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Pour le bonheur de Marine

Organisé pour : VOLLE Sandrine

Bienvenue sur cette cagnotte solidaire !

POUR LE RETOUR DE MARINE

Ma petite fille Marine a été placée au foyer Mazel du chambon-sur-lignon le 3 juillet 2018, arrachée brutalement d'un environnement social et affectif sécurisant et épanouissant. Je me bat depuis pour récupérer mon enfant.

Une association me soutient au niveau administratif. Cette cagnotte me permettra de faire face financiérement aux frais juridiques, honoraires d'avocat principalement et frais annexes.

Je vous remercie de votre soutien et de tout le soutien que j'ai pu avoir jusqu'à maintenant.

voir mon lien facebook: Sandrine Volle, voir articles de journaux sur "la commère 43" ou le journal "la tribune", rubrique VOLLE Sandrine à TENCE

Le 3 juillet 2018 deux gendarmes et trois éducateurs sont venus brutalement chercher ma fille. Depuis je voyais ma fille 1 heure tous les quinze jours et cela n’était pas toujours respecté. J’ai dû attendre plus longtemps à deux reprises et depuis son placement, je ne l'ai vu que 10h seulement. J’avais le droit de téléphoner à ma fille une fois par semaine en étant écoutée et interrompue si je parlais de ma vie ou de ce que je pensais. Son courrier est ouvert afin de décider si il va lui être remis. Les cadeaux et les objets transmis à Marine sont controlés.Soudainement, un jour seulement avant notre visite médiatisées avec ma fille, quelques jours avant noël et son anniversaire, on prive ma fille de sa maman brutalement pendant une période prévu de 3 mois. Une décision comme à son habitude arbitraire et sans humanité, alors meme que Je ne cessais de demander un PPE et des comptes rendu des visites médiatisées. J'ai toujours souhaité échanger sur la situation afin de pouvoir faire tout ce qu’ils me demanderaient, dans le but de récupérer ma fille le plus rapidement possible. Le 27 mars 2019 alors que nous devions nous revoir, la veille une nouvelle fois l'ASE décide l'annulation de la visite médiatisée. Marine était au courant de cette visite médiatisée et l'attendait avec impatience. On peut imaginer encore une fois sa grande peine et sa grande douleur face à une autre décision aussi injuste. A ce jour je n'ai toujours pas eu le droit de voir ma fille et cela depuis le 5 décembre 2018.

Voici les deux lettres qui reprennent entre guillemets à l’identique ce qui m’a été reproché en essayant d'en apporter la vérité. Ces lettres ont été envoyées à la Juge des Enfants, au Président du Conseil Départementale, au Président de Région, au Président de la Cour d’Appel de RIOM, au Procureur de la République...

Objet : Contradictoire de l’ordonnance de placement du 3 et du 18 juillet 2018.

Le 3 juillet 2018 dans l’après- midi, alors que je rentrais d'une promenade avec ma fille, je découvrais un mot sur la porte de mon domicile ainsi que de nombreux messages sur le répondeur de mon téléphone me signifiant que des éducateurs de l'A.S.E. souhaitaient me rencontrer afin d'évoquer la situation de ma fille:

- " La Mineure n’est plus scolarisée depuis mai 2018".

