties d’abcès… Le vétérinaire doit venir le lendemain.




Jeudi 28 septembre :
Radios. Il y a des bonnes et des mauvaises nouvelles. La bonne nouvelle, c’est qu’un bon parage devrait la remettre (à minima) non boîteuse sur 3 pieds. La mauvaise, c’est que le quatrième pied, l’antérieur qui est le plus atteint, sera tributaire de la guérison de cet abcès qui n’en finit pas de collecter…



Le Dr. vétérinaire P. décide de changer d’antibiothérapie. La ligne de conduite est la suivante : il faut traiter le pied d’abord pour pouvoir ensuite traiter les muscles qui continuent d’être très éprouvés par les résidus de la myosite.



Plus tard, Rebecca aura besoin de massages, de kinésithérapie et de beaucoup de soins internes et externes pour espérer retrouver une vie normale.






Vendredi 29 septembre : Début du nouveau traitement. Il ne faut rien lâcher. Rebecca ne veut pas mourir.



Samedi 30 septembre : Enfin ! Un abcès de percé de plus. La sortie en glôme est encourageante, l’abcès se purge par le haut, ce qui lui donne un petit coup de pouce de la gravité !




Dimanche 1er Octobre : Continuité des soins.



Lundi 2 octobre : Ce matin, Rebecca est trempée de la tête aux pieds. Elle ne tient pas debout. Les muqueuses sont rouges et les urines sombres. La myosite semble s’être réinstallée et la douleur la saisit de nouveau. Il n’y a rien à faire de plus que de continuer les anti inflammatoires et les antibiotiques et de prendre soin du pied. À cette heure, Rebecca est la seule qui peut nous dire si nous devons continuer, ou arrêter… Et pour l’instant. Elle semble ne pas vouloir arrêter. Rebecca veut vivre.





👉 Le mot des élèves :

Ce jour, nous décidons d’ouvrir une cagnotte pour Ellyn. Nous sommes ses élèves, nous avons appris beaucoup auprès d’elle, et nous la connaissons par coeur. Elle n’abandonnera pas.



Nous savons aussi que la continuité des soins pour Rebecca va s’élever à des dépenses qu’Ellyn ne pourra pas absorber. Et nous voulons l’aider. Pour bien comprendre, Rebecca ne marchera peut-être jamais normalement.



Il faudra lui aménager un paddock stabilisé dans lequel elle n’aura ni boue, ni humidité, pour ne pas risquer d’agraver l’état de ses pieds. Idéalement, il faudrait agir vite, avant l’hiver…



Rebecca aura également besoin de chaussures spécialisées, de parages orthopédiques, de massages, de compléments alimentaires spécifiques, pour pouvoir se remettre de cette maladie qui risque de l’handicaper toute sa vie.



Nous savons qu’à l’heure actuelle l’intégralité des soins déjà effectués dépasse les 5 000€, et nous souhaiterions aider Ellyn à garantir les soins pour Rebecca au moins pour l’année à venir, à aménager son paddock et à saisir le tribunal pour que justice soit faite.



Pour cette raison, nous fixons un objectif pour cette cagnotte à 20 000€.



Nous savons que c’est un objectif ambitieux, mais nous ne pouvons pas nous résoudre à regarder notre enseignante, éleveuse et amie, mettre la clé sous la porte parce qu’elle aura trop aimé ses chevaux.



Si chaque personne qui voit cette cagnotte ne donnait ne serait-ce que 1€, nous pourrions aider Ellyn à sauver Rebecca, et à lui garantir une suite de vie heureuse, sans douleur et sans risque.

Créée le 2 octobre 2023 · Animaux
13Messages
  • Cecilia Quenet
    Courage à vous et caresses à la guerrière . C’est une maladie qu’elle a comment elle peut avoir de tels abcès .
    3 years ago
  • Nathalie Guihard
    Le bon côté des réseaux sociaux c'est qu'on peut être unis autour d'une cause. Je pense bien à Rebecca, j'espère de tout cœur que tous ces efforts de Ellyn et de l'entourage de cette magnifique ponette seront récompensés par sa guérison. Courage à vous tous...
    3 years ago
  • Elsa-Gaëlle LASSERRE HARNOIS
    Je suis de tout mon cœur avec toi Ellyn, si je peux faire quelque chose, n’hésite pas. Tu as tout mon soutien
    3 years ago
83Participations

Cecilia Quenet
3 years ago
Laura Peneau
3 years ago
Anonyme
3 years ago
Laure TALLEGAS
3 years ago
Lea Barre
3 years ago
Marie Fontan-Ducos
3 years ago
Caroline Thomas
3 years ago
Anonyme
3 years ago
Lottie Poubanne
3 years ago
Jennifer Chapelot
3 years ago
Faites passer le motLe succès d’une cagnotte repose principalement sur sa diffusion. Augmentez ses chances d’atteindre son objectif en en parlant autour de vous

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