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Documentaire "Murs de Papiers" d'Olivier Cousin

Organisé pour : Auteurs & Cies

Bienvenue sur cette cagnotte !

L'appel à soutien pour mon film "Murs de Papiers" arrive presque à son terme. Grâce aux nombreuses aides apportées, le film a redémarré et le montage est en cours. Voici donc quelques images en avant première. https://vimeo.com/270056781 . Aujourd'hui et afin d'envisager l'organisation du plus grand nombre de projections et de versions sous-titrées, nous vous sollicitons une dernière une fois avant que cet appel ne soit clos. Merci de votre attention et de votre aide.

 

"MURS DE PAPIERS"

Un film d'Olivier Cousin , produit par Auteurs & Cies

 

Faire un film avec les personnes migrantes en France et les militant·es qui les accueillent, c’est leur donner image et corps dans un espace unique, dans un huis-clos, une permanence pour la régularisation des personnes « sans-papiers ».

 

Faire un film avec et sur les personnes migrantes ainsi que sur le travail de La Cimade, c’est s’élever contre la construction des murs de papiers, ces murs de lois et réglementations que l’Union européenne et l’Etat français érigent face aux personnes étrangères.

 

 

ETRANGERS SOUS CONTROLE

Pour la Cimade qui a demandé le retrait du projet de loi « asile et immigration » du gouvernement d’Emmanuel Macron : “ Le droit des étrangers subit depuis plus de dix ans, un durcissement continu. Des mesures de plus en plus dures frappent les personnes étrangères. Le projet présenté par l’actuel ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb renforce de manière spectaculaire cette tendance.

Parmi ces mesures : l’enfermement des enfants en centre de rétention administrative est légalisé, le bannissement des personnes expulsées se généralise, les possibilités d’accès à la justice et de recours sont restreintes, la durée de rétention passerait de 45 à 135 jours.

 

La Cimade accompagne les personnes étrangères dans la défense de leurs droits, agit auprès des personnes enfermées et menacées d’expulsion et se mobilise pour témoigner. Fondée en 1939, La Cimade est forte de 2 500 bénévoles, 114 permanences sur toute la France, une centaine de salarié.es et accompagne 100 000 personnes réfugiées et migrantes chaque année.

 

Faire un tel film, c’est prendre le risque de se fermer la porte des chaînes de télévision et par voie de conséquence celles de l’accès aux subventions.

De nombreux médias préfèrent véhiculer des informations qui viennent renforcer les stéréotypes et préjugés, telles l’invasion migratoire, la nécessité de mieux expulser les migrants économiques… Ils se rendent ainsi complices des politiques actuelles et apportent ainsi des pierres à l’édifice des murs de la loi.

 

Le réseau des salles de cinéma reste l’espace le plus accueillant et le plus citoyen. Il est aussi un lieu de débat ouvert et participatif. De nombreuses projections, suivies d’un débat, pourront être organisées Ainsi la permanence pourra se prolonger dans la salle avec les spectatrices et spectateurs.

 

 

LE FILM AUJOURD’HUI

Après un an de tournage dans une permanence de La Cimade. Je suis arrivé aux limites de ce que je pouvais faire tout seul.

Abattre ces "murs de papiers" m’a demandé du temps et le film n’est pas fini. J’ai, nous, avons encore besoin d’un peu de ce temps…

 

"MURS DE PAPIERS” - PITCH

Une permanence de la Cimade, unique décor choisi pour peindre les difficultés rencontrées par les étrangers désireux d’obtenir des papiers et de faire leur vie en France. 

Au fil des semaines, on suit des "couples“ bénévole-migrant et particulièrement ceux dans quatre des situations les plus difficiles aux prises avec les lois les plus restrictives.

Ce sont les récits tissés de vies en parallèle aux nôtres, en marge forcée d’une légalité qu’ils se battent pour obtenir et qui leur est tout aussi obstinément refusée. Récits de souffrance, de dignité et d’espoir.

 

 

SYNOPSIS

Une image symbolique : un mur de papiers. C’est un décor construit. Un mur de dossiers, sur lequel apparaissent différents papiers : on reconnaît des demandes de visas, des actes de naissance, des titres de séjour, des obligations de quitter le territoire, des interdictions de retour, des récépissés, des convocations à la préfecture…

 

Une voix lit quatre articles de loi restrictifs envers les personnes migrantes :

 

- Un travailleur ou une travailleuse sans papiers n'a pas le droit de travailler en raison de l'article L5221-2 du Code du travail.

- Un.e étudiant.e étranger.e n'a pas le droit d'être régularisé·e au titre du travail si le travail qu'il ou elle occupe n'est pas en corrélation avec ses études au titre de l'article L313-11 1.

 du CESEDA (Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile).