Effectivement ma fille n’a pu réintégrer son établissement scolaire depuis fin mai 2018. Mais cette décision, dont je mesure avec le recul la maladresse, fait suite à une situation difficile depuis un incident majeur qui s'est déroulé durant le mois de novembre 2017. Voici les faits tels qu'il se sont produits. Ma fille devait être récupérée par son père après la classe. A l'arrivée de ce dernier elle refusa de le rejoindre. Les institutrices décidèrent de la contraindre à le suivre, malgré les protestations insistantes de Marine, sous les regards inquiets de ses camarades de classe. Il s'ensuivit un sentiment de défiance de la part de Marine envers ces institutrices qui n'avaient su l'écouter et un rejet de la part de certains de ses camarades effrayés par la situation. J’ai écrit à l'école afin de les alerter sur le sentiment de rejet qu'éprouvait Marine depuis cet incident et la peine qu’elle a ressenti du fait que ses institutrices l'aient obligée à monter dans le véhicule de son père. Ce courrier, non seulement ne fut pas pris en compte, mais engendra un comportement de plus en plus discriminant de la part de l'institutrice à l'égard de Marine. Face à cette situation, de plus en plus préoccupante et face au refus de l'enseignante de m'accorder une entrevue, je décidais de contacter l' I.E.N. de secteur. Un rendez-vous me fut donné avec l’inspectrice, la Directrice de l'école, et l'institutrice afin d'évoquer la situation et de trouver des solutions pour permettre à Marine de poursuivre sa scolarité dans les meilleures conditions. Malgré un entretien que j'avais jugé constructif je ne constatais aucune évolution positive au fil des semaines. Marine se sentait toujours mise a l’écart et commençait pour la première fois à montrer des réticences à aller à l'école. Ne cédant pas à ses requêtes je l'obligeais à se rendre à l'école, lui assurant que les choses allaient s'améliorer. Un nouvel incident se produisit le vendredi 11 Mai, quand deux camarades de classe lui cachèrent sa veste dans les toilettes du gymnase après le cours de sport. Face à la tristesse de Marine cherchant en vain sa veste, l'une d’entre elle prise de remord lui dit , une fois de retour en classe, où elle l'avait cachée. Marine demanda donc à la maîtresse d’aller la récupérer. L'institutrice refusa et lui répondit: «non, mais tu ne vas pas me casser les bonbons pour çà...». Cette veste lui avait été offerte par son père, qui la gronda lorsqu'il apprit qu'elle l'avait perdue... Je laissais un message sur le répondeur de l’école pour signaler la réponse inadmissible de l'institutrice. Le lundi Marine ne voulait plus retourner à l’école, épuisée par une situation qui lui devenait insupportable. Je téléphonais donc à la directrice de l’école pour l'informer de la situation et obtenir un nouveau rendez-vous. Aucune réponse de sa part. J'obligeais Marine à retourner à l'école dès le lendemain. Dès son arrivée l’institutrice, la traite de menteuse et lui fait chercher en vain sa veste dans toute l’école. Or nous avions mis un mot sur la porte du gymnase avec notre adresse et la description de cette veste. Un peu plus tard, une personne nous ramena la veste et attesta de l’endroit ou il l’avait trouvée afin de démontrer à son institutrice la bonne foi de Marine. Je me présentais à l'école à 12h35 pour amener Marine au cours de soutien. Après plus de 10 minutes d'attente la porte s'ouvrait enfin. Je décidais d'aller voir l'institutrice afin de l'informer du fait que nous avions retrouvé la veste au gymnase comme lui avait indiqué Marine afin de rétablir la légitimité de ses propos. Mais, à ma grande surprise, l'institutrice resta arc boutée sur sa position maintenant que Marine avait menti et que j'étais, de fait, complice de ce mensonge. Face à une telle injustice manifeste et au comportement irrationnel de l'enseignante, je décidais donc de prendre les affaires de ma fille et de quitter momentanément l'école, le temps d’obtenir un rendez vous avec la directrice de l’établissement afin de trouver une issue favorable à la situation. La maitresse de Marine s’opposa à notre départ et se positionna devant la porte afin de nous empêcher de quitter la classe tout en continuant à traiter Marine de menteuse. Je vous concède le caractère surréaliste d'une telle situation dans laquelle je fus contrainte de forcer le passage afin de quitter la salle de classe avec ma fille. Je tentais à nouveau de contacter la directrice de l'école afin d'évoquer cette situation de plus en plus préoccupante. En vain. Mes messages suivant adressés à l'I.E.N. de secteur restèrent lettre morte. Face à ce silence je dus me résoudre à contacter l’inspection d'académie. Dans l'attente de leur réponse, je reçu une lettre de l’I.E.N. portant accusation de diffamation à l'encontre de l'institutrice. La directrice de l'école finit par me recontacter pour me signifier qu'elle ne souhaitait plus me rencontrer. J'alertais donc à nouveau l’I.E.N. de secteur afin de lui faire part de l'urgence de la situation et de la nécessité pressante de trouver une solution afin que ma fille puisse le plus rapidement retourner à l'école et essayer de mettre un terme à ce qui devenait une phobie scolaire (attestations ci-joint du Médecin traitant et de la psychologue de Marine ). Prenant enfin conscience de la gravité de la situation elle me proposa de rencontrer une psychologue de l'éducation nationale. Contact pris avec cette dernière, elle m'indiqua que le rendez-vous devait avoir lieu dans un autre établissement à savoir l'’école publique du Chambon-sur-Lignon. Lors de l'entretien Marine s’exprima clairement sur la situation et la psychologue attesta du mal-être de ma fille. Un autre rendez-vous fut fixé et nous décidions de lui faire rencontrer à nouveau la maîtresse afin qu’elle la rassure sur le déroulement du futur voyage scolaire auquel nous souhaitions que Marine participe. Malheureusement l'institutrice refusa ma présence à ce rendez vous. Désirant apaiser la situation, je me résolus donc à demander à une amie d’y assister en mon nom. La discussion eut lieu le vendredi, Marine avait donc le week-end pour réfléchir et décider de sa participation à ce voyage. Elle ne souhaita pas y prendre part. Il restait alors une semaine d’école et décision fut prise au regard de la phobie scolaire qui s'était installée et après discussion avec la psychologue de Marine de ne pas l'obliger à participer à ce dernier temps de classe. Je me procurais, pour pallier cette absence, le cahier passeport CM2-6ème et d’autres supports afin que Marine ne pâtisse pas de cette situation quant à ses apprentissages.

