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OISO (Centre de Soins pour la Faune Sauvage des Hauts-de-France): association en péril, à sauver de toute urgence!

Organisé pour : Association OISO

Depuis plusieurs années l'Association OISO (Observations, Initiation, Soins aux Oiseaux) recueille, soigne et relâche des centaines d'animaux sauvages blessés.

Malheureusement, elle lutte également pour sa propre survie. Cela fait quelques temps maintenant qu'il lui est difficile de boucler son budget annuel et cette année, plus que la précédente, l'état des finances est critique. Il manque 40 000€ dans les caisses pour finir l'année et prouver à qui de droit que cette association et le centre de soins ne doivent pas disparaître.

Elle a donc besoin des internautes pour l'aider à surmonter ce passage très compliqué qui pourra sceller de la plus mauvaise des manières ses 10 ans d'existence si l'objectif n'est pas atteint...

Inversons la tendance pour que le Centre de Soins et l'Association continuent leurs activités.

Brochette de jeunes Chouettes hulottes en volière d'émancipation. 

 

Association OISO : késako ?

Créée en 2006, l'Association OISO vient en aide aux animaux sauvages, qu'ils soient blessés, malades ou orphelins. Pour ce faire, une équipe de 3 salariées (1 à plein temps et 2 à mi-temps) gère le Centre de Soins basé à Inxent dans le Pas-de-Calais.

Le Centre de Soins est membre de l'Union Française des Centres de Sauvegarde et respecte donc sa charte et les lois qui incombent à une telle structure :

  • un responsable titulaire du Certificat de Capacité pour les soins à la faune sauvage
  • une Autorisation d'Ouverture préfectorale, attestant que nos locaux et nos volières sont conformes et adaptés à notre activité
  • une charte d'éthique approuvée et signée par l'Association.

Être soigneur ne s'improvise pas, il faut les compétences en plus de la volonté de « bien faire ».

Nous couvrons l'ensemble du Nord – Pas-de-Calais et le Nord de la Somme suite à la fermeture du centre de soins Picardie Nature. Nous sommes la plus grande structure adaptée pour les soins de la faune sauvage dans la région (600m² de volières).

Vue sur notre bloc de 8 volières et sur les deux TGV (Très Grandes Volières)

En 2012, 324 animaux franchissaient nos portes, à ce jour (16/11/2016) ils sont déjà plus de 1136 pour l'année en cours.

 

Déjà plus de 1136 accueils pour 2016 !

 

De plus en plus d'animaux à sauver, de moins en moins de soutien financier.

Les prises en charge ne cessent d'augmenter mais malheureusement les aides attribuées, elles, ne font que régresser ou disparaissent ne permettant plus à l'Association de boucler son budget annuel.

Pour finir cette année sereinement et pour pouvoir espérer être encore là en 2017, un trou de 40 000€ est à combler dans nos finances.

 

40 000€ récoltés ou la clé sous la porte ?

 

Cette somme couvre les salaires et charges sociales des employées qui effectuent de nombreuses heures bénévoles en plus de celles de leur contrat, faisant ainsi passer le bien être animal avant leur vie personnelle, l'alimentation adaptée pour les 90 espèces différentes soignées chaque année, les frais de location du bâtiment et les dépenses que cela engendre (eau, électricité, téléphone, taxe...), les frais de carburant et d'entretien du véhicule...

Nous essayons par divers moyens de nous en sortir par la mise en place d'animations scolaires (dont la demande est présente), de formations payantes auprès des Services (Pompiers, Police municipale...) mais d'un autre côté le Conseil départemental nous lâche et le Conseil régional hésite à en faire de même.

 

Ils comptent sur nous !

Nous souhaitons nous battre :

  • pour que l'Association ne ferme pas ses portes : une centaine d'adhérents, de nombreux bénévoles, stagiaires et vétérinaires seraient orphelins. Nombreuses sont les personnes contentes de notre existence que ce soient les particuliers, les vétérinaires ou même les services municipaux, gendarmerie, police etc. Il est facile de savoir à qui s'adresser lors de la découverte d'un chien ou d'un chat abandonnée, mais beaucoup moins lorsqu'il s'agit d'un oiseau ! Doit-on laisser ces personnes dans l'embarras avec leur animal blessé sur les bras ?
  • Pour éviter aux bâtiments de redevenir à l'abandon. De nombreux investissements ont eu lieu pour réhabiliter l'ancienne scierie en centre de soins digne de ce nom : infirmerie, salle de box, volières...seule la salle d'exposition et d'animations n'est pas terminée faute de moyen. Ce sont environ 150 000€ qui ont été investi, tout cela doit-il partir en fumée ?

Salle d'exposition et d'animation non terminée faute de moyens financiers. 