- Une migrante n'a pas le droit de rester sur le territoire français après avoir mis un enfant au monde en France, né d'un père Français qui ne l'a pas reconnu. Elle risque une obligation de quitter le territoire français (OQTF) au titre de l'article L511-1 2.

– Une personne migrante n'a pas le droit de se maintenir sur le territoire français après avoir été déboutée de l'asile au titre de l'article L 811-1.

 

C’est la voix d’une bénévole de la Cimade.

 

Agnès, bénévole historique, face caméra dans une permanence de La Cimade, rappelle que ces lois françaises sont aussi soumises à des directives européennes qui durcissent encore plus le droit français. Avec plusieurs bénévoles à ses côtés, elle est face à une quarantaine de personnes migrantes qui attendent d’être reçues. Elle rappelle aussi que, si ces personnes ont passé le premier mur, celui du visa, elles sont désormais face au plus difficile, le mur de la loi, le mur de papiers.

 

Une permanence comme espace intermédiaire entre illégal et légal, entre impossible et possible est le fil rouge du film. Elle représente La Cimade dans son ensemble: personnes migrantes et bénévoles réunis. C’est le lieu où l’on s’attaque au mur de papiers.

 

Chaque bénévole reçoit une dizaine de personnes. 

 

Le film avance dans l’histoire des personnes migrantes de semaine en semaine. Des "couples bénévole-migrant" se sont formés. Quatre situations, les plus représentatives, qui font écho aux articles de loi les plus restrictifs entendus au début du film, sont privilégiées.

 

 

 

4 exemples : tous les prénoms ont été changés.

 

- SEYKOU avec MARIANNE

Seykou est arrivé en France à 16 ans, à la mort de ses parents en Côte d’Ivoire avec un visa touriste pour rejoindre sa grande sœur. Arrivé mineur en France, il aurait pu, à 18 ans, régulariser sa situation et avoir droit au regroupement familial en tant qu’orphelin. Aujourd’hui, il a 30 ans et sa demande de papiers a été refusée. Sans papiers, il travaille au noir et est dans une situation de précarité totale.

 

Pour être régularisé, Seykou doit se conformer à l'article L 313-10 du CESEDA et à la circulaire VALLS : justifier d’une ancienneté de séjour en France de 3 à 5 ans et d’une ancienneté de travail de 24 à 30 bulletins de salaires avec contrat. Pour travailler, il faut des papiers, mais pour être régularisé par le travail, il faut avoir travaillé.

 

Sa seule solution : tricher avec une fausse carte d’embauche ! Il s’y refuse catégoriquement. Il a déjà reçu deux OQTF qu’il a contournées en se cachant.

 

Marianne, professeure d’histoire, se démène avec le dossier de Seykou. Marianne veut plaider devant le tribunal administratif le fait qu’il aurait dû avoir une carte vu l’âge de son arrivée en France.

Au fil des rendez-vous, le "couple" créer ses liens de confiance.

 

- SALLY avec LEILA

Sally, 27 ans, Marocaine, est arrivée en France avec un visa étudiant à 18 ans et a travaillé comme nounou pour payer ses études et son séjour. A l’issue de ses études (master 1), elle s’est présentée à la préfecture pour demander un titre de séjour afin de pouvoir travailler. Refusé. Elle n’avait pas les 24 bulletins de salaire requis, nombre de ses employeurs l’ayant payée au noir. Sans papiers, elle se cache durant 3 ans en continuant de travailler au noir.

 

Leila qui la reçoit est atterrée de cette situation. Un étudiant étranger a quelques mois après l’obtention de son diplôme pour trouver soit une promesse d’embauche, soit un CDI avant de perdre son titre de séjour.

Au fil des rendez-vous hebdomadaires, le "couple Sally-Leila" passe par des relations plus ou moins tendues. Le temps de la confiance totale n’est pas une évidence.

 

Sally est désormais contrainte au même parcours que ceux qui sont entrés en situation irrégulière (preuves de présence d'au moins 5 années + un travail et fiches de paie sans corrélation avec ses études cette fois-ci/ un enfant scolarisé ou pacsé/marié avec un français ou un européen ou maladie). Ses années d’études n’ont pas existé pour la loi.

 

- DEAS avec Karine

Deas, Arménienne, 31 ans, arrivée en 2012, avec un visa touriste en espérant pouvoir vivre une vie meilleure. Elle se débrouille avec des petits boulots au noir. Elle se croit même sauvée en mettant au monde un enfant d’un Français. Le père a disparu et tout s’est écroulé !

Karine qui reçoit Deas lui explique que sans reconnaissance de paternité, cet enfant n’est pas Français et n’ouvre, pour l’instant, aucun droit à sa mère. Un enfant né en France sera scolarisé, c’est la loi, mais ne pourra obtenir la nationalité qu’à sa demande et à l’âge de 18 ans en prouvant qu’il a résidé sur le territoire français. La mission de Karine est d’obtenir pour Deas la carte Vie Privée Familiale (VPF). Pour être régularisée, Deas devra remplir les conditions liées à l'article L313-11 7.

