Salut, je m’appelle Ella, et voici mon histoire.
Avant de la lire, je tiens à te prévenir qu’il y a des TW (Trigger Warning) concernant les violences physiques, verbales et émotionnelles.
Si tu ne peux pas lire toute l’histoire, sache que cette cagnotte a été créée pour m’aider à financer une chirurgie cérébrale suite à une blessure causée par mon ex-mari. Si tu veux lire mon histoire, merci pour le temps que tu m’accordes, et si tu peux faire un don, merci infiniment pour ton soutien.
Mon histoire :
Parfois, quand je regarde mon reflet dans le miroir, je me demande comment j’en suis arrivée là. La vie a cette étrange manière d’écrire des histoires qu’on n’aurait jamais cru être les nôtres.
Je suis une artiste. J’ai toujours trouvé la beauté dans cet espace entre la lumière et l’ombre. Dernièrement, j’ai aussi appris à trouver de la beauté dans ma fragilité, et dans la force qu’il faut pour partager une vérité que j’ai gardée secrète trop longtemps.
Un jour, je suis tombée amoureuse d’un homme. Tout le monde l’aimait, et c’était facile à comprendre. Il était magnétique, charmant, du genre à vous faire sentir spéciale juste par sa présence. Mais l’amour peut masquer les ombres, et les siennes étaient plus sombres que je ne l’aurais jamais imaginé.
Je me souviens d’un jour au parc. C’était une journée ordinaire : nous promenions notre berger allemand, comme nous l’avions fait des centaines de fois. Puis il a ramassé une branche, aussi grande qu’une batte de baseball pour jouer avec notre chien, et en une seconde, tout a basculé. Un instant, je parlais ; l’instant suivant, j’étais au sol, le goût du sang et de la peur emplissant ma bouche. Il venait de balancer la branche sur mon visage de toutes ses forces.
Quand je suis revenue à moi, il était là, insistant que « c’était un accident, tu vois ? » Les gens nous regardaient. À l’hôpital, son charme a fait merveille : tout le monde a cru à l’accident. Et moi, chaque fois qu’un médecin approchait, ses doigts enfoncés dans mon épaule me rappelaient que mon silence était plus sûr que la vérité. Ce n’était pas la première fois, et ce ne serait pas la dernière. Beaucoup de choses se sont passées par la suite, mais je ne suis pas encore prête à tout raconter. Peut-être un jour.
J’ai trouvé la force de le quitter. J’ai changé de continent, recommencé ma vie à zéro. Je pensais avoir tout laissé derrière moi, mais c’était oublier que nos corps se souviennent des coups que l’on reçoit. En février de cette année, tout a changé. Ce jour-là, je me suis penchée et quelque chose s’est écoulé de mon nez. Ce que je pensais être insignifiant était en réalité du fluide cérébrospinal s’échappant par une fissure dans mon crâne, laissée par cette fameuse journée au parc.
Et ainsi, la vie que j’avais si durement reconstruite s’effondra. J’ai passé des semaines à l’hôpital à endurer des tests douloureux, incluant un examen par contraste de la moelle épinière. L’hôpital confirma mes craintes, ils devaient opérer.
Et comme si ça ne suffisait pas, l’entreprise pour laquelle je travaillais, celle à qui j’ai donné deux ans de ma vie, me vira à l’instant où ils apprirent ma situation. Deux ans de dévouement qui se terminaient par le chèque du mois et un cœur brisé. J’ai dû attendre 10 mois pour enfin avoir une date d’opération.
Une chance de finalement guérir de cette blessure invisible.
Et me voilà. Seule. Bloquée dans un pays étranger—sans pouvoir prendre un avion car la pression me tuerait—affrontant des difficultés auxquelles je n’aurais jamais cru faire face. Certains jours, la fatigue est telle que la gravité elle-même semble m’aspirer dans le sol. Travailler à temps plein m’est impossible. J’ai reçu mon titre de séjour cependant aucune aide de l’état est possible étant donné de ma situation
mais le rétablissement pourrait prendre des mois : des mois sans travail, sans salaire, sans savoir si je verrais la lumière au bout du tunnel.
Je n’aurais jamais pensé que je devrais mettre en danger mon cerveau, qui est le principal outil dans mon travail. L'opération a des conséquences directes sur ma santé. En plus des risques de perte de mes fonctions neurologiques et cognitives, je vais perdre mon autonomie et je ne pourrai pas travailler au cours des prochains mois. En plus de cela, les factures de frais médicaux et de cout de vie s’accumulent.
