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Le rêveil à bulles : ferme pédagogique

Organisé pour : Zoé, Clémence M., Clémence G., Émilien

Vous êtes qui d’abord ?

On est 4, ce qui est déjà pas mal. 4 amis de longue date, de 27 à 30 ans, qui vivons ensemble depuis une petite année, et c’est pas près de s’arrêter manifestement.

 

Ma première et ma seconde sont nos deux Clémence :

L’une est formatrice de FLE (c’est elle qui apprend à tous ceux qui ne parlent pas français à se débrouiller, louer un appartement et acheter une baguette), mais elle pourrait aussi vous parler de littérature, d’éducation populaire et de cyberpunk. L’engagement pour une meilleure insertion de tous, ça la connaît.

L’autre est joaillère de métier (et on peut vous dire que c’est magnifique ce qu’elle fait) et elle passe actuellement le DEETS (mais si ! ce diplôme pour qu’un adulte puisse être éducateur, en utilisant les 10 doigts des enfants. Comme ça ils pourront construire des moulins dans les ruisseaux). Accessoirement, c’est notre spécialiste en permaculture. Les discussions sur la meilleure manière de soigner un lombricomposteur, c’est elle !

Mon troisième, c’est Emilien. Si on est tous un peu geeks, lui il sait. Monter un réseau, réparer un PC, et surtout vous former ? C’est lui, informaticien multi-casquettes. Patience d’ange, pédagogue, et intérêt infini pour toutes les manières d’utiliser les énergies renouvelables ? C’est toujours lui. C’est aussi notre caution bricolage. Pas qu’on soit de faibles femmes, mais lui il adore.

Ma quatrième, c’est Zoé. Elle c’est notre caution institutionnelle, elle est professeur certifiée d’histoire-géo en REP/ZEP, et quand elle a appris qu’elle y serait, elle aurait pu hurler « YATTA !! ». Impliquée, pédago (Freinet, Montessori, Steiner…) et formidable avec ses collégiens, elle est aussi très concernée par la permaculture, les énergies renouvelables et les mondes imaginaires (oui, le lombri-compost est miscible avec le steampunk !). Accessoirement, c’est aussi elle qui est capable de venir nous chercher par la peau des fesses pour qu’on communique, qu’on s’parle, histoire de former ensemble une société tenace et qui ait du sens !

Mais en fait, c’est quoi ce que vous voulez faire ?

A force de sauver le monde dans des parties de jeux vidéos et de jeux de rôles, on s’est sentis un peu frustrés, alors on a voulu faire la même chose dans le monde réel…

Bon OK, s’il y a un peu de ça, il y a surtout beaucoup de réalisme. Le monde tel qu’il est ne nous convient pas et nous estimons que le changement ne peut venir que d’en bas. Nous sommes aussi tous d’anciens habitants de la campagne et Paris nous semble un peu plus étouffant chaque jour. Et puis, entre ce que l’on nous propose aujourd’hui comme conditions de travail et ce que l’on voit de l’humanité et de la solidarité qui peuvent émerger, on a fini par se dire : « pourquoi pas nous » ?

Alors on a mélangé dans un grand chaudron notre goût pour la nature, la permaculture, l’engagement social et citoyen, la formation et l’éducation. On a fait plein de cartes mentales à grand renfort de café, on a préparé des plans de financement et des budgets prévisionnels, et on a finalisé notre projet pour conquérir le monde : le Rêveil à Bulles, une ferme éco-responsable d’éveil, d’éducation, de formation et d’insertion.

 

Bon OK, mais vous allez le faire comment ça, parce que c’est un peu énorme comme projet non ?!

Ouais, et c’est bien pour ça qu’on est motivés ! On a décidé de structurer le projet autour de plusieurs pôles :

Permaculture : l’idée est de dégager des revenus à termes, mais au départ c’est avant tout pour obtenir une forme d’autonomie alimentaire (incomplète, on le sait). Et puis, participer à sauvegarder la nature, c’est classe non ? Ce pôle sera amené à se développer vers l’accueil de familles ou de « colos » pour des séjours nature.

Accueil de migrants : le deuxième pôle que l’on développera, chronologiquement, afin d’avoir des rentrées d’argent rapides. Les séjours nature linguistiques sont très demandés par les arrivants aisés, et nous développerons par la suite un côté plus social (le sens des réalités, on vous dit).

La formation : que ce soit par le FLE, le DEETS ou l’informatique, l’idée est de proposer des formations diplômantes soit à un public local, soit par le biais de séjours sur du long terme. Fédérer, promouvoir une meilleure insertion dans la société, développer la solidarité : ça nous intéresse !

L’éducation : ça c’est le dernier pôle qui sera développé. Le plus difficile, mais qui nous tient vraiment à cœur. Recevoir des publics ados en difficulté pour des séjours un peu longs, en partenariat avec les départements, les associations et l’éducation nationale. Leur redonner confiance en eux, des moyens de communiquer, une formation citoyenne, le tout en partant de projets concrets et réels : on veut du positif pour l’avenir !

Ca paraît énorme comme ça, mais l’idée n’est pas de tout faire tourner en même temps : nous voulons un projet à l’économie diversifiée, qui peut pendant un mois recevoir des colonies de vacance et ensuite accueillir deux semaines un groupe qui souhaite se former sur Office (oui le libre c’est mieux, on sait, mais c’est pas diplômant), pendant que le reste de l’équipe prépare l’arrivée de migrants pour un séjour de 5 semaines.

 

Certes, mais concrètement ?

Concrètement, on est partis pour s’installer dans les environs de Mayenne, à la croisée de plusieurs marchés pour nous. A 3h de Paris et de Brest, deux de Saint-Malo et d’Angers, nous touchons divers publics, dans une zone où il n’y a pas encore beaucoup de propositions de ce genre et pourtant facile d’accès.

La région est magnifique et les terres bonnes et belles, ce qui s’annonce plus que bien pour notre ferme. Nous cherchons donc à acheter un terrain entre 3 et 8 ha, avec au moins une maison dessus. Les pôles seront développés au fur et à mesure, et nous envisageons la création de plusieurs maisons de plain-pied en paille, ce qui nous permettra d’être plus facilement en accord avec les normes pour l’accueil de groupes. Nous utiliserons évidemment les énergies renouvelables dès que possible.

 

Et on peut quoi pour vous ?

Ben, même si on a de bons boulots, on roule pas sur l’or et on a pas grand-chose de côté. Alors on a décidé que ce serait encore mieux si on avait pas de prêt à faire, ou alors qu’il soit le plus petit possible et notre apport personnel beaucoup plus important. Dans l'absolu, nous pouvons souscrire un prêt de 150 000€ qui nous suffirait à enclencher la machine, cela dit il est vrai que nous essayons de partir avec le plus de fonds possible pour nous lancer.

Alors si vous voulez Rêveiller des Bulles avec nous, n’hésitez pas : tout ce que vous déciderez de nous donner sera bien utilisé, que ce soit des sous, de l’énergie, ou encore beaucoup, beaucoup de partages sur les réseaux sociaux.

145 €

Collectés sur 200 000 €
0%
0 Jour restant
4 Participations
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Organisé par

émilien Sézille