  • Pour éviter à toutes ces personnes trouvant des animaux en détresse de ne savoir quoi en faire. Plus de 8000 appels par an sont reçus sur le portable du centre, ajoutez à cela les messages sur Facebook et les emails. Chaque appel ou message donne lieu à une réponse, qui peut être la prise en charge de l'animal, les conseils divers et variés, le transfert d'appel vers d'autres centres plus proche de leur domicile. Les appels émanent de toute la France voire même du Maroc, de Belgique, des Pays-Bas ou de Suède ! Doit-on laisser le téléphone sonner dans le vide ?
  • Et surtout pour éviter à tous ces animaux d'être livrés à une mort certaine s'ils ne sont pas pris en charge. Depuis l'ouverture du Centre, plus de 3000 animaux en détresse ont été pris en charge.

 

Déjà plus de 3000 animaux accueillis au centre 
depuis l'ouverture en 2011.

 

Seulement une petite moitié (environ 1250) a retrouvé la liberté, mais, il faut savoir que lorsqu'un animal nous arrive les blessures sont souvent très graves, d'origines humaines et que leur survie est miraculeuse. Alors continuons ensemble à faire des miracles pour cette si belle faune sauvage qu'est la nôtre et à qui nous causons les blessures.

 

Buse variable apportée par les Pompiers au Centre de Soins, retrouvée prise dans les barbelés. Après une minutieuse chirurgie et de longs mois de soins et de rééducation elle a pu retrouver sa liberté. Miracle! 

 

La grande majorité des accueils en centre de soins est liée à l'Homme : chocs avec des voitures, des baies vitrées, des lignes électriques, victimes des fils barbelés, des pièges, d'empoisonnement, de prédation par des animaux domestiques...La liste est longue et c'est à nous de réparer les dégâts. Si nous disparaissons qui le fera ? Beaucoup d'espèces s'éteignent à cause de l'Homme (destruction d'habitat, urbanisation, changement d'agriculture), ne faut-il pas leur laisser une seconde chance quand cela est possible de repartir vers la liberté ?

Cormoran ravi de retrouver sa liberté! 

 

La sensibilisation ; le rôle de TOUS.

Parce que nous ne faisons pas seulement des soins à la faune sauvage, nous effectuons également une grande part de sensibilisation du public et ce de plusieurs manières :

  • par téléphone : lorsque les particuliers nous appelle, nous les conseillons, leur expliquons par exemple pourquoi il ne faut pas forcément ramasser les jeunes oiseaux au sol.
  • De visu : lorsqu'ils nous apportent directement l'animal au centre. Nous effectuons un premier diagnostic avec eux, leur montrant ainsi les caractéristiques de l'espèce (les oreilles des chouettes par exemple), leur expliquant les soins que l'oiseau va recevoir et quel sera son parcours dans nos locaux.
  • Lors de relâcher d'oiseaux dans des biotopes adaptés où nous convions quand cela est possible du public pour montrer l'aboutissement de notre travail.

Public présent lors d'un relâché de cigognes au Parc du Marquenterre. 

  • Lors de salons, de manifestation, de conférences où nous présentons notre association, notre centre et nos activités. Prévoyant toujours une petite animation pour les enfants, l'éducation au respect de l'environnement et des animaux commence dès le plus jeune âge.
  • Enfin, lors d'animations auprès de scolaire, souvent sur demande des instituteurs souhaitant intégrer à leur programme une partie « découverte de l'environnement et de la faune qui nous entoure ».

Stand de l'Association lors de salons, manifestations. Vente de photos, de nichoirs et présentation de nos actions via un diaporama et des flyers. 

 

« Une équipe motivée, investie et avec des projets »

Tout cela demande du temps et monopolise une personne entre les recherches, la mise en place et l'exécution de ces programmes. Notre équipe de 3 salariées est épaulée 6 mois dans l'année par des volontaires en Service Civique et des stagiaires, et ce n'est pas de trop !

Nous voulons continuer de développer nos actions de sensibilisation car il faut s'occuper du problème à la racine. Et notre problème commence par la méconnaissance de notre faune, de notre environnement, de notre patrimoine naturel. Notre structure ne peut survivre par du bénévolat pur et simple, garder les emplois est indispensable pour la pérennisation de notre Association.

Si la somme de 40 000€ est atteinte cela nous permettra de prouver aux autorités compétentes et à nos financeurs que notre activité est utile et soutenue par un grand nombre de personne.

Jeune Chevêche d'Athéna arrivée au Centre

suite à la coupe de l'arbre où elles nichaient. 

PS: l'association est officiellement reconnue "d'intérêt général". A ce titre, tout donateur a droit à une déduction fiscale de 66% de son don financier. En résumé: si vous faites un don de 100€ il ne vous en coûtera que 34€. Un reçu fiscal vous sera adressé. 

Organisé par

Coralie GESLIN