Aller au contenu principal

Enfants Nafarat

Organisé pour : Arthur Muller

Le clip-documentaire réalisé avec Odezenne a été tourné durant mon premier voyage en Grèce, en Macédoine et en Serbie. N’ayant pas obtenu des financements par la voie classique je me suis tourné vers le groupe avec ces images.  
Aujourd’hui, j’aimerais retourner dans ces pays pour un long-métrage documentaire où je souhaite suivre deux enfants qui fuient les combats et la violence au Moyen-Orient, espérant trouver la paix en Europe de l'Ouest. Je tente cette voie alternative de financement pour ce projet « Enfants Nafarat ». Mon propos vise à modifier et humaniser notre regard sur ce drame. 

 

Chaque participation de 12 euros ou plus sera recompensé d'une place VOD pour le film en avant-première.

 

Enfants Nafarat  نافرة

Présentation du documentaire

Arthur Muller
 

En arabe, nafar (traduit phonétiquement) désigne l'individu qui n'a pas de nom, pas de droit, un simple numéro noyé dans la masse. C'est ainsi que les passeurs appellent leurs clients. Nafarat est le pluriel de nafar.

 

Synopsis

Deux enfants se croisent sur l’île de Lesbos, leurs histoires sont proches, ils ont traversé la mer Egée pour arriver ici. Ahmad, un jeune garçon syrien d’une dizaine d’année voyageant avec ses parents et sa jeune soeur, et Mahdi un adolescent afghan effectuant le trajet seul. Tous les deux vont vers l’Europe pour fuir la violence et chercher une vie meilleure. 

En France, dans un collège un professeur projette devant ses élèves les images du voyage de ces deux enfants. Azalie a 12 ans, c’est avec ses mots qu’elle explique son point de vue sur les « migrants » et sur ces deux enfants.

Des jeunes qui parlent trois langues différentes, mais qui ont les mêmes intérêts d’enfant.

 

Contexte

En 2015, des centaines de milliers de réfugiés arrivant du Moyen-orient et de l’Afrique se dirigent vers l'Union Européenne, alors que la Hongrie construit un long mur à sa frontière avec la Serbie. Tandis que les frontières se referment progressivement en Europe, des humains fuient des conflits et des violences en espérant trouver la paix vers l’Occident. Parmi ceux-ci, des milliers d’enfants et adolescents, seuls ou avec leurs parents effectuent ce trajet difficile et dangereux. 

L’île de Lesbos est l’un des principaux points de passage avec la Turquie pour les gens n’étant pas autorisés à entrer légalement en Europe. C’est depuis la côte turque qu’ils embarquent sur des bateaux pneumatiques grâce à des passeurs pour rejoindre la Grèce. Lesbos est une petite île balnéaire, sa principale activité est le tourisme. Sur cette île, les enfants réfugiés sont triés en fonction de leurs nationalités et de leurs situations familiales. Selon ces critères, dépend leur temps d’attente avant d’avoir une autorisation leur permettant de circuler en Grèce. Ils vont ensuite connaître des situations difficiles pour chacune des traversées de frontières.

 

Les personnages

Ces portraits d’enfants réfugiés sont inspirés des rencontres effectués en Grèce, au Monténégro, en Serbie et en Hongrie durant l’été 2015. Ce ne sont pas les véritables personnages du film qui seront choisis dès le début du tournage, dans les camps en Turquie à Izmir.​

Mahdi a 14 ans, après un long voyage à travers plusieurs pays du moyen-Orient, il traverse seul la mer pour arriver à Lesbos. Il reste plusieurs jours dans un camp fermé pour mineurs, là-bas il s’intègre à un groupe de plusieurs afghans, des jeunes comme lui. Il voyage ensuite jusqu’à Paris en suivant ce groupe puis il se retrouve seul encore dans la capitale où il survit comme il peut, vivant dans la rue et dans des centres sociaux. Sa demande d’asile n’aboutissant pas, il est perdu dans les documents administratifs avec une langue qu’il ne connait pas. Il se demande s’il a fait le bon choix en quittant son pays. 

