Solidarité & Réparation mémorielle et patrimoniale pour le peuple de Madagascar
Created by Joël RANC
for le Collectif du respect des traditions ancestrales du royaume Sakalava du Menabe
Rappel historique résumé sur les Sakalava :
Plus de précisions sont données en fin de texte.
Les Sakalava, sont une des ethnies constituée jusqu’alors dans la royauté (la liste généalogique des rois est parfaitement connue depuis le XVIIe siècle); ils représentent aujourd'hui de l'ordre de 40% de la population Malagasy (évaluée à 30 millions à ce jour). La dynastie Maroseraἤa ou Maroseraἤana
fut la fondatrice du royaume Sakalava. Cette dynastie développa et géra son royaume par la mise en place d’une administration territoriale et d’institutions monarchiques durables au sein desquelles il a mené une politique de conquête par les armes ou par alliance matrimoniale.
Les Sakalava ne sont pas des peuples de même origine. Ainsi, les principales familles Sakalava venaient de la province d’Isaka, sur la côte sud-est, avant leur migration successive jusqu’à leur installation définitive dans la partie ouest. Ils se sont constitués vers la seconde partie du XVIIème siècle par le regroupement de diverses ethnies arabes, musulmanes et indonésiennes, ce qui explique déjà l’hétérogénéité de leur population.
Ils occupent la partie occidentale de la Grande île et sont divisés essentiellement en deux grands royaumes :
- L’un est associé à la lignée de Menabe, son fondateur Andriamanddisoarivo, est le fils du « prince blanc » Andriandahifoty.
- L’autre associé à la dynastie du Boeny (ou Boina).
Morondava est la capitale de cette population qui vit de la pêche et de la culture.
Les tombeaux sont construits principalement en bois et pierres et décorés par des arts funéraires dans un passé lointain. Ils sont très fascinants et marquent le rang social et la vie du défunt.
Différents rites (ou fomba), us et coutumes leurs sont propres, tel le « fitampoha » ou bain de reliques royales pour les Sakalava de Menabe, qui se pratique désormais tous les 4 ans à Belo-sur-Tsiribihina. Ce rituel marque l’existence d’une relation étroite entre les morts et les vivants, qui régit la vie quotidienne de la population.
Le royaume Sakalava était un grand royaume qui se trouvait à l’ouest de Madagascar, près de la mer. Les rois Sakalava étaient puissants et avaient beaucoup de guerriers courageux et de zébus. Ils faisaient du commerce avec d'autres pays, et ils aimaient construire de grands tombeaux pour leurs rois. Les Sakalava respectent beaucoup leurs ancêtres, et ils font encore aujourd’hui des fêtes traditionnelles comme le Fitampoha, où ils lavent les reliques royales dans la rivière.
Au quotidien, les Sakalava sont des agro pasteurs dont leurs ressources sont essentiellement basées dans l’élevage des zébus et dans la culture vivrière (riz, maïs, manioc).
Le royaume Sakalava du Menabe et l'histoire fascinante du roi Toare, martyr et héros national Malagasy, décapité en 1897 :
Pour plus d'informations, voir l'étude de Jacques LOMBARD, le spécialiste du peuple Sakalava du royaume du Menabe (Jacques Lombard — Wikipédia) :
Voir son interview par Laurence CARAMEL du média Le Monde le 25/04/2025 via le lien :
ou : https://acrobat.adobe.com/id/urn:aaid:sc:EU:c9e55f64-98fa-43d5-a9bc-542cbf956806
et
Le royaume Sakalava du Menabe : essai d'analyse d'un système politique à Madagascar 17e-20e
- publié en janvier 1988 - 153 pages - éditions de l'ORSTOM - Institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération
Lien :
1988 Le royaume sakalava du Menabe. Essai d'analyse d'un système politique à Madagascar. 17è-20è
ou
1988-LeroyaumeSakalavaduMenabe-essaidanalysedunsystemepolitiqueaMadagascar17e-20.pdf
Affectation des fonds :
Nb : un quart de la somme est nécessaire dès le mois de juin pour les premières cérémonies.
Principe : Le prince Harea Tinahy Tsialia Georges KAMAMY prône et insiste sur un retour à la plus grande sacralité possible des cérémonies selon des traditions orales qui les ont fondées et transmises depuis à seuls certains rares initiés dont il fait partie.
Le prince Harea Georges veut éviter la marchandisation de la culture Sakalava.