- "Mme VOLLE qui est déjà en conflit avec le père, avec l’institution ,avec les intervenants, avec le juge, avec l’expert, est aussi rentrée en conflit avec l’école de Marine, donc elle a décidé unilatéralement de la retirer depuis plus d’un mois."

Je ne suis pas en conflit avec le papa de Marine, ce dernier ne souhaitant pas communiquer par téléphone, les échanges nécessaires ont lieu de façon formelle en présence de représentants de la gendarmerie afin d'éviter tout malentendu.

Je ne suis pas en conflit avec l’école, devant faire face à une situation d'injustice et à un manque manifeste de compréhension de la situation de la part de l'équipe enseignante, il me paraissait nécessaire de faire tout mon possible pour rétablir la confiance entre Marine et son institutrice. Ceci ne pouvait advenir qu'à travers un discours d'honnêteté, il ne s'agissait donc en aucun cas de défendre aveuglément ma fille face au discours institutionnel mais de faire valoir ma position de mère et de l'assurer de mon soutien dans une situation douloureuse et injuste. J'ai sollicité l'intervention de l’ éducatrice AEMO, afin qu'elle prenne part aux discussions engagées avec l'école, je n'ai eu aucune information concernant une éventuelle démarche de sa part. Je tiens à vous informer que compte tenu de la difficulté des échanges avec cette éducatrice qui m’était imposé, j'avais dès l'année précédente demandé au service de l'A.E.M.O. la possibilité d'avoir un autre éducateur. Au regard des informations erronées contenu dans le rapport, la relation de confiance nécessaire semblait difficile.

Je ne suis pas en conflit avec madame le Juge à qui j'ai seulement fait part de mes désaccords lorsqu'il y avait lieu. Nos discussions ont été l'occasion d'échanges de points de vue et d'explications qui visaient à éclairer chacune des situations qui nécessitait de l'être.

Je ne suis pas en conflit avec l'expert, que je n'ai jamais contacté. Tous les points de désaccord concernant ses analyses lorsqu'elles me semblaient infondées ont été exposés à la Juge des Enfants. Une divergence d'opinion ne pouvant être assimilée à un conflit, cette accusation n'est donc pas justifiée.