J’ai toujours été fière de mon indépendance. Je travaille depuis ma première année universitaire et j’ai toujours été autonome. Mais maintenant, je suis dans une situation où je ne peux pas m’en sortir seule. C’est pour cela qu’aujourd’hui je te demande de l’aide.
Je sais que mon histoire n’est pas unique. Malheureusement, on est trop nombreuses à porter ces blessures invisibles. Mais se relever est souvent possible, grâce à la solidarité et l’adelphité que l’on trouve entre nous.
Si tu peux m’aider, que ce soit avec un don ou en partageant mon histoire, tu m’aides à écrire un nouveau chapitre—un qui ne soit pas juste une échappatoire, mais sur la guérison, pour retrouver ma place dans mon corps. Chaque contribution, aussi petite soit-elle, signifie tout pour moi. Si tu ne peux pas donner, partager mon histoire est une autre façon d’aider.
Ton aide couvrira :
Les frais du suivi médical et les traitements indispensables suite à la chirurgie
Les frais de vie durant le rétablissement
Merci de m’avoir lue et de faire partie de ce voyage que je n’ai jamais choisi, mais que je dois affronter.
Le cœur rempli d’espoir, Ella (nom changé pour des raisons de sécurité)
[Documents médicaux disponibles sur demande]
English:
Sometimes I catch my reflection in the mirror and wonder how I got here. Life has a way of writing stories we never thought would be ours.
I am an artist. I find beauty in the broken things, in the spaces between light and shadow. Lately, I've been learning to find beauty in my own brokenness. In the strength it takes to share truths that I have kept hidden for so long.
Once upon a time, I fell in love with a man. Everyone adored him—how could they not? He was magnetic, charming, the kind of person who made you feel special just by being near him. But love has a way of hiding shadows, and his were darker than I could ever imagine.
I remember the day in the park. Started out like any other day, walking our German Shepherd, playing fetch, talking. Something we had done a hundred times before. He picked up a branch—the size of a baseball bat, really—and in a second, everything changed. One second, I was talking, the next, I was on the ground, tasting my own blood and fear. He had swung the branch into my face with full force.
When I came to, his face was above mine, eyes cold, insisting it was an accident. You know? People were watching. At the hospital, his charm worked like a spell: everyone believed that was just a clumsy accident. And every time a doctor approached, as his fingers dug into my shoulder, I found my voice trapped behind my teeth. Sometimes silence feels safer than truth.
I found the strength to leave him. I moved to another continent. Started over from scratch. I thought I left it all behind but I didn't remember that our bodies keep score of the hurt we endure. The full impact of the day in the park would surface again and change my life forever in February this year. You see: they missed something crucial at the hospital. It started with something so simple: bending down and feeling liquid trickle from my nose. And what I thought was nothing turned out to be everything: cerebrospinal fluid leaking through a tiny hole in my skull, a hidden wound from that day, finally making itself known.
And just like that, the life I’d worked so hard to rebuild was shattered. I spent weeks in the hospital undergoing painful tests, including a spinal contrast procedure. The hospital confirmed my fears, I
had to have brain surgery. And as if that wasn't enough, the company I'd worked for—the one I'd poured two years of my life into—fired me the moment they heard about my condition. Two years of dedication ended with a month's pay and a broken heart.
Now I'm here. Alone. Stranded in a foreign country—unable to fly because the pressure could kill me—fighting battles I never imagined I'd face. Some days, the exhaustion is so heavy it feels like gravity itself is trying to pull me through the floor. Working full time has been impossible. A chance to finally heal this invisible wound. I’ve received a medical-emergency residence permit, but recovery will take months—months without work, without income, without knowing how I’ll make it through to the other side.
I've always been proud of my independence. I've worked since my first year of college and have always supported myself. But now, I'm in a position where I can't do it alone. This is where you come in. If you can help, whether with a donation or by sharing my story, you're helping me write a new chapter—one where survival isn't just about escape, but about healing, about finding home again in my own skin. Every contribution, no matter how small, means the world to me. If you can't donate, sharing my story is another way to help.
Your help will cover:
- Follow-up medical care and essential treatments after the surgery
- Living expenses during recovery
Thank you for seeing me, for reading these words, for being part of this journey I never wanted but somehow needed to make.
With a full and hopeful heart,
Ella (named changed for security reasons)
[Medical documentation available upon request]
- AnonymePlein de courage, en espérant que tout se passe bien, et que ce genre de choses arrête de se passer.a year ago
- AnonymeBeaucoup de courage à toi qui en as déjà démontré tant. Je ne sais pas quoi dire tant ton histoire est injuste. J'espère sincèrement que tu vas pouvoir guérir.2 years ago