 

Au fil des rendez-vous, Karine et Deas réunissent les pièces nécessaires : preuves de présences en France durant ces 5 dernières années, preuve de scolarisation de l’enfant à partir de 3 ans.  L'enfant a 1 an, Deas devra attendre 5 ans sans pouvoir travailler légalement. L’enfant n’est pas expulsable mais elle, oui. Le "couple" Karine/Deas est très soudé, très complice.

 

 

- MASSOUD avec HERVE

Massoud, 22 ans, est arrivé clandestinement d’Afghanistan en France en 2015. Il a voyagé durant 4 ans. Arrivé à Calais, il a demandé l’asile politique. Débouté. Il a perdu toute protection. Il est passé du bon réfugié politique au mauvais migrant économique. Pour être régularisé, il faudra que Massoud remplisse les conditions liées à l'article L 313-11 7 (10 ans de preuves de présence en France et un travail déclaré matérialisé par une promesse d'embauche) pour être sûr d'avoir un dossier étudié par la préfecture.

Hervé qui le reçoit comprend que Massoud est prêt à tout après ce qu’il a vécu. Le "couple" Hervé-Massoud va se mettre à fonctionner dans un rapport père-fils. Hervé sait que le cas de Massoud est insoluble et qu’il acceptera, pour survivre, n’importe quel abus d’un employeur. Massoud a compris que la loi ne lui permet rien et se contente de venir voir Hervé de temps en temps, pour parler ou boire un café.

 

Chaque histoire privée révèle l’histoire publique. Chaque situation met en miroir les droits universels : reconnaissance d’une identité, liberté de circulation, respect de la vie privée et de la dignité, droit d’asile.

 

Le film se termine par le plan du début du film : le mur de papiers qui se referme sur les personnes migrantes.

 

 

NOTE SUR LE REALISATEUR

Olivier Cousin : diplômé de l’Ecole nationale de cinéma Louis Lumière. Il a été chef-opérateur sur de nombreux films et a aussi réalisé plusieurs documentaires. C’est sur son précédent documentaire, "Un toit sur la tête", consacré au 115 de Toulouse qu’il a eu ses premiers contacts avec des bénévoles de la Cimade locale. Il s’engage alors comme bénévole dans une permanence Cimade à Paris.

 

L’idée de faire un film est venue naturellement. Juste le temps pour lui de trouver la distance nécessaire à la narration cinématographique après s’être débarrassé de l’affect qui submerge face aux situations dramatiques des sans papiers. C’est un ajustement de l’objectif cinématographique à ces histoires de femmes et d’hommes, à cet engagement, à cette lutte pour affirmer des droits universels.

 

Les personnes migrantes présentes dans le film ont toutes et tous donné leur accord pour être filmé.es. Ils et elles y participent. C’était une des conditions posées par Olivier en tant que bénévole et cinéaste.

 

 

CE QUE LA PRESSE DIT DE UN TOIT SUR LA TETESORTI EN 2015.

 

  • Cela sonne vrai, on se sent près d'eux, emportés dans le feu de l'action. Et on admire leur détermination et leur efficacité. Le film rend magnifiquement compte de cette valeur suprême : "un toit c'est un droit". Droit à être protégé, droit à la propreté, à l'intimité. Et il le fait avec clarté, et parfois avec humour. ” Yves Faucoup, Mediapart.
  • Le documentaire d'Olivier Cousin, sans voix off, réussit à mettre en avant des enjeux d'importance : la confrontation juridique entre droit de propriété et droit à la dignité ou le trouble que jette parfois la communication politique sur une situation déjà complexe. ”  Yoann Labroux-Satabin, la Vie.

 

Un toit sur la tête, 55 mn, 2015 : une production Narratio films, avec la participation de France 3, le CNC. Diffusé par France Télévisions, dans la Case de l'Oncle Doc (octobre 2015)

 

Sélectionné au Sunny Side of the doc (juin 2015)

Sélectionné au Festival CinémAgora - Ciné 32 à Auch (novembre 2015)

Sélectionné en compétition au festival du film documentaire Traces de Vies (novembre 2015)

Sélectionné au festival Bobines sociales (janvier 2016)

Sélectionné au festival Résistances (juillet 2017)

 

UNE COLLECTE, POURQUOI ?

L’après tournage ou post-production est la partie la plus difficile financièrement car elle fait appel à des postes, compétences et moyens techniques incompressibles : montage, étalonnage, mixage, copies.