- étape 1 : Lohavogny (cérémonie de l'évocation des ancêtres sur le premier site royal Zomba); Le Zomba désigne la Maison dédiée à la conservation des reliques des rois Sakalava.
- étape 2 : Lohavogny (cérémonie de l'évocation des ancêtres sur le second site royal Zomba).
- étape 3 : Lohavogny (cérémonie de l'évocation des ancêtres sur le troisième et principal site royal Zomba de Belo-sur-Tsiribihina) et la cérémonie d'intronisation du prince Harea Tinahy Tsialia Georges KAMAMY (descendant légitime en ligne directe agnatique du roi Toera et du premier prince Andiandahifoty).
Couronnement réalisé à Belo-sur-Tsiribihina le 20 juin 2025 du nouveau roi du Menabe Harea Tinahy Tsialia Georges Kamamy (cf la nouvelle photo).
- étape 4 :
La réparation et la réhabilitation des tombes funéraires vandalisées et profanées des membres de la famille royale, dont celle du roi Toera. - étape 5 : Courant août prochain, la cérémonie de restitution des trois crânes sacrés, dont celui du roi Toare, dont le peuple Sakalava attendait la restitution depuis 1897, date du massacre et de la décapitation par les troupes Françaises du général Joseph GALLIENI du roi Toare et de deux de ses valeureux guerriers.
La réussite de ces cinq étapes suppose la participation physique du prince Harea Georges KAMAMY, qui ne dispose d'aucune ressource personnelle liée à son statut pour financer un tel cérémonial à titre privé, de celle de sa fille, et qui résident actuellement en France.
Les fonds doivent permettre, le financement des frais de déplacement, l'achat de linceuls sacrés et d'habits de cérémonie (lambamena*, lambahoany**, lamba landy***), l'achat de zébus qui seront offerts en offrandes, de la bonne organisation et réception de plusieurs dizaines de milliers de personnes attendues à ces cérémonies (rafraîchissements, sacs de riz…), de la participation de l'équipe de secours et médicale dont celle de la Croix-Rouge, du personnel de sécurité propre aux organisateurs, de la réalisation d'un documentaire portant sur l'ensemble des cérémonies par un réalisateur et son caméraman Français.
Avec le retour annoncé du crâne du roi Toera et de ses deux valeureux guerriers, Madagascar et son peuple Sakalava du royaume du Menabe entendent célébrer la mémoire de ses royautés brisées par la colonisation Française, sans esprit de revanche ou d'animosité, dans l'apaisement des mémoires, la fraternité et la paix avec la France, mais aussi dans le strict respect de ses traditions et de ses rites ancestraux, afin de permettre au peuple Sakalava, qui ne dispose d'aucune ressources pécuniaires propres, de disposer de son patrimoine spolié, sans dépendre des autorités Malgaches qui ont cherché pour certaines, à désacraliser ces cérémonies, à déposséder la famille royale légitime, par l'imposition initiale d'une chronologie et d'un modus operandi inappropriés et d'une branche cadette illégitime pour des raisons de politique intérieure et de nationalisme, d'où la création de ce financement participatif.
Voir le paragraphe : La restitution juridique des trois crânes de l’ancien Royaume malgache Sakalava en attendant la restitution physique, qui fait l’objet d’une querelle dynastique cachée aux autorités françaises par les autorités Malgaches, de l'article du 07/04/2025 (et celui du 25/04/2025) du digital média Le Courrier Africain (par Joël RANC), qui a permis d'évincer la branche illégitime lors de la visite présidentielle du Président MACRON à Madagascar des 23 et 24 avril 2025 : https://courrierafricain.com/index.php/environnement/actualites/une-societe-francaise-injustement-spoliee-par-la-republique-de-madagascar-une-affaire-toujours-pendante-depuis-plus-de-40-ans
et en introduction de l'article :
Voir l'article des 23 et 24/03/2025 du Monde Afrique (par Laurence CARAMEL) : la restitution par Paris du crâne d'un roi au centre d'une polémique entre Malgaches.
ou le lien publié sur internet le 21/03/2025 : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/03/21/a-madagascar-la-restitution-par-la-france-du-crane-d-un-roi-decapite-provoque-une-crise-dynastique_6584361_3212.html
Voir l'article du 24/05/2025 du quotidien l'Opinion (par Pascal AIRAULT) : S’opposant au président malgache, des descendants du roi Toera ont obtenu le report du retour sur l’île de restes mortuaires Madagascar : la restitution d’un crâne déchaîne les passions.
ou le lien de l'article publié sur internet le 23/04/2025 :
Madagascar: Macron ouvre la boîte de pandore avec la restitution d'un crâne royal - l'Opinion
Annonce du respect des traditions et de la cérémonie de restitution des trois crânes sacrés à Madagascar en août prochain :
Renvois :
*, **, *** : https://maculturemlg.blogspot.com/2018/04/lamba-landy-lambamena.html
Légende de la photo :
La dernière cérémonie d'Adieu et d'hommage de la défunte reine Georgette KAMAMY TSIRITY, en 2019, soit un an après le décès de la reine le 07/02/2018.
