
Offrir un pagne, un geste qui répare.
Created by Catherine Noël épouse Combey
for Emilienne MUKANSORO
Offrir un pagne, un geste qui répare.
Pour que chaque femme survivante, membre d’un groupe de paroles, reçoive une marque concrète du soutien d’une personne du bout du monde. Parce que ces femmes ont avant tout besoin de se sentir comprises. Les femmes survivantes du génocide des Tutsi cheminent depuis plus de 30 ans pour se retrouver.
Vous aussi, aidez Emilienne Mukansoro,
psychothérapeute reconnue au Rwanda, à offrir à chaque femme, membre d’un groupe de paroles, un pagne.
Le pagne reçu montre à chacune qu’un autre l’a comprise et la soutient pour avancer.
Un pagne de qualité correcte coûte actuellement 15 € environ. Aujourd’hui, les groupes suivis par Emilienne comptent 232 femmes. 132 sont prioritaires pour cette année. L’idéal serait donc de collecter au moins 2000€. Si nous arrivons à 3600 €,
nous pourrons servir toutes les femmes de tous les groupes. Si on tient compte de la commission de la plateforme, il faudrait un peu plus de 3800€. La cagnotte sera versée à Émilienne avant le 10/12, nous la clôturerons donc le 7/12/2025.
L’union fait la force
: chacun donne selon ses capacités et ses priorités du moment, même quelques euros, si nous sommes nombreux, cela fera beaucoup
! N’hésitez pas à partager à vos amis et contacts, c’est l’intérêt de l’organiser sur cette plateforme. Merci.
À nous de jouer
! A nous de montrer à Emilienne, 58 ans, que nous sommes à ses côtés dans le travail extraordinaire qu’elle accomplit: suivi et animation des groupes, formation de femmes relais au sein des groupes, plaidoyer en faveur des femmes rescapées, au Rwanda et dans le monde…
À nous de montrer aux femmes qu'elle soutient que leurs vies comptent, qu’elles ont de la valeur, qu’elles sont importantes pour nous. De ce point de vue, le nombre de participants à la cagnotte est aussi important que le montant. Emilienne pourra leur dire
: «
tant de personnes se sont cotisées pour vous offrir les pagnes cette années, ce sont autant de personnes qui vous «
souhaitent du bien
», comme l’a dit Judith lors de la dernière distribution de pagnes, en décembre 2024.
Les mots (traduit du kinyarwanda), des femmes des groupes qui ont reçu un pagne l’an dernier, grâce à la générosité des amies
d’Emilienne,
disent bien ce que c’est pour elles.
« En m’offrant le pagne, vous ne réchauffez pas que mon corps mais aussi mon cœur détruit par les violences que j’ai subies en 1994 ». (Julienne)
Adèle explique que le pagne qu’elle reçoit chaque année, lui permet de faire coudre une nouvelle tenue, et de «
se réapproprier son corps
» qu’elle a longtemps perçu comme «
son déchet
».
« Nous recevons des cadeaux de pagne par des personnes qui nous comprennent et qui nous souhaitent du bien, c’est très important de garder de l’espoir dans l’humain » dit Judith.
Anne-Marie quant à elle, dit que la sensation qu’elle a gardé de «
cette période de mort
», c’est le froid. Le pagne au contraire, lui procure une «
douce chaleur
».
Emilienne Mukansoro, survivante du génocide des Tutsi devenue psychothérapeute, anime bénévolement une douzaine de groupes de femmes rescapées du génocide. Au sein de ces groupes, les femmes peuvent enfin parler de l’indicible, être écoutées sans jugement.
Avec celles qui ont vécu la même chose, elles s’entraident par la parole, l’écoute, l’échange, mais aussi en s’associant dans de petites activités de production agricole ou en organisant de petites caisses de solidarité entre elles, pour avancer.
Chaque année en décembre, avec l’aide de ses amies, Emilienne essaie de faire à chacune un «
cadeau de pagne
». Le pagne célèbre la beauté et la dignité de la femme, il est généralement offert par son mari. Les relations conjugales des rescapées sont souvent compliquées, parfois abîmées par le malheur qui les a frappées il y a plus de 30 ans, qu’elles aient été mariées ou pas encore, à l’époque du génocide.
Alors Emilienne sollicite ses amies
! Elles sont nombreuses chaque année à permettre qu’un certain nombre de femmes membres des groupes reçoivent un pagne.
Le génocide des Tutsi au Rwanda s’est produit il y a 31 ans, d’avril à juillet 1994. En 100 jours, dans le cadre d’une propagande intense s’appuyant sur des croyances entretenues depuis la période coloniale et la décolonisation, plus de 800
000 tutsi sont assassinés, par des milices proches du gouvernement de l’époque, auxquelles se joignent les voisins des victimes, leurs prêtres, leurs instituteurs, des maires, des gens de leurs familles même.
Dans ce contexte, d’après l’ONU, plus de 250 000 femmes subissent «
pire que la mort
», selon l’expression de leurs bourreaux,
des viols aggravés, souvent perpétrés en public, devant leurs familles et leur communauté.
Emilienne Mukansoro est, avec deux de ses sœurs, seule rescapée d’une famille de onze enfants.
Son chemin pour s’en sortir a été de se mettre au service des femmes rescapées.
Vous trouverez ici une présentation de son parcours et de ses activités par la RTBF qui lui consacrait une émission en septembre dernier.
Egalement, cette vidéo plus ancienne explique comment Emilienne a commencé ses actions auprès des femmes survivantes.
Emilienne a été l’objet de nombreux documentaires depuis plus de 20 ans qu’elle soutient les femmes rescapées du génocide
à travers des groupes de paroles. Faites une recherche sur son nom, vous découvrirez une perle qui éclaire le monde.
À écouter sur RFI, une émission du 21/10/2025
Delphine, Lydie, Juliette et Catherine, amies et admiratrices d’Emilienne.
- Marie-Claude Belanger JerezBelle initiative que cette cagnotte. Tout mon soutien à Émilienne dont la rencontre m’a beaucoup touchée. Tout mon soutien également aux femmes qu’elle accompagne6 months agoMerci Marie-Claude. C’est vrai que cette rencontre au bord du lac fut courte mais intense. Nous transmettrons bien sûr ton soutien précieux à Emilienne et aux femmes qu’elle accompagne, en même temps que vos dons. Encore merci, une très belle fin d’année à toi.6 months ago
- Théo Combeycontributed to the pot6 months agoMerci Théo !6 months ago
- Myriam Orsonicontributed to the pot6 months agoMerci infiniment Myriam. Merci d’encourager Emilienne, merci de soutenir les rescapées en leur montrant qu’on les a entendues.6 months ago