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Un poulailler pour Ibé

Organisé pour : Ibrahim Konaté

 

En deux mots :

Ibrahim Konate, jeune ivoirien, a besoin de notre soutien pour entreprendre et créer une ferme d'élevage de poulets, qui lui permettrait de participer financièrement et avec ses frères aînés, aux besoins de sa famille.

 

Où ? : quartier PK 18 - Abobo, commune d'Abidjan - Côte d'Ivoire - Afrique

 

Quoi ? : une ferme ou plus précisemment un poulailler pour élevage de poulets de chair

 

Qui ? : Ibrahim "Ibé" Konate, jeune ivoirien de 26 ans

 

Quand ? : le plus tôt possible !!!

 


 

Le contexte :

 

« Saya kafissa ni malaye ye » (Plutôt mourir en mer que la honte devant ma mère) ; propos en langue Dioula tenus par « Abou » à Abobo, quartier PK 18 (04/05/2018).

 

Ces propos repris en cœur par une partie de la jeunesse Abobolaise illustrent parfaitement les difficultés économiques actuelles de la population. Il leur est de plus en plus difficile de subvenir à leurs nécessités premières, et la France leur apparait encore comme un eldorado à atteindre coûte que coûte, quitte à laisser la vie sur une embarcation ou à être expulsé et reconduit en Côte d’Ivoire au cours de leur périple.

 

Outre les conditions d’accueil actuelles en France, qu’il convient de leur expliquer, et dont la réalité est bien loin de leurs espérances, leur envie de départ est essentiellement liée à un contexte économique local extrême, dans lequel les « petites-mains » n’ont d’autre choix que l’exploitation ; un salaire de misère (120 000 F CFA, soit 185,00 € mensuels), des conditions de travail difficiles, un harcèlement et une maltraitance régulière.

 

C’est lors d’un voyage de perfectionnement aux percussions africaines, et au milieu du « bidonville » de PK 18, que j’ai rencontré le jeune Ibrahim Konaté.

« Ibé » du haut de ses 26 ans, a déjà dû travailler la moitié de sa vie, et connait chaque jour toutes ces difficultés. Il passe un temps infini dans la cour familiale à attendre qu’un de ses employeurs ne le convoque pour une nouvelle journée de travail.

Membre d'une grande fraterie, et comme le veut la culture africaine, Ibrahim doit avec ses frères ainés contribuer à aider l'ensemble de la famille qui vit en ce lieu.

 

La frustration principale d’Ibrahim est de ne pouvoir mener à bien, faute de moyens financiers suffisants, une expérience entrepreneuriale dont il rêve et qui lui permettrait, par son travail, d'être indépendant et vivre décemment.

 


 

Présentation du projet :

 

L' ambition d'Ibrahim : TRAVAILLER, devenir fermier et se lancer dans l’élevage de poulets, fonction qu’il a déjà exercé plusieurs mois au cours de l'année 2017.

 

Ibrahim a en effet découvert cette activité l’année passée, dans la ville côtière de Bassam au Sud de la Côte d'Ivoire, et il s’est passionné pour cette profession. Malheureusement, la ferme qu'il habitait et faisait vivre pour le compte d'un patron, a été expropriée, puis rasée, et Ibrahim a dû réintégrer le foyer familial, faute de revenus.

 

C’ est en me racontant les yeux brillants son expérience, que je découvre sa grande motivation, sa vivacité d’esprit, et son projet « secret ». Ibrahim parle correctement le français mais ne sait ni lire, ni écrire. Il a pourtant dans un coin de sa tête, tous les chiffres d’un semblant de business plan parfaitement rodé, et savamment construit, mais qui ne pourrait être retranscrit sans aide.

 

C’est dans ce contexte que je lui propose mon aide et sollicite en son nom un soutien du plus grand nombre.

 

 

Notre projet, avec Ibrahim : lui permettre de construire un poulailler dans lequel il élèvera chaque mois un millier de poulets, qui seront revendus pour les 3/4 à quelques grossistes avec lesquels il est déjà en contact, et pour le 1/4 restant à sa mère, qui depuis toujours occupe l'un des stands du marché de PK 18.