- "Malgré les rappels faits à l'audience et les relances du service éducatif, Mme VOLLE bloque tout échange, s’arc-boutant sur son conflit, sans parvenir à se décentrer, ni se remettre en question"

Cette accusation est fausse, je possède un enregistrement de l'entretien avec l'équipe d'accompagnement éducatif attestant de l'attention que je porte aux conseils qui me sont donnés et de ma participation active aux échanges qui sont l'occasion pour moi de formuler les questions qui me semblent importantes. De plus après le recadrage je n’ai eu aucune relances du service éducatif comme en atteste l’enregistrement du 18 Juin 2018 ou l’educatrice me signifie qu’elle doit me rappeler pour me donner un autre rendez-vous, cet appel n’aura jamais lieu. Par ailleurs l’éducatrice n’a aucun fait établi au sujet de ces conflits sur lesquels je resterais « arc-boutée». Il ne peut y en avoir puisse que je ne rentre jamais en contact avec le papa de Marine. J’ai par ailleurs demandé au Juge Aux Affaires Familiales que les échanges de bras se fassent devant la gendarmerie pour justement éviter tout éventuel conflit. Pour finir pour que je puisse me remettre en question il aurait fallu pour cela que l’éducatrice me formule clairement ce qu’elle me reproche en me faisant part de faits concrets que je doive modifier; or elle ne m’a jamais fait part de cela comme elle ne m’a jamais transmis ses rapports avant de les remettre aux mains de la justice ou encore jamais fait part de son désir de placer ma fille.

- "Cette mère apparaît de plus en plus envahie par ses griefs à l’égard du papa de Marine, qui occupe l’essentiel de son discours"

Marine étant de plus en plus réticente à l'idée de se rendre chez son père, il m'a semblé de mon devoir d'en informer les éducateurs. Le sentiment d'insécurité dont fait part Marine lorsqu'elle est chez son père n'est malheureusement pas infondée. En effet, au mois de mars 2018, les services de gendarmerie, alertés par Marine, l'ont retrouvée seule et apeurée chez son papa qui travaillait de 21h à 5h. Cet incident au regard de sa gravité a fait l'objet d'un renseignement judiciaire de ma part, démarche que l'on peut difficilement qualifié d'excessive. Marine ne se sent plus en sécurité avec son père, ceci étant préjudiciable à son équilibre psychologique, il m'a paru nécessaire d'en faire part au service d'accompagnement. Toutefois lors des différents entretiens mon discours n'a jamais été centré sur cette seule situation, ni sur d'éventuels griefs à l'égard de son papa comme peuvent en attester les différents enregistrements.

- "La mineur se retrouve prise dans un conflit aigu de loyauté, ne parvenant plus à penser par et pour elle-même : elle parvient juste à énoncer qu’elle en a «marre de cette situation» "

Cette affirmation est totalement fantaisiste. Marine est une enfant qui s’exprime très clairement, y compris sur ses difficultés. Elle fait preuve d'une grande maturité, possède un vocabulaire riche et un véritable courage qui lui permettent de formuler précisément, oralement ou par écrit, ce qui lui convient ou ne lui convient pas. L'ensemble des personnes la côtoyant peuvent en attester.

- " Les temps d’accueil chez son père se déroulent plus difficilement, marquant l’impossibilité pour Marine à être bien avec son père malgré les reproches et griefs incessants de sa mère, à laquelle elle est de plus en plus inféodée. "

Marine ne souhaite plus aller chez son papa pour des raisons qu’elle a exprimées à de nombreuses reprises mais qu'elle ne parvient malheureusement pas à faire entendre. Je ne suis en rien à l'origine de ses plaintes, j'essaie de l’aider et de la soutenir chaque fois qu'elle rencontre une difficulté à être entendue. Il s'agit avant tout de la rassurer sur l'importance et la légitimité de sa parole d'enfant. Bien que la situation devienne de plus en plus difficile et douloureuse pour Marine chaque fois qu'elle doit se rendre chez son père, nous discutons de l'importance de maintenir cette relation afin qu'elle accepte d'y retourner. J'ai toujours pris garde à ne pas tenir de discours dénigrants à l'égard de son père et tout mis en œuvre pour qu'elle continue à le voir. Toutefois, vous comprendrez aisément que cela ne peut se faire au détriment du bien-être et de la sécurité de Marine.

