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Burkina Faso : Aidez les enfants des rues

Organisé pour : Association AJER FS par Caroline Ducros

Eine uebersetzung in deutsch findet sich weiter unten (Une version en allemand à la fin du texte en français)! 

Qui sommes-nous ?


 

Tasséré, Sita, Abdoulaye et Esther sont enseignant, éleveur, vendeur en téléphonie et  pompiste à Ouagadougou au Burkina Faso. Mais surtout, ils sont tous d’anciens enfants des rues, bénévoles depuis 10 ans au sein de l’association AJER SF (association des jeunes et enfants des rues face à leur sort) qui s’emploient à prévenir, limiter et venir en aide aux enfants des rues de Ouagadougou.

Pour l’avoir vécu, ils connaissent bien le phénomène : la violence, la faim, le mépris des citadins… De par leur passé, leurs expériences et le langage des rues qu’ils maîtrisent, ils gagnent la confiance des enfants qu’ils côtoient régulièrement au cours de maraudes. Ils les accompagnent dans l’expression de leur projet de vie puis dans la réalisation de celui-ci.

 

Mais la tâche est immense et le manque de moyen financier rend difficile le suivi régulier de ces enfants et la mise en œuvre des actions planifiées annuellement. Aussi, les responsables de l’association sont sans cesse à la recherche d’appuis financiers qui restent aléatoires au Burkina. Les côtoyant depuis un an, dans le cadre d’une association locale qui soutient modestement des projets en faveur des femmes et des enfants, j’ai décidé de leur venir en aide sur un plan technique et financier. Je m’appelle Caroline, je vis au Burkina Faso et c’est donc pour l’AJER FS que je crée cette cagnotte.

 

Quelles sont les actions de l’AJER SF ?


Un travail hebdomadaire !

L’association a référencé 45 sites dortoirs regroupant de 20 à 30 enfants sur Ouagadougou, dont 18 sites fréquentés particulièrement par des jeunes filles. Les animateurs (dont certains membres ont reçu une formation aux premiers secours, dispensée par la Croix Rouge) vont à leur rencontre au cours de maraudes 2 ou 3 fois par semaine pour dispenser des soins de base et accompagnent, si besoin, les enfants malades dans des centres médicaux.

Lors de ces rencontres, ils invitent les enfants à des « causeries » autour de sujets tels que la drogue (les enfants fument et sniffent de la colle pour oublier la faim et les violences), les maladies, les violences sexuelles (l’association a mis en place un système d’alerte qui permet de repérer les individus pédophiles et  les dénoncer à la police), etc.

Mais ils ne s’arrêtent pas là ! Les animateurs aident également à l’intégration des nouveaux arrivants, interviennent en médiation de conflits entre enfants et entre enfants et habitants des quartiers, repèrent les enfants qui souhaitent intégrer un apprentissage afin d’apprendre un métier auprès de professionnels et les mettent en relation avec un artisan-formateur. De plus, l’association loue une cour, avec un point d’eau, qui permet d’accueillir les enfants pour des jeux, de l’alphabétisation et l’hygiène de base, les convalescences…

Donc de nombreuses actions en cours et des projets pour permettre aux enfants de se choisir une autre vie.

Tout cela a un coût et cet appel aux dons aspire à en couvrir une partie.

 

De combien ont-ils besoin et pourquoi ?


(Toutes les dépenses ont été converties du Franc CFA à l’euro : 1 000 Franc CFA = 1,5 € )

 

  • Avec 5000 €, les maraudes sont assurées pendant 1 an

 

 

  • Avec 8000€ (3000€ en plus), l’association organise un tournoi de la cohabitation

Le sport, porteur de valeurs de rassemblement, de respect, de solidarité et de l’effort est un puissant levier de cohabitation sociale et donc de développement. Le tournoi vise à créer du lien entre les enfants des rues et le quartier et inciter certaines familles à se déclarer famille d’accueil ou à prendre en charge l’apprentissage professionnel d’un enfant.

 

Sur la base de son expérience, (organisation du tournoi de la cohabitation en 2013 et 2014) l’association se propose de réaliser un tournoi dans lequel s’affronteront 32 équipes de quartier incluant à parité des enfants des rues. Le tournoi s’étalera sur 2 mois jusqu’au match final opposant les 2 meilleures équipes (trophées et prix aux finalistes).

 

L’association prend en charge :

- La diffusion préalable de l’information dans les quartiers, qui s’organisent pour monter une équipe mixte enfants du quartier/enfants des rues

- La recherche de sponsors (maillots, trophées, rafraichissements) avec l’aide des habitants des quartier)

- L’organisation spatiale et temporelle du tournoi

- La prise en charge des déplacements, rafraichissements, équipements à chaque match

- La tenue d’une sensibilisation avant chaque match sur un thème particulier : toxicomanie, radicalisme, arme blanche, vertus individuelles et collectives.

