Aider Mayotte après la tempête Chido
Créée par Antoine SOUFIANE
pour SOUFIANE Antoine
𝐌𝐀𝐘𝐎𝐓𝐓𝐄 : 𝐔𝐍 𝐂𝐘𝐂𝐋𝐎𝐍𝐄 𝐃𝐄́𝐕𝐀𝐒𝐓𝐀𝐓𝐄𝐔𝐑
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Il est 16h, le 13 décembre 2024. Je reçois alors un appel de mon frère qui me demande si j'ai regardé les infos. Je lui dis que non. Il me répond : "Appelle vite tes parents, car une grosse tempête se prépare et à priori, elle va faire des dégâts."
J'appelle mes parents. J'obtiens ma mère au téléphone et lui parle de cette fameuse tempête. Elle me dit qu'elle est au courant.
Je lui préconise donc de ne pas sortir, de chercher à s'abriter et de ne pas aller à ses champs comme à l'accoutumée.
Elle raccroche, et je prends mon train, un peu inquiet.
Le dimanche 15 décembre, mon frère m'appelle à 15h29. Il m'indique qu'il vient tout juste d'avoir du réseau. Entre-temps, impossible de joindre ma famille.
Il me dit alors que tout a été balayé : les toits, des arbres, des mobiliers, des maisons fracassées… Même des vaches ont été retrouvées à l'autre bout de la ville. Il ajoute que, du haut de ses 2 mètres, s'il ne s'était pas tenu à des barrières, il se serait envolé. Il y a eu des rafales généralisées à plus de 220 km/h.
Il n'y aura pas d'électricité pendant un mois, selon les services de l'État. L'accès à l'eau devient difficile. Les gens cherchent à récupérer ce qu'il reste de leurs biens personnels et de quoi s'approvisionner.
En sursaut, je vais sur YouTube pour constater les faits. J'étais offusqué et impuissant face à ce drame qui venait de toucher mon pays natal.
Mon frère me dit qu'à partir de là, ça va être compliqué. Il retourne voir sa famille pour essayer de sauver le plus de nourriture avant que cela ne soit perdu. Il avait eu la chance d'avoir accès au réseau Orange, étant proche d'une antenne à Kawéni pour capter le signal et m'appeler.
Pourtant, c'est à Kawéni qu'on recense le plus de dégâts.
Il raccroche, et pendant une semaine, je n'ai eu personne jusqu'à hier.
Mon oncle m'appelle après avoir vu mon message privé sur son TikTok. Il me dit que c'est comme si une bombe était passée ici. "C'est comme Tchernobyl, il n'y a plus rien…"
Il m'annonce les souffrances et les difficultés qu'ils rencontrent : plus d'eau, et la seule façon d'en avoir est de parcourir de longues distances pour obtenir des bouteilles à des prix exorbitants entre 10 et 20 €. Pas de denrées à proximité, il faut aussi se débrouiller pour manger. Il est fatigué, il est tout seul dans ce combat, car c'est un peu le chef de famille du côté de ma mère. On compte sur lui pour tout.
Il me dit qu'ils ont pu héberger quelques personnes pendant la catastrophe, mais cela a fortement réduit leurs stocks d'eau et autres provisions.
Face à cette situation bouleversante, j'ai décidé de lancer une cagnotte pour aider les personnes sur place. Cette cagnotte sera utilisée pour soutenir tous les habitants et l'entourage que ma famille peut contacter.
Merci d'avance pour votre contribution.