La passation s'est manifestée par un pas de danse traditionnel improvisé par le Dady Ndamagnotroniarivo et le futur prince héritier (roi) Harea Georges KAMAMY.
Nb : les généreux donateurs (à partir de 500€) auront la possibilité, s'ils le désirent de rencontrer le prince Harea Georges KAMAMY, futur roi, en région parisienne, dans les 12 mois de leur date de donation, avec la réalisation d'une photo souvenir.
Présentation historique (suite) :
Les Sakalava du Menabe vont constituer le peuple qui porte ce nom avec l’émergence d’un système politique original au début du XVIIème siècle dans la région centrale de la côte Ouest de Madagascar. La région occupée par le futur territoire de ce royaume s’étend du Sud au Nord, limitée par deux fleuves puissants, le Mangoky et la Mananboly, éloignés l’un de l’autre d’environ 300 kilomètres à vol d’oiseau. Le pays était déjà occupé par des groupes lignagers indépendants qui pratiquaient selon leur zone d’occupation l’élevage extensif, l’agriculture de décrue, la cueillette et la collecte.
Des guerres peu meurtrières sévissaient dans l’ensemble de cette zone destinées à la capture de femmes et d’enfants et au pillage des différentes ressources. Ces razzias incessantes menées à travers des alliances occasionnelles entre les clans représentaient alors une forme primitive de l’échange.
L’unité politique de référence était le clan patrilinéaire à l’intérieur duquel il était possible de se marier au-delà de cinq générations ascendantes communes. Le culte des ancêtres lignagers, en particulier à travers la possession et les reliques jiny des ancêtres du lignage, fondait le sentiment d’appartenance à cette communauté exclusive de tout autre. Les femmes et les enfants razziés étaient socialement assimilés par le vainqueur et les hommes capturés réduits en esclavage.
La dynastie Maroseraἤa, fondatrice du royaume du Menabe, est issue de migrants ou de marchands plus ou moins islamisés, d’origine arabe, perse, indienne ou indonésienne qui vont essaimer pendant plusieurs siècles sur la côte Est de l’île, perdant peu à peu le contact avec leurs pays d’origine. Ces migrants, Zafiraminia, originaires de la région de Fort-Dauphin, sont dépositaires de conceptions politiques, religieuses et sociales qui sont à l’origine de la plupart des institutions de la royauté Sakalava et plus largement de tous les systèmes politiques malgaches.
Ndremandazola (« Le seigneur qui brûlait la forêt ») est le premier souverain de la dynastie qui va ériger un Hazomaga vy, à Benghe au bord du Mangoky, pour marquer symboliquement la construction du futur territoire. Un bœuf rouge sera immolé et enterré d’où le nom de Menabe.
Progressant du Sud vers le Nord pendant plus d’un siècle, la dynastie fondatrice va progressivement pacifier le pays, ménageant des alliances matrimoniales avec les groupes autochtones les plus puissants, en particulier les groupes d’éleveurs, et favorisant alors l’ouverture de pâturages immenses et un développement très important de l’élevage des zébus.
Plusieurs sites, tombeaux et reliquaires marquent la construction du territoire de Benghe à Ilaza, Maneva, Tomboarivo et Tsinihy. La royauté va garantir sa puissance naissante en exerçant, par l’intermédiaire de différentes institutions rituelles et sociales, un contrôle fort sur l’accumulation et la circulation des bovidés.
Le Fitampoha ou bain des reliques royales qui se déroulait chaque année et consacrait le rôle du souverain comme garant de la prospérité, de la fécondité des femmes et des animaux et de la fertilité des terres, mais aussi le rituel de la circoncision du fils du roi qui était « aiguisé », afin d’être préparé à ses futures fonctions. Enfin les produits les plus divers pourront circuler à l’intérieur d’un territoire qui se trouve progressivement sécurisé.