-" L’isolement maternel est de plus en plus marqué, et MARINE est sous une emprise de plus en plus forte de sa mère, rompant progressivement tout lien avec autrui/ son père/l'extérieur qui son vécus comme des ennemis."

Ce constat est totalement erroné, Marine pratique de nombreuses activités extra-scolaires culturelles, sportives et artistiques qui lui permettent outre un épanouissement personnel, des échanges riches et variés. L'ensemble des attestations jointes permettent de réfuter cette allégation.

-" les conclusion de l’expertise psychologique, et les observations du service éducatif de la DROME corroborent l’existence d’éléments très préoccupants dans la prise en charge de Marine chez Mme VOLLE"

L’expertise psychologique n’est pas recevable car elle repose essentiellement sur l'idée que je transférerai sur Marine les traumatismes que j’ai vécu durant mon enfance, à savoir les violences sexuelles dont j'ai été victime de la part de mon père. Or Marine n’a jamais évoqué ce type de crainte, et ses peurs se fondent sur les excès de colère de son père à son égard. De plus étant donné que cette expertise s’est déroulée dans des locaux publics et que selon le code de la santé public cela est strictement interdit, cette expertise n’est donc pas recevable.

Par ailleurs, l'éducatrice de la Drôme ne m'a jamais rencontré, pas plus qu'elle n'a rencontré Marine. Les accusations qu'elle formule dans ce rapport sont totalement arbitraires car fondées sur un postulat douteux.

- " Les conditions de la prise en charge de la mineur chez sa mère interrogent et inquiètent"

L'inquiétude quant aux conditions de prise en charge de Marine n'est légitimé par aucun élément concret et repose sur le seul sentiment d'une éducatrice qui a été dans l'incapacité de fournir à Marine la protection nécessaire lorsque celle-ci était confiée à son père. Si inquiétude il y a, elle concerne davantage la possibilité d'assurer la sécurité et le bien-être de Marine lorsque celle-ci est confiée à son père. Cette inquiétude est ici justifiée par des faits formellement constatés par les services de gendarmerie. Si interrogations il y a, elles portent sur la capacité de l'éducatrice en charge de ce dossier dans la Drôme à comprendre et évaluer les situations dans lesquelles Marine est mise en danger.

- "Le positionnement de rejet de Mme VOLLE n’a pas permis le dialogue,et les éléments d’inquiétude n’ont pas pu être repris avec elle ni avec Marine."

Cette affirmation est tout simplement mensongère car après le cadrage du 24 mai, j’ai longuement dialogué avec les éducatrices. Elles ont pu me poser toutes les questions qu’elles souhaitaient, questions auxquelles j'ai répondu. Marine a ensuite pu être entendue pendant plus d’une demi heure sans aucune opposition de ma part.

- " la mineure se trouve en situation de danger, les conditions de sa prise en charge ne permettant pas son bon développement, et sa sécurité physique/psychique pouvant être compromise."

Cette affirmation ne se fondant sur aucun élément tangible est diffamatoire. Jamais les services d'accompagnement ou de gendarmerie n'ont eu à constater de situation de mise en danger concernant MARINE. L'expertise psychologique n'évoque aucune situation alarmante concernant les conditions de prise en charge qui pourraient avoir une incidence négative sur son bon développement. Le fait que Marine n'ait jamais pu rencontrer l'éducatrice de la Drôme et une fois seulement l’éducatrice de la Haute-Loire, nous autorise à interroger la légitimité et les fondements d' accusations d'une telle gravité.

-" Le danger est d’autant plus manifeste que MARINE se trouve dans une forme d’emprise à l’égard de sa mère qui a toute sa loyauté."