 

Le métier, Ibrahim le connait par coeur : lever 5 heures, pour nourrir, soigner, vacciner les poussins. Leur aménager des espaces fonction de leur stade de vie, les maintenir au chaud, à la lumière, et s'occuper chaque jour et jusqu'à 19 heures, de chacune de ces bêtes. Il lui faudra également s' aménager un espace de vie sur place puisqu'il n'est pas question de s'éloigner la nuit tombée de ses animaux qui pourraient disparaître ou tomber malades et anéantir sa seule source de revenus.

 

 

Mais malgré la rigueur et la charge de travail nécessaire, Ibrahim s'est découvert une passion pour l'élevage de ces poulets, et il a bien compris que cette activité est génératrice de revenus supérieurs à ceux de l'ensemble des métiers qu'il a pu exercer par le passé (maçon, menuisier, chargeur de bennes...). Une aubaine, donc qui lui permettrait de vivre décemment de son travail et de sa grande motivation.

 

Seule ombre au tableau, Ibrahim a moins de 100 000 Francs CFA (150,00 €) en poche, et il est aujourd'hui impossible pour lui de pouvoir investir dans les infrastructures, mêmes modestes, qui lui permettraient de lancer son activité. Et pourtant, la somme nécessaire n'est à nos yeux d'européens pas faramineuse, puisqu'il lui faudrait simplement réunir la somme de 2 500 000 CFA (soit 3 850,00 €) pour voir son rêve lancé.

 

 

Plutôt que de les voir quitter le pays, il faut tout au contraire tirer profit de la motivation de ces "jeunes", et leur permettre de créer des structures leur permettant de prendre une autonomie et générer de la valeur ajoutée chez eux, là où ils sont nés, vivent et grandissent, près de leur famille. Mais avec seulements quelques billets en poche, impossible d'imaginer un avenir professionnel plus épanoui.

 

Ibrahim n'a donc aujourd'hui d'autres choix que de solliciter un soutien financier qui lui permettrait de lancer la machine !

 

Il n'y a aucune folie ou extravagance dans le projet d'Ibrahim ; juste être accompagné dans une réflexion de fond d'un projet économique, et surtout disposer d'un capital de départ indispensable à la création de son exploitation.

 

L'ambition de son projet reste parfaitement mesurée : devenir indépendant et tirer profit à 100% de sa force de travail, sans avoir à reverser la quasi totalité de la valeur créee à un patron. Ces revenus créés même très modestes à nos yeux suffiraient à le nourrir, l'habiller... le faire vivre.

Et Ibrahim n'en demande à ce jour pas beacoup pus !

 


 

Présentation du porteur de projet :

 

Ibrahim Konate, est un jeune ivoirien de 26 ans. Il est né et vit depuis, à Abobo PK 18, un quartier pauvre et surpeuplé d'Abidjan, qui a connu la guerre en 2011, lorsque cette "enclave" est devenue le fief des résistants pro-Ouattara.

 

Ibrahim dit "Ibé" n' a pas pu poursuivre d'études, faute de moyens financiers, et a du quitter les bancs de l'école après le CE2. Depuis qu'il a 13 ans, il est donc contraint de chercher et accepter tous les petits boulots.

 

Malgré ces difficultés, il affiche un grand sourrire et une joie de vivre communicative, qui ne laisse rien transparaître des difficultés de son quotidien. Son regard et les premiers mots qu'il m'adresse lors de notre rencontre ne font aucun doute pour moi : il affiche une motivation certaine et une vivacité d'esprit, et mérite beaucoup mieux.

 

La maison familiale :

 

 

Pour ma part, je m'appelle, Julien Crechet, 38 ans, résident français, pacsé et père de 2 enfants, entrepreneur épanoui depuis plus de 15 ans, et ayant poursuivi mes études et mes premières expériences professionnelles sur le thème de "l'entreprenariat et la création d'entreprise". Il ne fait aucun doute pour moi que certains projets de création de structures professionnelles méritent de voir le jour, et celui-ci particulièrement, au vue de l'importance qu'il revet pour l'ensemble d'une famille.

 

 


 

Le financement nécessaire :

 

Nous avons, avec Ibrahim, établi une analyse financière détaillée de son projet de création de poulailler, et dont les résultats figurent ci-dessous.

 

La rentabilité de ce projet ne fait aucun doute. Il génèrerait un revenu mensuel nettement supérieur aux salaires moyens des jeunes du quartier ; une source de revenu essentielle pour Ibrahim.