Les nouveaux souverains établissent leur pouvoir sur l’ensemble de la côte occidentale au début du XVIIIème siècle, entrant alors en contact avec les marchands et les traitants négriers et s’imposant comme leurs seuls interlocuteurs. En échange d’esclaves capturés à la suite des guerres de conquête, ils vont obtenir des fusils, des balles et de la poudre, ce qui renforce leur capacité d’intervention et fait du royaume du Menabe l’un des plus puissants de Madagascar à cette époque.
Tout au long de cette même période, la dynastie conquérante, animée par un véritable génie politique, incorpore peu à peu les anciennes pratiques religieuses, pour les «adapter» à la mesure du royaume en gestation, récupérant à son profit dans une généalogie mythique qui la lie directement à la divinité suprême, les ancêtres fondateurs des différents groupes intégrés dans le nouveau système politique. Désormais le culte rendu aux ancêtres royaux consacrera le nouvel espace territorial qui place le souverain et toute sa lignée comme le descendant direct de la divinité suprême. Son pouvoir incomparable est dans sa nature même, « présentification » du divin, sacrée ou masina et tous ceux qui descendent de lui en conserve la trace plus ou moins marquée selon leur place dans la généalogie dynastique.
En revanche, ceux qui ne sont pas de ce rang communiquent avec des ancêtres dont «l’origine» reste «historique», limitée aux premiers temps de la royauté, et n’appartiennent pas au temps mythique et sacré de la constitution du royaume. Leur groupe d’appartenance, leur clan est placé en quelque sorte dans la position de cadet par rapport au groupe dynastique.
Ils sont donc contraints pour communiquer avec le divin de passer par l’intermédiaire d’un devin et de sa connaissance qui sonde, interroge le mouvement du cosmos grâce au vintana, aux règles de l’astrologie. Deux régimes de « vérité » sont donc à l’œuvre, le premier qui naît de la parole infaillible du souverain, puisque Dieu parle par son intermédiaire ainsi que par la voix de ses ancêtres à travers la possession.
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Memorial and heritage reparation for the people of Madagascar
Historical Sakalava:
The Sakalava, are one of the ethnic groups hitherto constituted in the royalty (the genealogical list of kings is perfectly known since the seventeenth century); they represent today about 40% of the Malagasy population (estimated at 30 million to date).
The Maroseraἤ a or Maroseraἤ ana dynasty was the founder of the Sakalava kingdom. This dynasty developed and managed its kingdom through the establishment of a territorial administration and lasting monarchical institutions within which it conducted a policy of conquest by arms or by marriage alliance.
The Sakalava are not peoples of the same origin. Thus, the main Sakalava families came from the province of Isaka, on the south-east coast, before their successive migration until their final settlement in the west. They were formed around the second part of the 17th century by the grouping of various Arab, Muslim and Indonesian ethnic groups, which already explains the heterogeneity of their population.
They occupy the western part of the Great Island and are divided essentially into two major kingdoms:
• One is associated with the line of Menabe, its founder Andriamanddisoarivo, is the son of the "white prince" Andriandahifoty.
• The other associated with the Boina dynasty.
Morondava is the capital of this population that lives from fishing and culture.
The tombs are built mainly of wood and stone and decorated by funerary arts in a distant past. They are very fascinating and mark the social status and life of the deceased.
Different rites (or fomba), us and customs are their own, such as the «fitampoha» or bath of royal relics for the Sakalava of Menabe, which is now practiced every 4 years in Belo-sur-Tsiribihina. This ritual marks the existence of a close relationship between the dead and the living, which governs the daily life of the population.
The Sakalava Kingdom was a large kingdom located west of Madagascar, near the sea. The Sakalava kings were powerful and had many brave warriors and zebus.
They traded with other countries, and loved to build great tombs for their kings. The Sakalava have great respect for their ancestors, and they still hold traditional festivals such as Fitampoha, where they wash royal relics in the river.
On a daily basis, the Sakalava are agro-pastoralists whose resources are mainly based on zebus breeding and food crops (rice, maize, cassava).
The Sakalava kingdom of Menabe and the fascinating story of King Toare, a Malagasy martyr and national hero, beheaded in 1897:
For more information, see the study by Jacques LOMBARD, the specialist of the Sakalava people of the kingdom of Menabe (Jacques Lombard — Wikipédia) :
See his interview by Laurence CARAMEL of the media Le Monde on 25/04/2025 via the link:
or: https://acrobat.adobe.com/id/urn:aaid:sc:EU:c9e55f64-98fa-43d5-a9bc-542cbf956806
and
The Sakalava kingdom of Menabe: analysis of a political system in Madagascar 17th-20th
• published in January 1988 - 153 pages - editions of ORSTOM - French Institute of Scientific Research for Cooperative Development
Link:
1988 Le royaume sakalava du Menabe. Essai d'analyse d'un système politique à Madagascar. 17è-20è
or
1988-LeroyaumeSakalavaduMenabe-essaidanalysedunsystemepolitiqueaMadagascar17e-20.pdf
Allocation of funds:
Note: a quarter of the sum is required from June for the first ceremonies.