Il s'agit ici d'une interprétation fallacieuse car comme je l'expliquai précédemment Marine est une enfant très mûre qui exprime clairement ses pensées, elle est dotée d'un solide caractère. Elle ne cesse de se plaindre de ne pas être entendue lorsqu'elle exprime sa souffrance dans les rapports avec son père. Elle n' a eu de cesse de témoigner de cette situation douloureuse oralement et par écrit auprès des adultes chargés de l'accompagnement éducatif. Les accusations implicites de manipulation ici formulée sont non seulement infondées mais ne doivent en aucun cas servir à occulter l'indifférence coupable à laquelle est confrontée Marine lorsqu'elle exprime ses souffrances auprès des professionnels en charge de son suivi.

-" compte tenu de l’urgence et de ces éléments qui démontrent que le développement de l’enfant est gravement compromis, la sécurité physique et psychique de MARINE commande qu‘elle soit confié, à titre provisoire et en urgence au service de l’aide sociale à l’enfance de Haute-Loire, afin de la faire bénéficier d’un cadre de vie stable, stimulant, sécurisé et rassurant et de lui proposer des réponse adaptées a ses besoins."

Une décision aussi douloureuse et traumatisante ne peut être prononcée sur de simples interprétations, fussent-elles proposées par des professionnels de la protection de l'enfance. Aucun élément factuel ne permet d'étayer les accusations qui ont motivé cette décision et ne justifie, de fait, l'urgence d'un éloignement. L'ensemble des attestions jointes à ce dossier permettront, je l'espère, de mettre en lumière la discordance entre les conclusions de ce rapport  et la réalité de la situation.

Objet : Contradictoire de l’ordonnance du 18 décembre 2018 qui prive ma fille Marine de sa maman en cause un rapport de l’ASE qui relate les faits suivants:

« Aux termes du dernier jugement, le droit de visite des parents a été fixé pour s’exercer de la manière suivante, selon les modalités définies en accord avec le service de l’Aide Sociale à l’Enfance : droit de visite médiatisé à chaque parent, en alternance chaque quinzaine, pendant trois mois. »

Or cela n’a pas duré 3 mois puisque cette ordonnance est datée du 18 décembre et que cela faisait donc déjà plus de 5 mois que les visites médiatisées se poursuivaient puisque le placement datait du 3 juillet 2018.

« Il y a deux jours, Marine s’est effondrée et a rapporté à son référent des comportements inquiétants de la part de sa mère, comportement tout à la fois inacceptable, et dangereux pour l’équilibre et le bon développement de la mineure. »

Je ne comprends pas, subitement Marine s’est effondrée sans qu’aucun élément perturbateur ne soit arrivé alors même que jusqu’à présent tout se passait bien et qu’elle était contente de me voir. Une petite fille qui attendait chaque visite médiatisée avec impatience. De plus, de quels comportement si inacceptable et dangereux parle t-on exactement ?

« Ces comportements de Mme VOLLE surviennent notamment pendant le déroulement des visites médiatisées, qui doivent être un espace de protection de la mineur, afin qu’elle puisse maintenir avec sa mère un lien rassurant. »

Nous sommes surveillées en permanence par deux éducateurs. On m’a déjà interdit de chuchoter, de faire de trop longs câlins, obligé de jouer avec les éducateurs sous peine de voir mon temps de visite réduit (attestation ci joint du compte rendu du 10 octobre 2018 signé par la responsable de l’ASE). Depuis que cela m'a été reproché, j’ai respecté toutes les consignes qui m’ont été données. Je ne vois pas pourquoi je mettrai en danger les possibilités de pouvoir récupérer ma fille. De plus, peut-on m’expliquer en quoi il est rassurant de priver une enfant de tout lien avec sa mère à quelques jours de Noël et de son anniversaire ?

« Or Mme VOLLE prépare et vit les rencontres avec sa fille comme si cette dernière se trouvait en détention. »

Oui, je reconnais que j’associe le fait d’être surveillée en permanence au milieu carcéral. C’est justement pour cela que j’ai toujours fait attention à respecter les règles de conduite demandées afin de ne pas voir ma peine s’alourdir en me réduisant mes droits parentaux et être ainsi privée de voir ma fille.

