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Un dispensaire sur la décharge d’Agbogbloshie Accra

Organisé pour : Dispensaire Sainte Bakhita Agbogbloshie

Bien chers amis,

Ce mail va être simple et ira droit au but. Vous me connaissez et je n’ai pas vraiment de notions sur comment mettre en avant un projet, faire un peu de « marketing », « vendre » ou du moins communiquer sur ce qui me tient à cœur… Mais je sais que je dois agir et oser demander si  je veux mener à bien mon nouvel engagement et mettre à profit mon passage en France !

 

Depuis novembre 2017, nous sommes installés à Accra au Ghana en famille. J’ai donc de suite cherché à trouver une organisation où je pourrai à nouveau exercer mon métier d’infirmière  tout en étant au plus près des ghanéens. Retrouver un engagement sur le terrain avec les plus pauvres…Revenir à ce qui fait me fait « vibrer » dans mon métier, me sentir à ma juste place…et participer à cette solidarité humaine. Si en France la demande est grande ici elle est immense. Il s’agit pour cette population de survivre…Si je peux agir concrètement sur le terrain, je suis aussi une « personne ressource »  de par mon statut, mes origines, ma situation et mes relations. Aussi je m’adresse à vous très humblement en relayant la demande du responsable du dispensaire pour lequel je suis volontaire depuis 2 mois. Ils ont besoin de fonds et de mains d’œuvre… Pourquoi ?

 

Après avoir rencontré plusieurs associations, j’ai fait la rencontre de Father Subash et de Sister Eileen.Tous deux travaillent dans le bidonville d’Old Fadama, appelé aussi  Sodom et Gomorre.  Agbogbloshie est le nom officiel de ce grand bidonville au cœur d’Accra  avec ses 250, 000 habitants. Mais c’est surtout un lieu rempli de vie et qui réaffirme l’espérance et la force de survie de ces gens déracinés, abandonnés et victimes d’une catastrophe écologique et socio-économique. Je vous mets des liens internet si vous souhaitez mieux situer et comprendre l’histoire de ce quartier et de sa population.

 

http://www.cityofgodaccra.com/index.php/news

https://www.geo.fr/environnement/actualite-durable/le-ghana-poubelle-pour-les-e-dechets-25740

http://www.lepoint.fr/culture/des-decharges-aux-grands-hotels-d-accra-une-nouvelle-vie-pour-les-ordures-27-12-2017-2182632_3.php

https://www.bfmtv.com/diaporama/dix-lieux-plus-pollues-planete-320/decharge-d-accra-au-ghana-3/

www.dailymail.co.uk/news/article-2595966/Think-television-recycled-rid-This-likely-end-dumping-grounds-one-dubbed-worlds-biggest-e-waste-site.html

 

En effet ce quartier d’Accra est réputé pour être la plus grande décharge de déchets électroniques au monde. C’est donc une catastrophe écologique et surtout une catastrophe sanitaire et sociale.

 

Father Subash, un prêtre indien de l’Ordre de Mère Térésa  a pris la suite en 2013 d’un  prêtre italien Le père Emilio Gallo, Franciscain qui s’était  installé dans le bidonville en 2002. THE CITY OF GOD était née.

 

http://www.cityofgodaccra.com/index.php/history

https://www.modernghana.com/news/691395/scar-in-the-heart-of-accra.html

 

 

Partis de rien, il y a aujourd'hui :

-          Une école du soir pour les adultes qui travaillent sur la décharge. Elle accueille actuellement environ 80 élèves avec des cours basiques en anglais et informatique. L’école est en plein travaux actuellement  avec la surélévation d’un étage.

-          Une école couture pour les femmes en journée sur toute la semaine afin qu’elles puissent apprendre la couture. Actuellement, une salariée, Rebecca , enseigne à 5 jeunes femmes.

-          l’ouverture d’une maternelle en septembre pour tous les petits qui sont livrés à eux même dans la rue.

-          un dispensaire ouvert depuis 2017 situé au cœur du bidonville. Il est là pour permettre aux gens d’accéder aux soins de base. La plupart des gens ne peuvent pas aller à l’hôpital publique qui est payant. Ils laissent donc souvent des situations cliniques s’aggraver et arrivent parfois trop tard.

Le dispensaire ouvre du mardi au vendredi de 9H à 13H.

Deux infirmiers ghanéens , Salomon et Allergy sont là pour accueillir, faire les prises de constantes et établir la demande. Deux médecins ghanéens retraités viennent le mardi et le jeudi pour consulter. Je m’y rends  tous les mardi et vendredi en support. Quand il n’y a pas de médecin, je suis supposée  le remplacer !!!! Alors on fait ce que l’on peut avec ce que l’on a !!

Nous disposons de médicaments de base : anti-paludéens, anti-pyrétiques, anti-douleurs, antibiotiques, traitement diabète, tests de grossesse, traitement pour certaines maladies sexuellement transmissibles... Une religieuse , SR Eilenn parcourt le bidonville afin d’identifier des urgences, accompagne les familles à l’hôpital  pour être sûr de leur prise en charge.

Il aurait tant de choses à raconter...

 

Aussi dans un futur proche,je souhaite créer une association pour soutenir financièrement le dispensaire de manière régulière et PERENNE surtout. En attendant, avant mon retour, je viens vous solliciter car ils ont besoin de moyens pour :

- l’achat des médicaments de base (je vais établir le coût de chaque médicament en septembre afin que vous puissiez vous en rendre compte). Certains médicaments ne sont pas trop chers à l’achat et sont maîtrisés par le personnel local.

- la participation au frais d’hospitalisation de certaines personnes. Sr Eileen m’a parlé du coût d’un acte chirurgical important : autour de 600 euros sachant qu’après il faut payer la nourriture, les médicaments , etc

Pour cela elle propose de me présenter des cas de personne et toutes les factures qui viendront justifier la bonne utilisation des fonds.

C’est un peu désorganisé et succinct ! Mais je peux vous en parler de vive voix quand vous voulez !! Si certains veulent s’engager en créant un soutien-relais en France je suis preneuse.

Il y a tout à faire !!

 Pour l’instant, mon objectif est de financer au moins deux opérations qui ont eu lieu le mois dernier :

-          Haruna Isaac Kwafie (7 ans ) opéré de la cornée et pour qui c’est la deuxième opération. Ils ne savent pas encore si le nerf optique va fonctionner.

-          David Nii Quaye (3 ans) qui avait subit un choc éléctrique tout petit provoquant des brulures telles que ses doigts se sont soudés de manières anormales. Il va subir de la chirurgie réparatrice de la main.

 

Déjà un IMMENSE MERCI et je peux vous assurer de la juste utilisation de tout ce qui sera donné !!

 

2 325 €

Collectés
0 Jour restant
33 Participations
Je participe

Organisé par

Cécile CLEMENT
Le 14 juillet 2018
Clotilde Marchal
Superbe initiative Cécile ! Dis moi de quoi tu as besoin en terme de médocs ! Vais ratisser large ! Mille baisers!
Le 12 juillet 2018
Beatrice Aguettant
Une belle cause qui t'attendait, Lilou! Avec toi, on est sûr que le projet est sérieux et que l'argent sera bien utilisé. On t'embrasse!