Principle: Prince Harea Tinahy Tsialia Georges KAMAMY advocates and insists on a return to the greatest possible sacredness of ceremonies according to oral traditions that have founded them and transmitted since only some rare initiates of which he is part.
Prince Harea Georges wants to avoid the commercialization of the Sakalava culture.
- Step 1: Lohavogny (ancestor evocation ceremony on the first royal site Zomba).
- Step 2: Lohavogny (ancestor evocation ceremony on the second royal site Zomba); The Zomba refers to the House dedicated to the conservation of the relics of the Sakalava kings.
- Step 3: Lohavogny (the ceremony of evocation of ancestors on the third and main royal site Zomba of Belo-sur-Tsiribihina) and the enthronement ceremony of Prince Harea Tinahy Tsialia Georges KAMAMY (legitimate direct descendant of King Toera and the first prince Andiandahifoty).
Coronation carried out in Belo-sur-Tsiribihina on June 20, 2025, of the new king of Menabe Harea Tinahy Tsialia Georges Kamamy (see the new photo).
- Step 4: The repair and rehabilitation of vandalized and desecrated graves of members of the royal family, including King Toera.
- Step 5: Next August, the ceremony of restitution of the three sacred skulls, including that of King Toare, whose restitution the Sakalava people have been waiting for since 1897, date of the massacre and beheading by French troops of General Joseph GALLIENI of King Toare and two of his brave warriors.
The success of these five stages requires the physical participation of Prince Harea Georges KAMAMY, who has no personal resources related to his status to finance such a private ceremony, that of his daughter, and who currently reside in France.
The funds must allow, the financing of travel expenses, the purchase of sacred shrouds and ceremonial clothes (lambamena*, lambahoany**, lamba landy***), the purchase of zebus that will be offered as offerings, the good organization and reception of several tens of thousands of people expected to attend these ceremonies (refreshments, rice bags...), the participation of the rescue and medical team including that of the Red Cross, security staff of the organizers, the production of a documentary on all the ceremonies by a director and his French cameraman.
With the announced return of the skull of King Toera and his two brave warriors, Madagascar and its people Sakalava of the kingdom of Menabe intend to celebrate the memory of its kingdoms broken by the French colonization, without spirit of revenge or animosity, in the healing of memories, brotherhood and peace with France, but also in strict respect for its traditions and ancestral rites, to allow the people of Sakalava, who have no monetary resources of their own, to dispose of their spoliated heritage, without depending on the Malagasy authorities who have sought for some, to desecrate these ceremonies, to dispossess the legitimate royal family, by the initial imposition of inappropriate chronology and modus operandi and an illegitimate cadet branch for reasons of domestic politics and nationalism, hence the creation of this crowdfunding.
See paragraph: The legal restitution of the three skulls of the former Malagasy Kingdom Sakalava pending the physical restitution, which is the subject of a dynastic dispute hidden from the French authorities by the Malagasy authorities, article of 07/04/2025
(and that of 25/04/2025) of the digital media Le Courrier Africain (by Joël RANC), which allowed to oust the illegitimate branch during the presidential visit of President MACRON in Madagascar on 23 and 24 April 2025:
and in the introduction of the article:
See the article of 23 and 24/03/2025 of the World Africa (by Laurence CARAMEL): the restitution by Paris of the skull of a king at the center of a controversy between Malagasy.
or link published on the internet on 21/03/2025:
See the article of 24/05/2025 of the daily newspaper l'Opinion (by Pascal AIRAULT): Opposing the Malagasy president, descendants of King Toera have obtained the postponement of the return to the island of remains Madagascar: the restitution of a skull unleashes passions.
or the link of the article published on the internet on 23/04/2025:
Madagascar: Macron ouvre la boîte de pandore avec la restitution d'un crâne royal - l'Opinion
Announcement of the respect for traditions and the ceremony of restitution of the three sacred skulls in Madagascar next August:
Referrals:
*, **, *** : https://maculturemlg.blogspot.com/2018/04/lamba-landy-lambamena.html
Picture caption:
The last farewell and tribute ceremony of the late queen Georgette KAMAMY TSIRITY, in 2019, one year after the death of the queen on 07/02/2018.
