Aller au contenu principal

Solidarité avec les supporters stéphanois condamnés pour une banderole

Organisé pour : Julien André

Après la liberté d’aller et venir, c’est maintenant à la liberté d’expression dans nos stades que la justice s’attaque. 

 

La semaine dernière, trois jeunes supporters des verts ont été condamnées à 1000 euros d’amende chacun pour le simple fait d’avoir tenu une banderole au stade Geoffroy-Guichard. Il ne leur est pas reproché d’avoir écrit ou même d’avoir dit « l’outrage » en question, mais simplement d’avoir été derrière cette banderole au moment de son déploiement, comme des milliers d’autres personnes ce soir-là.

 

La justice, au prononcé de cette sanction, ne s’est jamais intéressé au contexte de cette banderole, que nous tenons à rappeler. 

 

La rencontre en question, ASSE-Nimes, devait en effet se dérouler le dimanche 31 mars à 15h. Alors que de nombreux supporters, comme à chaque match, avaient réservés hôtel et billets, le préfet de la Loire avait demandé le report au lundi soir 1er avril de cette rencontre. Un report acté moins de 72h avant le match. Cette décision avait d’ailleurs été également contesté par le directeur général de l’ASSE, Frédéric Paquet, en conférence de presse : « On ne peut pas jouer un lundi, ce n’est pas possible. On va faire front tous ensemble pour compenser cette décision. Jouer un lundi c’est catastrophique pour nos supporters. ».

 

Dans ce contexte là, nous avions donc déployé cette banderole, pour exprimer la frustration de tous envers les reports de matchs liés aux Gilets Jaunes, que ce soit par la Ligue ou par les préfets : « Bravo Evence, t’es encore plus con qu’un délégué de la Ligue ».

 

Celui-ci, dont on connait le dégout pour le football et pour les supporters des verts, « violents » et « en guerre avec tout le monde » selon ses dernières déclarations, s’est empressé d’aller porter plainte et la justice a été d’une vitesse étonnante : 4 mois ont suffi entre l’audition et la condamnation à l’issue d’une audience d’un quart d’heure…

 

Ces trois personnes étaient pourtant inconnues de la justice. Les voilà du jour au lendemain avec une amende à payer, mais également avec d’importants frais d’avocat. 

 

Leur seul délit est d’avoir tenu un message reflétant ni plus ni moins que la pensée de tous ceux à qui on vole leur passion régulièrement en reportant des matchs en semaine. 

Leur seul délit est d’avoir tenu un message reflétant également la pensée de tous ceux se sentant offensés par les déclarations médiatiques régulières du préfet de la Loire, cataloguant tous les supporters des verts comme « violents ». 

Mais surtout, leur seul délit est d’avoir tenu une banderole. Dans quelques mois, peut-être que vous, que nous, seront poursuivis par la justice pour un chant qu’on voudrait faire taire ou même pour avoir été debout, là où ils nous voudraient assis.

 

Pour cela, tous ceux se sentant solidaires de cette cause peuvent participer au paiement des frais d’avocat des concernés.

De cette façon, montrons que le peuple vert sera solidaire face à ceux qui veulent le faire taire.

 

 

Allez les Verts !

Kop Sud Saint-Etienne

Organisé par

Julien, Alexis André