- L’organisation d’une fête médiatisée de fin de tournoi le jour de la finale avec remises de trophées par les sponsors et parrain de l’évènement.

 

 

  • Avec 10 000€ (+2000€), l’association attribue un état civil à 60 « enfants fantômes » :

La majorité des enfants des rues n’ont pas d’état civil. On les appelle les enfants fantômes ! Or l’absence d’état civil rend impossible le passage de tout type d’examen scolaire et les enfants sont donc retirés du système scolaire.

 

Avec 2000€, l’association établit l’identification administrative de 60 enfants minimum vivant dans la rue (extrait d’acte de naissance et établissement de la carte nationale d’identité pour les plus de 15 ans) et leur permet ainsi l’accès aux écoles et autres centres de formation dépendant de l’Etat.

 

Deux cas de figure se présentent selon les enfants :

- L’enfant a une famille qu’il connaît : le travail pour l’association consiste alors à retrouver la famille, ce qui n’est pas toujours aisé, notamment lorsque l’enfant est Peulh car sa famille est le plus souvent nomade. Une fois celle-ci identifiée, il faut convaincre les parents d’accompagner l’enfant au tribunal pour faire établir l’acte d’état civil.

- L’Enfant n’a aucun souvenir ou lien de sa famille. L’association se charge alors d’établir un état civil supplétif prévu par la loi burkinabé : il s’agit de trouver deux témoins adultes de la naissance de l’enfant qui se rendront au tribunal avec l’enfant pour établir son acte d’état civil.

 

 

Vous désirez en savoir plus ?


N’hésitez pas à me contacter à cette adresse :

Je serai ravie de partager avec vous sur le remarquable travail de cette association.

 

Vous pouvez également regarder ces vidéos :

BAKROMAN : film documentaire écrit et réalisé par Gianluca Massimiliano De Serio qui suit l’AJER FS dans ses activités et donne la parole aux enfants dans différentes situations.

- La rue n’est pas ma mère : court métrage de fiction de Jérome N. Yaméogo qui met en scène un enfant confié à une école coranique, qui se sauve et vit dans la rue.

 

Merci pour vos dons et vos partage,  Caroline.

 

 

 

Tasséré, Sita, Abdoulaye und Esther sind Lehrerin, Viehzüchterin, Telefonverkäufer und Tankstellenwärterin in Ouagadougou, Burkina Faso. Vor allem sind sie aber einstige Strassenkinder, die sich seit nun 10 Jahren freiwillig in dem Verein AJERSF SF (association des jeunes et enfants des rues face à leur sort) für die heutigen Strassenkinder von Ouagadougou einsetzen. Sie helfen ihnen von der Strasse wegzukommen und verhindern, dass mehr Kinder auf die Strassen getrieben werden.

Früherer selbst in den Strassen Ouagadougous heimisch, kennen sie das Leben der Kinder gut: Die Gewalt, der Hunger, die Verachtung der Quartierbewohner….

Durch ihre Vergangenheit und Erfahrungen sprechen Tasséré, Sita, Abdoulaye und Esther, die Sprache der Strasse, was ihnen erlaubt das Vertrauen der Kinder zu gewinnen, denen sie auf ihren regelmässigen Touren durch Ouaga begegnen. Sie leisten medizinische Hilfe, sind Gesprächspartner und unterstützen die Kinder darin eine Zukunft zu planen und diese Vorhaben umzusetzen.

Die Aufgabe des Vereins ist immens und der Mangel an finanziellen Mitteln limitiert die Anzahl der Touren, Projekte und Aktionen, die umgesetzt werden können. Die Freiwilligen verwenden einen beträchtlichen Teil ihrer Zeit für die Suche nach kontinuierlichen, finanziellen Mitteln, die in Burkina Faso jedoch begrenzt zur Verfügung stehen.

Nachdem ich ein Jahr lang, mit AJER SF zusammengearbeitet habe - als Teil einer Vereinigung die Projekte für Frauen und Kinder unterstützt - und den positiven Einfluss des Vereins gesehen hatte, beschloss ich, den Verein nun in technisch und finanziellen Belangen stärker zu unterstützen. Ich bin Caroline, lebe in Burkina Faso und habe diese Aktion für den AJER SF ins Leben gerufen.

 

Was macht der AJER SF?

Tägliche Unterstützung!

Der Verein unterhält in Ouagadougou 45 Schlafräume in denen 20 bis 30 Kinder übernachten können. Davon werden 18 besonders von Mädchen besucht. Die Mitarbeiter, von denen einige eine Erste-Hilfe Ausbildung von Roten Kreuz erhielten, touren zwei- oder dreimal die Woche, durch die Straßen, um den Kindern eine medizinische Grundversorgung zu gewährleisten und begleiten Sie falls nötig in ein medizinisches Zentrum.