The handover was manifested by a traditional dance step improvised by the Dady Ndamagnotroniarivo and the future crown prince (king) Harea Georges KAMAMY.
Note: the generous donors (starting from 500 €) will have the opportunity, if they wish to meet Prince Harea Georges KAMAMY, future king, in the Paris region, within 12 months of their donation date, with the realization of a souvenir photo.
Historical presentation (continued):
The Sakalava of Menabe will constitute the people who bear this name with the emergence of an original political system in the early seventeenth century in the central region of the west coast of Madagascar. The region occupied by the future territory of this kingdom extends from south to north, bounded by two powerful rivers, the Mangoky and the Mananboly, about 300 kilometers apart in bird’s eye view. The country was already occupied by independent lineage groups which practiced according to their area of occupation, extensive livestock farming, run-down agriculture, gathering and collecting.
There were low-cost wars throughout the area to capture women and children and plunder various resources. These incessant raids carried out through occasional alliances between the clans represented a primitive form of exchange.
The political unit of reference was the patrilineal clan within which it was possible to marry beyond five common ascending generations. The cult of lineage ancestors, especially through possession and jiny relics of lineage ancestors, founded the feeling of belonging to this exclusive community of all others. The women and children raided were socially assimilated by the victor and the captured men enslaved.
The Maroseraἤ a dynasty, founder of the kingdom of Menabe, is descended from migrants or merchants more or less islamized, of Arab, Persian, Indian or Indonesian origin who will swarm for several centuries on the east coast of the island, Gradually losing contact with their countries of origin. These migrants, Zafiraminia, originating from the region of Fort-Dauphin, are custodians of political, religious and social conceptions that are at the origin of most institutions of the Sakalava royalty and more broadly of all Malagasy political systems.
Ndremandazola ("The lord who burned the forest") is the first ruler of the dynasty that will erect a Hazomaga vy, in Benghe on the edge of the Mangoky, to symbolically mark the construction of the future territory. A red ox will be immolated and buried hence the name of Menabe.
Advancing from the South to the North for more than a century, the founding dynasty will gradually pacify the country, maintaining marriage alliances with the most powerful indigenous groups, especially herders, and thus promoting the opening of huge pastures and a very important development of zebus breeding.
Several sites, tombs and reliquaries mark the construction of the territory from Benghe to Ilaza, Maneva, Tomboarivo and Tsinihy. The royalty will guarantee its nascent power by exercising, through different ritual and social institutions, a strong control on the accumulation and circulation of bovids.
The Fitampoha or bath of royal relics that took place every year and consecrated the role of the sovereign as guarantor of prosperity, fertility of women and animals and fertility of the land, but also the ritual of the circumcision of the king’s son who was “sharpened” to be prepared for future duties. Finally, the most diverse products will be able to circulate within a territory that is progressively secured.
The new sovereigns established their power on the entire west coast at the beginning of the 18th century, coming into contact with merchants and slave traders and establishing themselves as their only interlocutors. In exchange for slaves captured as a result of the wars of conquest, they will obtain guns, bullets and powder, which strengthens their intervention capacity and makes the kingdom of Menabe one of the most powerful in Madagascar at that time.
Throughout this same period, the conquering dynasty, animated by a true political genius, gradually incorporates the ancient religious practices, to “adapt” them to the measure of the kingdom in gestation, recovering to its advantage in a mythical genealogy that links it directly to the supreme deity, the founding ancestors of the various groups integrated into the new political system. From now on, the worship of royal ancestors will consecrate the new territorial space that places the sovereign and all his lineage as the direct descendant of the supreme deity. Its incomparable power is in its very nature, “presentification” of the divine, sacred or masina and all those who descend from it keeps the trace more or less marked according to their place in dynastic genealogy.
On the other hand, those who are not of this rank communicate with ancestors whose “origin” remains “historical”, limited to the first times of royalty, and do not belong to the mythical and sacred time of the constitution of the kingdom. Their belonging group, their clan is placed in a sort of cadet position relative to the dynastic group.
They are therefore forced to communicate with the divine through a seer and his knowledge that probes, questions the movement of the cosmos through the vintana, the rules of astrology. Two regimes of “truth” are thus at work, the first being born from the infallible word of the sovereign, since God speaks through him as well as through the voice of his ancestors through possession.