 

Notre besoin pour ce projet : un capital de départ d'environ 2 500 000 CFA (3 850, 00 €), permettant de faire face aux dépenses d'installation, d'agencement et d'achats des premiers poussins et consommables.

 

( Chiffrage ci-dessous en Francs CFA - taux de change : 1 € = 650 CFA )

 

 

Observations détaillées, par postes :

 

 

Les revenus mensuels générés par cette entreprise (hors charges liées à l'installation de la structure), s'élèveraient ainsi à 579 000.00 CFA, soit environ 890.00 €, et 4,5 fois plus que le salaire mensuel moyen des jeunes du quartier.

 

Une aubaine pour Ibrahim, qui compte sur votre soutien !

 

 

 

Nous vous remercions d'ores et déjà pour l'intérêt que vous avez porté à nous lire, et pour l’éventuelle aide financière que vous voudrez bien apporter au projet professionnel d’Ibrahim.

 

MERCI / ANITIE

Julien / Ibrahim

1 204 €

Collectés sur 2 420 €
49%
0 Jour restant
31 Participations
Je participe

Actualités

Le 19 octobre 2018 Julien CRECHET a écrit :

Bonjour à tous,

 

Vous n'aviez pas eu de nouvelles depuis début juin, mais le projet d'Ibrahim est plus que jamais d'actualité.

 

Quelques embuches rencontrées en cours de route :

- un agent de la Mairie d'Abobo qui devait délivrer à Brahima une pièce d'identité nécessaire à l'ouverture de son compte bancaire n'aura jamais été au bout de sa mission ;

- un conseiller bancaire d' Abobo aura ouvert un compte épargne en lieu et place d'un compte chèque ;

- l' un de ses collègues aura mis plus de deux mois à régulariser la situation, après qu'il ait fallu se déplacer une dizaine de fois sur site ;

- le propriétaire du poulailler aura menacé à plusieurs reprises de cesser la location, ne voyant aucune activité sur le lieu ;

- 3 banques françaises auront refusé d'émettre un virement bancaire en Francs CFA sur un compte bénéficiaire ivoirien ;

- et enfin 15 jours auront été nécessaires pour justifier auprès d'un courtier français que notre opération ne visait pas à blanchir de l'argent.

 

Ce qui aurait du prendre quelques jours nous a donc finalement pris... 4 mois !

 

Mais Brahima a depuis hier reçu les fonds que vous lui avez confiés, et son aventure entreprenariale peut à présent débuter plus concrètement.

 

Des photos et des détails à venir prochainement.

 

Encore merci pour lui et à bientôt.

 

Julien

 

Le 9 juin 2018 Julien CRECHET a écrit :

Terrain trouvé !!!

Le 18 mai 2018 Julien CRECHET a écrit :

 

En pleine réflexion et rédaction de business plan, façon "locale", avec Ibrahim.

 

Merci à tous ceux qui ont déjà participé et à ceux qui les rejoindront bientôt ... :-)

 

Organisé par

Julien CRECHET
Le 27 juin 2018
emons marcelle
courage
Le 15 juin 2018
Nathalie FRANC
Beau projet qui a besoin d'être soutenu. Que le poulailler puisse voir le jour !
Le 12 juin 2018
Michèle et Joel Martin
Une belle initiative à laquelle nous participons avec grand plaisir. Michèle et Joël MARTIN
Le 31 mai 2018
Christine paolozzi
Bravo pour l'initiative Julien !
Le 23 mai 2018
Mary Poppers
J'espère que votre projet aboutira! Belle continuation à vous!!! :) Marie
Le 19 mai 2018
Michel GUILLOMOT
Bravo Julien pour cette initiative de favoriser le développement local et éviter ainsi à tous ces jeunes de venir chercher un eldorado qui n'existe pas pour se perdre hors de chez eux. Michel
Le 19 mai 2018
François Roujolle
participation de Marie Chantal apprentie percussioniste dans mon groupe d'impro
Le 18 mai 2018
Françoise Crechet
Bravo Julien pour ton initiative; j'espère de tout coeur que nous réussirons à aider Ibé à monter ce projet grâce à ton aide.
Le 18 mai 2018
MARC DOUYERE
Content de participer à cette superbe initiative.
Le 18 mai 2018
Clara GALLE
Que ce projet dans lequel tu t'es investi voit le jour et "longue vie au poulailler pour Ibé" C'est trop zoooooota !!!! Clara ( Yankadi )