
Appel à solidarité – m’aider à retrouver mobilité, dignité et autonomie
Created by Céline AMERY
for Céline Hind AMERY
Appel à solidarité – m’aider à retrouver mobilité, dignité et autonomie
Je lance cette cagnotte avec beaucoup de pudeur, mais aussi parce que ma situation est devenue trop lourde à porter seule.
Je suis mère seule, en situation de handicap, et je me bats depuis des années pour rester debout, travailler, élever mon enfant, cotiser, contribuer à la société et préserver mon autonomie. Depuis mes 17 ans, j’ai toujours participé à la vie citoyenne, avec la volonté d’être utile, active et responsable.
Depuis 2009, ma santé s’est progressivement dégradée, avec un long parcours d’errance médicale. Les suites de la vaccination, les symptômes neurologiques, la cataplexie, la fibromyalgie, puis une morsure de tique en 2012 ayant laissé un érythème, ont marqué un parcours médical complexe, douloureux et souvent incompris.
À cela se sont ajoutés deux accidents de la route, en 2016 et en 2020, dont je n’étais pas responsable. L’accident de 2020 fait encore l’objet de démarches, d’expertises médicales et d’un accompagnement juridique, car une partie de l’aggravation de mon état est renvoyée à des maladies chroniques encore insuffisamment reconnues, notamment Lyme chronique, la cataplexie liée à la vaccination Pandemrix retirée du marché en 2011, ainsi que la fibromyalgie.
Aujourd’hui, ma mobilité s’est fortement dégradée. Je dois me procurer un fauteuil réellement adapté à mon état de santé, car mon matériel actuel ne me permet plus de sortir correctement, de me déplacer en sécurité ni de préserver mon énergie.
Mon quotidien reste très difficile : les déplacements, les soins, les démarches et les actes simples deviennent épuisants.
Ma situation s’est encore aggravée dans le cadre d’un poste de travail insuffisamment adapté à mon handicap et à mes fragilités physiques. Le siège n’était pas adapté, les écrans étaient trop grands et mal positionnés par rapport à mes besoins et aux logiciels utilisés, m’obligeant à manipuler la souris sur une distance importante, parfois sur plus d’un mètre sur deux écrans. À cela s’ajoutait une connexion informatique très faible, jusqu’à dix fois inférieure à celle de certains collègues, ce qui augmentait les manipulations, les temps d’attente, la fatigue et les tensions physiques.
Dans ce contexte, alors que mes cervicales étaient déjà fragiles, j’ai développé des douleurs importantes aux bras, aux épaules et au cou, ainsi que des kystes aux pieds, avec une gêne importante à la marche et une perte supplémentaire de mobilité. Ces aggravations rendent aujourd’hui les gestes du quotidien encore plus difficiles : rester debout, porter, conduire, utiliser un clavier, manipuler mon fauteuil ou simplement sortir de chez moi.
Financièrement, je suis aujourd’hui fragilisée. Mon AAH a été supprimée parce que j’ai voulu travailler, cotiser pour ma retraite et financer un véhicule adapté à mon handicap. J’ai fait ce choix pour rester autonome, mais je me retrouve aujourd’hui pénalisée, alors même que mes besoins liés au handicap augmentent.
Cette cagnotte servira à m’aider à faire face aux dépenses urgentes et indispensables :
– l’acquisition ou l’adaptation d’un fauteuil adapté ;
– les frais médicaux, bilans et expertises ;
– les frais d’avocat liés à mon accident de 2020 et à la reconnaissance de mes préjudices ;
– les conséquences financières de la perte de revenus, de la suppression de l’AAH et de l’aggravation de mon état de santé ;
– les démarches nécessaires pour éviter une précarisation encore plus grave.
J’ai alerté les institutions concernées, notamment différents ministres car ma situation illustre une réalité injuste : lorsqu’une personne handicapée veut travailler, rester digne et ne pas renoncer à sa place dans la société, elle peut malgré tout se retrouver précarisée au lieu d’être protégée.
Je ne demande pas de l’assistanat. Je demande un soutien pour tenir, me défendre, me soigner, retrouver de la mobilité et continuer à avancer.
Chaque don, même petit, m’aidera concrètement. Chaque partage compte aussi énormément.
Merci du fond du cœur à toutes celles et ceux qui comprendront mon combat, ma fatigue, mais aussi ma volonté de rester digne, libre et debout.