 

Ahmad et sa soeur Rasha, ont 11 et 8 ans, ils suivent leur famille sans vraiment comprendre. Ahmad joue au foot et voudrait aller en Espagne là où se trouve son club préféré, le Real-Madrid, plutôt qu’en Allemagne là où ses parents l’emmène. Mais en Allemagne, les gens sont plus gentils, apparemment ils veulent bien qu’Ahmad reste dans ce pays. Ahmad a connu la guerre très jeune et pour lui c’est normal de surmonter les épreuves du voyage. Sa petite soeur Rasha est souvent près de lui. Cette famille est musulmane, mais pas très pratiquante. 

 

Azalie a 13 ans, elle est en 4 ème au Collège de Dunkerque. Elle pratique le piano et elle aime jouer dans le parc à coté de chez elle avec sa voisine. Elle n’a jamais voyagé en dehors de l’Europe de l’Ouest. Elle entend parfois des informations concernant l’immigration, mais sa jeunesse la porte en dehors de cela. 

 

Note d’intention
 
Un voyage à hauteur d’enfant
 

Dans ce film, on verra le voyage comme si on accompagnait les enfants, la caméra sera placée à la hauteur de leurs regards. Au-delà de la migration, la question du passage à l’âge adulte est le sujet central du film.  Avec les enfants, les gros plans seront privilégiés, les mains des parents entreront dans le cadre sans qu’on voie leurs visages. On entendra les adultes parler de loin, d’une oreille distante, comme un enfant entend ses parents discuter pendant qu’il joue. Les personnages seront des enfants avec les envies de leur âge, qu’ils soient syriens, afghans, ou français. 

Devant les difficultés devant lesquelles ces jeunes sont confrontés, avant et pendant leur voyage, ils doivent faire preuve d’une plus grande maturité. Malgré tout cela ils gardent leurs candeurs. En étant en immersion avec eux, on pourra observer la très fine frontière qui se trouve entre ces deux mondes. 

 

CerfVolant Films

" Le documentaire est un genre cinématographique que nous défendons, car il peut prendre plusieurs formes. Le projet d’Arthur s’inscrit dans une démarche à la fois personnelle et universelle, nous l’accompagnerons tout au long de sa démarche. Durant son voyage nous servirons de camp de base, nous échangerons avec lui à chacune de ses étapes. "

 

Le réalisateur

Après des études de cinéma, Arthur commence à travailler dans le montage sur des documentaires ou de la fiction. Il réalise un premier documentaire « Sur les traces d’Europa » avec Quentin Herlemont, un film sur l’identité européenne, sous la forme d’un road-trip initiatique. Fin 2015, il rencontre Céline Barré qui travaille à Calais dans la « jungle » et qui lui propose de la suivre jusqu’en Grèce. Ils prennent alors la route vers Lesbos, une île proche des côtes turques sur laquelle arrivent de nombreuses familles, qui fuient les conflits au moyen-orient. Dans son sac, il embarque une caméra avec laquelle il garde une trace de ce voyage. En partant de la Grèce, il suit et filme des familles et enfants qui voyagent vers la liberté, mais qui se retrouvent devant un mur aux portes de l’UE à la frontière hongroise. 

 

À quoi servira la collecte ?

Je tiens à effectuer le voyage avec les familles que je vais suivre et j'aimerais les aider durant ce periple et ne pas être seulement un témoin. L'argent des transports et régie servira donc à tous ceux que j'accompagnerais. 

Budget approximatif : 
 
Si on atteint 3700 €

Transports, défraiements et régie : 1 720 €

Moyens techniques du tournage : 1980 € 

Si on atteint 5400 €

Cela permettra d'avoir un budget pour la post-production (montage, etalonnage et mixage).

Si on atteint 8200 €

Cela permettra de partir avec un traducteur, d'avoir une possibilté de partir plus longtemps et d'aider encore plus les familles.

Tout l'argent non dépensé sera reversé aux réfugiés du documentaire.

Organisé par

Arthur Muller