Diese Treffen nutzen die Freiwilligen, um mit den Kindern über Probleme zu reden, die ihren Alltag bestimmen. Dazugehören zum Beispiel Drogen (Kinder rauchen und schnüffeln Leim, um ihre Probleme zu vergessen), Krankheiten und sexuelle Gewalt (die Initiative bildet ein Alarmnetzwerk, dass es ermöglicht pädophile Personen zu identifizieren und der Polizei zu melden).

Das ist aber noch längst nicht alles! Die Freiwilligen helfen Neuankömmlingen sich zu integrieren und Konflikte zwischen den Kindern und den Bewohnern der Quartiere zu lösen. Sie ermutigen die Jugendlichen eine Berufslehre zu machen und stellen den Kontakt zwischen den Kindern und möglichen Handwerkslehrmeister her. Zusätzliche mietet der Verein einen Hof mit Brunnen wo sich die Kinder sicher fühlen, spielen und sich erholen können, sowie in Lesen, Schreiben und Hygiene unterrichtet werden.

So laufen gleichzeitig viele Aktionen und Projekte, die den Kindern die Chance geben ein anderes Leben zu führen.

All dies fordert Ressourcen und ein Teil davon soll mit dieser Spendenaktion gedeckt werden.

Wie viel benötigt es und wozu?

(Alle Angaben wurden mit einem Umrechnungskurs von 1000 France CFA = 1.5 EUR berechnet)

Mit 5000 € ermöglichen wir dem Verein währen einem Jahr die Touren in den Strassen Ouagadougous durchzuführen.

Mit 8000 € (+3000 €) organisiert der Verein ein Gemeinschaftstournier

.

Das Ziel des Turniers ist es, eine Verbindung zwischen Straßenkindern und deren Nachbarn zu schaffen. Dies soll Familien ermutigen Kinder bei sich aufzunehmen oder Lehrmeister dazu, Jugendliche bei sich auszubilden. Der Sport stärkt das Gemeinschaftsgefühl, fördert den gegenseitigen Respekt und die Solidarität und ist deswegen ein starkes Instrument in der Förderung von Zusammenleben und Entwicklung.

AJER SF beabsichtigt ein Turnier durchzuführen bei dem 32 Teams aus Quartiers- und Straßenkindern gegeneinander antreten. Bis zum Finale, dauert das Turnier 2 Monate.  Für die Finalisten gibt es eine Auszeichnung und natürlich einen Pokal! Das Projekt basiert auf Erfahrungen von bereits durchgeführten Turnieren in den Jahren 2013/2014.

AJER SF übernimmt dabei folgende Aktivitäten:

Verschiedene Quartiere über das Turnier zu informieren, damit die Teams aus Quartiers- und Straßenkindern zusammengestellt werden können

Die Suche nach Sponsoren (Trikots, Pokale, Erfrischungen) mit Hilfe der Quartierbewohnern

Die Organisation des Turniers (Spielorte, Terminplan)

Reiseunterstützung für die Spieler, Erfrischungen und Ausrüstung für jedes Spiel

Abhalten eines Sensibilisierungsmomentes vor jedem Match zu einem sozial relevanten Thema: Sucht, Radikalismus, Stichwaffen, individuelle und kollektive Werte…

Die Organisation eines Abschlussfestes an dem großen Tag des Finales, bei dem die Bevölkerung und Medien präsent sein werden, um die Übergabe des Pokales durch die Sponsoren zu feiern.

 

Ab 10.000 € (+ 2000 €) hilft der Verein sogenannten "Geisterkindern" einen offiziellen Zivilstand zu erhalten. Die Mehrheit der Straßenkinder hat keinen Zivilstand. Sie werden Geisterkinder genannt! Das Fehlen eines Personenstands verunmöglicht es, Schulprüfung zu absolvieren und zu bestehen. Die Kinder werden somit vom Schulsystem ausgeschlossen.

Mit 2000 € hilft der Verein mindestens 60 auf der Straße lebenden Kindern diese administrativen Dokumente zu erhalten (Geburtsurkunde und der nationale Personalausweis) und ermöglicht ihnen so den Zugang zu Schulen und andere staatlich abhängige Ausbildungszentren.

Zwei Szenarien sind:

Das Kind hat eine Familie, die es kennt, lebt aber dennoch auf der Straße. In diesem Falle besteht die Arbeit des Vereins darin die Familie zu finden. Dies ist nicht immer einfach, besonders wenn das Kind der nomadischen Gruppe der Peulh angehört. Einmal identifiziert, müssen die Eltern dazu gebracht werden, das Kind zum Gericht zu begleiten, um die Dokumente ausstellen zu lassen.

Das Kind hat keine Familie, oder keine Erinnerung, die es erlauben würde, seine Familie zu finden. In diesem Falle hilft AJERSF SF einen alternativen Personalstand gemäß dem Gesetz Burkina Fasos zu erhalten: Dazu müssen zwei erwachsene Zeugen der Geburt des Kindes gefunden werden. Diese müssen dann das Kind zum Gericht begleiten, um dessen Zivilstand zu bestätigen.

 

 

Organisé par

Caroline ducros