 

- Post-production :                                                                                                                    11 000 €

- Frais collecte et contreparties offertes aux donateur.rice.s                                                 1 200

 

Total :                                                                                                                                          12 200 €

 

Avec cette somme, la bonne fin du film est assurée. Si cette somme est dépassée, nous pouvons alors envisager : Une promotion et diffusion internationale avec 3000 euros supplémentaires (sous-titrage différentes langues, affiches, flyers, dossier de presse, bande annonce…)

 

 

Ici vous pouvez directement et en un clic, participer à cette cagnotte.

•    Chacun participe du montant qu'il souhaite. 

•    Tous les paiements sont sécurisés. 

                     

LES CONTRE- PARTIES

 

Pour 20 € et plus

Un grand merci + votre nom au générique dans les remerciements du film.

Mais, en plus de votre nom et du grand merci…

Pour 30 € et plus

Le Petit GUIDE “Lutter contre les préjugés” de la CIMADE + un badge "Il n'y a pas d'étrangers sur cette terre"

Pour 50 € et plus

Une place à l'avant première du film avec débat en présence du réalisateur dans la ville la plus proche de chez vous + 10 cartes de correspondance 2018 + Le Petit GUIDE “ Lutter contre les préjugés » de la Cimade ” + un lien jpeg de l'affiche du film.

Pour 75 € et plus

Tout ce qui précède + un lien viméo pour un bonus du film comportant trois scènes montées non présentes dans le film, + les petites guides de la Cimade “Lutter contre les préjuges” ET “Comprendre les migrations internationales.

Pour 100 € et plus

Tout ce qui précède + le dvd de “Murs de papiers” avec le film et le bonus (livrable 4 mois après la sortie du film)

Pour 150 € et plus

Tout ce qui précède + le livre “Eux c’est nous“ de Daniel Pennac

Pour 300 € et plus

Tout ce qui précède + le sac en coton “ Il n’y a pas d’étrangers sur cette terre “

Pour les associations, institutions, enseignant.e.s, le préachat d’une diffusion en salle du film à la date de votre choix.

Pour 500 € et plus

Tout ce qui précède + votre nom au générique comme bienfaiteur du film + l'affiche du film dédicacée

 

 

 

 

15 552 €

Collectés sur 12 200 €
127%
0 Jour restant
268 Participations

Organisé par

Olivier Cousin

Paul BISEUIL a participé

Nadine Scepovic a participé

Dominique Menu a participé

Delphine Dufriche a participé

Jean-Marie Nizan a participé

Chloé Hidalgo a participé

Stéphane Mortaud a participé

Eric Fakra a participé

Anonyme a participé

Kris Fleury a participé

yaelle kung a participé

Damery Prache a participé

françoise ghazi a participé

IVAN GUYOT a participé

Théo Se a participé

Brigitte SAUQUET a participé

Anne Vilaceque a participé

Delphine Ansquer a participé

Amélie Muller a participé

Marie-Hélène PERROT a participé

Claude ROUVIERE a participé

Cathy BERTHET a participé

Marie-Douce Albert a participé

Sophie Dagois a participé

Le 3 juin 2018
Eric Fakra
Désolé pour le retard, bonne chance !
Le 3 juin 2018
Anonyme
j'espere que la projection en Irlande est pour tres bientot!
Le 2 juin 2018
Kris Fleury
Yalla! A bientôt sur les écrans (qui sait au diagonal de Montpellier espace débat très ouvert
Le 30 mai 2018
Damery Prache
Le montant est dépassé ou sur le point de l'être. N'hésitez pas à nous solliciter lors de la campagne de projections. Nous devrions pouvoir organiser quelque chose dans notre coin (30250). Bonne fin de réalisation et merci de participer à rendre notre monde meilleur.
Le 30 mai 2018
françoise ghazi
Bonsoir Olivier, Voici ma modeste contribution, à hauteur de mes moyens.....j'espère de tout coeur voir votre film projeté prochainement sur grand écran:) !!!!
Le 29 mai 2018
Anne Vilaceque
Bravo pour ce projet (et pour ce titre). Le choix de cet angle est important. Faire vivre et comprendre ces moments particuliers u face à face administratif est essentiel.
Le 23 mai 2018
Emmanuelle Charrier
Je garde un extraordinaire souvenir de la projection d'Un toit sur la tête à Auch en 2015 (Cinémagora - Ciné 32). Merci de continuer !
Le 20 mai 2018
Guillaume Dolbeau
Je souhaite un bel avenir à ton nouveau film. Merci pour ce que tu fais. Bise
Le 19 mai 2018
marlies demeulandre
Allez, 3 sous dans le cochonnet. C'est très bien parti cette affaire, tu vas pouvoir viser la diffusion internationale !
Le 18 mai 2018
Eric Brasseur
de la part d'Eric et Stéphanie, bon courage et merci pour ton engagement