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Pour aider une famille au bord de la rue

Organisé pour : SIDONIE MEHENNI

Bonjour, je m'appelle Marine et je voudrais pouvoir aider ma mère qui se retrouve malgré elle dans une situation plus qu'aberrante et risque de se retrouver sans logement incessamment sous peu.

 

Suite à la mise en péril immédiate de l’immeuble dans lequel se trouve l’appartement dont elle a fait l’achat à crédit il y a 4 ans et demi, elle s’est retrouvée expulsée de celui ci. Aucun relogement n’ayant été proposé par qui que ce soit, elle a du trouver un logement  et déménager en 10 jours, tout en travaillant à temps plein en CDD. Elle vit donc aujourd’hui avec mon frère de 13 ans et leurs deux chats, dans un minuscule 2 pièces, pour à peu près 600€. En plus de ce loyer, elle est évidemment obligée de payer le crédit, l’assurance et autres charges de l’appartement dont elle a été délogée. A eux seuls, ces deux loyers  équivalent à son salaire mensuel.

 

A cela s’ajoutent les travaux prévus pour l’immeuble, soit environ 135 000€ pour sa part. Inutile de préciser qu’un prêt supplémentaire est impensable. Malheureusement, elle n’a pas vraiment le choix puisque si elle ne peut pas payer sa part des travaux, elle ne pourra pas récupérer son appartement mais continueras à en payer le crédit, et ce jusqu'à ses 72 ans.

 

Pour ceux qui souhaitent plus de détails, je fais suivre la lettre qu'elle a envoyé à la maire de notre ville, Nantes. Ne pouvant pas l'aider moi même, j'espère réellement faire connaître son histoire afin de pouvoir l'apaiser aussi bien financièrement que moralement. Je remercie toute personne qui lira cette lettre et peut-être en sera touchée. 

 

Lettre ouverte à la maire de Nantes:

 

Bonjour, 

 

Je me permets de vous conter mon histoire, parce qu’en plus d’être incroyable, elle est inacceptable, aberrante.

Parce qu’à cause d’elle, je me retrouve dans une situation ingérable, sans issue, parce qu’à cause d’elle, je me retrouve sans logement, sans avoir à manger, à la rue avec toutes mes affaires, deux chats et mon fils de 13 ans. Parce que la préfecture qui nous met dans cette situation, ne prend pas ses responsabilités et nous laisse dans cette misère. 

 

Mon histoire elle est simple... et pourtant, elle débouche sur une situation d’urgence inextricable.

 

J’ai cinquante ans, je travaille dans la maintenance informatique et je vis seule avec mes enfants depuis des années.

J’ai de petits revenus, je n’ai pas beaucoup de famille et encore moins qui soit riche. 

 

Il y a 4 et demi, étant en CDI depuis plusieurs années et les appartements sur Nantes étant abordables, j’ai pris la décision, après avoir réussi à économiser un tout petit peu, d’acheter un petit trois pièces de 57 m2, pour y vivre, moi et mes enfants.

D’une pour essayer de leur laisser quelque chose après mon départ et de deux, car au vu de l’augmentation incroyablement conséquente des loyers sur Nantes, d’années en années, l’achat d’un appartement, même avec un crédit courant jusqu’à mes 72 ans (j’en avais 45 quand j’ai acheté.), m’assurait un loyer immuable de 680 euros par mois et ce, jusqu’à moins de la fin de mes jours, me laissant la possibilité de me loger et d’avoir un toit décent sur la tête, jusqu’à la fin de ma vie, même à la retraite, aussi petite serait-elle. 

 

Sachant qu’à l’époque de mon achat, un vrai trois pièces en location sur Nantes, avec 2 vraies chambres, une vraie cuisine et une vraie salle de bain, en centre-ville, coûtait déjà facilement un loyer de 700 euros par mois, contre 550/600 deux ans auparavant et coute maintenant, soit 4 ans plus tard, entre 850 et 900 euros par mois, je faisais donc un choix réfléchi et sécuritaire sur le long terme, tant pour moi, que pour mes enfants.

Malgré mes petits revenus, qui suivant les emplois, variaient de 1400 à 2000 euros mensuel…

Malgré d’éventuelles périodes de chômage qui pouvaient arriver, que je pouvais éventuellement combler en louant ma chambre par périodes en Airbnb (mon salon étant conséquent et fermé, je pouvais y dormir. Je l’ai fait des années, avant que ma fille ne parte de la maison, pour que mes deux enfants aient une chambre bien à eux.). …

Bref, quelque puisse devenir ma situation professionnelle, je pouvais m’en sortir raisonnablement, dans tous les cas de figure, même avec la petite retraite qui sera mienne dans 15 ans.

 

Mais voilà ce que je n’avais pas imaginé et n’aurais jamais pu prévoir, ni imaginer...  c’est que cet appartement, qui quand je l’ai acheté, tout comme maintenant, paraissait solide, dans un immeuble rustique mais d’apparence solide, dans un périmètre classé, se retrouve soudainement, par décision impromptue d’une architecte, qui pourtant n’en avait fait aucunement cas lors de ses différents diagnostics quelques mois auparavant, en mise en péril immédiate ! 

