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Appel à la solidarité aux enseignants

Organisé pour : Enseignants de Montereau

Enseignants de la circonscription de Montereau, nous faisons appel à votre soutien.

 

Face à la destruction de nos régimes de retraite nous avons décidé qu’il n’était pas possible de laisser faire. C’est pourquoi nous nous sommes engagés dans la grève pour nos enfants, pour nous même et pour nos anciens. C’est une décision que nous n’avons pas prise de gaieté de cœur mais quel choix nous laisse ce gouvernement ?

 

Depuis 1993 les retraites n’ont cessé d’être attaquées par des gouvernements qui déclaraient tous qu’ils allaient les sauver ! Le nombre d’années de cotisation pour pouvoir toucher une retraite à taux plein est ainsi passé de 37,5 à 43 ans. Quant à l’âge légal de départ pour toucher une retraite à taux plein, il est passé de 60 à 62 ans, et passera à 64 ans si nous n’arrêtons pas ce gouvernement !

 

La réforme que le gouvernement compte imposer conduira à un appauvrissement généralisé et systématique des retraités. Nous ne pouvons accepter le sort qu’il réserve à l’ensemble des salariés de ce pays, mais nous pouvons encore moins accepter le sort qu’il réserve à nos enfants !

 

Voilà pourquoi nous nous dressons contre ce projet néfaste qui vise à détruire un système qui a prouvé son efficacité durant plusieurs décennies, au profit d’assurances privées et autres fonds de pension.

 

Nous avons donc non seulement décidé de nous mettre en grève le 5 décembre, mais également de reconduire cette grève pour certains d’entre nous. Cette mobilisation plus profonde est nécessaire. Elle permet d’informer et de mobiliser collègues, parents, et citoyens, de préparer des actions (rédactions de tracts, communiqués de presse, tournées des écoles, interventions auprès des élus, réunions publiques…) afin de construire le rapport de forces qui permettra le retrait de ce projet.

 

Or, dans la fonction publique le montant des retenues sur salaire visant les grévistes est calculé selon des conditions différentes du privé. Dans l’éducation nationale il est légal de retenir l’ensemble des jours compris entre le premier jour de grève et le dernier, même si cela revient à retirer du salaire sur des jours de repos, des week-ends. Le coût d’une grève est plus ou moins lourd selon les situations personnelles.

 

Vous comprendrez donc pourquoi nous en appelons à votre aide, votre solidarité. Dans cette période de régression sans précédent, nous sommes convaincus que cet appel saura malgré tout trouver un écho auprès de ceux qui sont attachés à la défense des conquêtes sociales et des droits des salariés.

Organisé par

Clémence Marocco