« Cette mère vit extrêmement mal la décision de placement, qu’elle n’a toujours ni comprise, ni acceptée, interdisant à sa fille d’en tirer plein bénéfice. »

Il est vrai que pour moi la décision de ce placement n’est pas facile à comprendre. J’ai demandé à plusieurs reprises des explications auprès des référents et de la responsable de l’ASE qui ne savent pas me l’expliquer. En effet, les seule réponses que j’obtiens à mes questions sont le silence ou que cela est une décision de justice et qu’il faut que je l’accepte. Malgré ces deux réponses pas très explicites, j’ai écrit de nombreuses fois pour demander un PPE afin de mettre en place des objectifs précis. J’ai également demandé des comptes rendus de chaque visite médiatisée et ce, dans le seul but de faire évoluer cette situation le plus rapidement possible. (voir photocopies des lettres ci-jointes).

« Mais de plus, au cours de ses rencontres, pourtant médiatisées, Mme VOLLE fait porter à sa fille le poids de comportement et d’échanges secrets, très déstabilisants pour Marine, puisque se déroulant à l’insu des intervenants, qui sont perçus par Mme VOLLE comme des « surveillants », sans que Mme VOLLE puisse percevoir le besoin de protection de sa fille. »

Il n’y a pas de place pour le secret en visite médiatisée. En effet, ils reprennent tous nos dires, vérifient tous nos faits et gestes. Comment pourrais-je ne pas les considérer comme des surveillants puisqu’ils nous suivent et épient chacun de nos mouvements. Suis-je une criminelle pour que ma fille doive être protégée de moi de la sorte ?

« Mme VOLLE fait passer à Marine des messages qu’elle cache dans les pages des livres qu’elle apporte aux visites. »

J’ai, depuis le début des visites médiatisées, lu deux livres à ma fille. Les autres fois nous avons fait de la guitare, fait des jeux de société avec les éducateurs et nous nous nous sommes très souvent prises en photos, tout cela à la vue et aux regards des deux éducateurs. Enfin lors de la dernière visite médiatisée datée du 5 décembre 2018, je n’ai pu lire de livre car nous nous sommes rendues au laboratoire d’analyse (voir attestation ci-jointe). Que l’on me donne donc la preuve de ce dont on m’accuse.

« Au moment de la décision provisoire, Mme VOLLE a également remis à Marine un microphone pour enregistrer, lui a-t-elle expliqué, « toutes les discussions importantes »

Cela est inexacte car, le 3 juillet 2018, lors de la venue inopinée des deux gendarmes et des trois éducatrices, j’ai été surveillée de très près. Par conséquent, il m’a été impossible de dissimuler un dictaphone dans le sac de ma fille ni de lui donner pour instruction d’enregistrer ces conversations. Je reconnais néanmoins que Marine a voulu emporter beaucoup d’affaires qui m’appartenaient dont un sac où il y avait en effet peut-être un dictaphone. Je ne me suis jamais cachée d’enregistrer toutes les conversations qui me semblaient importantes afin de pouvoir prouver un jour à ma fille et aux journalistes la vérité. Pour cela, j’ai acheté de nombreux dictaphones que j’ai toujours à porté de main si besoin.

« Il est à rappeler que cette décision de placement provisoire est survenue le 3 juillet 2018. Que Marine doit assumer et gérer ce secret bien lourd à porter depuis de très/trop nombreux mois. »

Je tiens à préciser que depuis l’arrivée de Marine au foyer, elle a été fouillée plusieurs fois. En effet, on m’a rendu à plusieurs reprises des éléments qui étaient interdits et qu’elle n’avait pas le droit de garder. Ce microphone a été retrouvé par hasard quelques jours avant Noël et ce, plus de 5 mois après le début du placement. Marine n’a de plus aucun secret à porter en ce qui me concerne contrairement au lourd secret qu’elle devra supporter toute sa vie sur la vérité de son placement. Ainsi que le traumatisme de ce placement et de celui de ce voir priver de sa maman juste quelque jours avant noël et son anniversaire.

Organisé par

VOLLE Sandrine