 

Je ne suis pas une grande connaisseuse en bâtiment, comme sans doute grande partie des acheteurs novices. Je n’ai pu me fier qu’à mes yeux, qu’au vendeur et à l’agent immobilier qui s’est occupé de cette vente à l’époque.

Je n’avais pas les moyens d’acheter quelque chose de luxueux, je voulais juste du fonctionnel, du durable.

L’appartement n’était pas bien chic, mais il était propre, clair, avec deux vraies chambres pour mes enfants, un salon assez bien conçu pour que je puisse m’y faire un petit coin canapé/chambre, une vraie cuisine séparée et une jolie salle de bain. Les charges de l’immeuble via le syndic, étaient peu élevées, la taxe d’habitation raisonnable.

L’intérieur de l’immeuble était en effet un peu défraîchit, mais aucune grosse fissure apparente, ni dans mon appartement, ni dans la cage d’escalier. Dans une zone déclarée non inondable et sans une once d’humidité apparente, ni d’odeur caractéristique d’humidité, ce qui sur Nantes, est sacrément rare. Le vendeur a eu l’honnêteté de me dire, bien que ce ne soit précisé dans aucun des comptes rendu d’AG obligatoires à fournir, qu’un ravalement de la façade arrière serait à prévoir d’ici quelques années, qu’un devis avait déjà été proposé et qu’il avoisinait les 170 000 euros.

C’est un petit immeuble, avec 7 propriétaires, dont deux boutiques, deux trois pièces et deux studios. La part de tantième me revenant, est un peu conséquente, car mon appartement est un des plus grand (57 m2).

Mais, 30 000 euros environs de travaux à prévoir dans quelques années, négociées à l’achat, baissant mon petit 3 pièces de 57 m2, de 160 000 euros à 130 000 euros et me laissant le temps de voir venir, me paraissait raisonnable. J’ai donc accepté et me suis lancée dans l’achat de cet appartement.

J’étais fière de moi. J’avais dû attendre d’avoir près de cinquante ans, mais j’avais enfin quelque chose à moi, un toit sur ma tête et celles de mes enfants, un toit pour ma retraite, un héritage à laisser pour que mes enfants ne soient pas trop démunis après ma mort.

Je croyais avoir pensé à tout :

- Au prix : « 680 euros par mois sur 25 ans, qui n’augmenteront jamais, c’est plus que raisonnable et bien moins cher sur le long terme, qu’un loyer qui ne cesse d’augmenter. Les charges de l’immeuble sont petites… »

- A l’emplacement : « le centre-ville, ça ne disparaitra jamais et la rue de l’hôtel de ville est un quartier classé. S’y trouve le beau bâtiment de la Mairie, ils ne peuvent pas détruire cette rue pour faire du neuf. »

- A l’humidité : Qui est un fléau dans d’autres immeubles Nantais, et semblant inexistante dans cet immeuble

- Aux éventuels frais de travaux : « Cet immeuble date de 1700, mais il n’est pas en belles pierres, il n’y pas de tuffeau apparent, c’est le côté « pauvre » de la rue, donc meme si il y a de petit travaux de façade ou réparation, cela ne sera pas exorbitant. Etc..  etc…

 

Avec mes petites connaissances et ma petite logique, je pensais avoir pensé à tout, prévu les imprévus, sur toute la durée du crédit, dont les mensualités dans tous les cas, revenaient à moins cher qu’un loyer etc.. etc…

 

Mais voilà que je m’étais lourdement trompée et que mon histoire quitte soudainement le raisonnablement pensé pour passer dans l’incroyable, dans l’aberration démente... 

 

Car voilà, un an après l’achat de mon appartement, j’ai déjà été licenciée.

Au début je m’en sortais correctement car j’avais encore quelques économies. Mais il est vrai qu’à quasi 50 ans, sur Nantes comme ailleurs, , il n’est pas facile de  retrouver un travail et encore plus difficile qu’il soit au-dessus du Smic.

Et avec deux enfants, même sans mensualité exorbitante, il était bien difficile de pouvoir payer mes charges et de manger, avec moins de 1200 euros par mois.

Mais j’ai réussi à tenir, j’ai trouvé de petites missions d’intérim, j’avais le droit à la caf comme pour une location et puis quand ma fille est partie, je me suis fait une raison et au lieu d’avoir enfin, au bout de 50 ans, une vraie chambre avec un vrai lit, j’ai continué à dormir sur le canapé du salon et j’ai louée régulièrement la petite chambre de ma fille devenue autonome, en Airbnb. Cela couvrait une partie des traites de l’appartement et nous laissait de quoi manger, même pendant des périodes d’ASS. J’ai même pensé à vendre, mais cela ne s’est pas fait (Et heureusement, j’aurai un procès sur le dos à l’heure actuelle). Je me suis même débrouillée pour descendre travailler quelque temps sur Paris, en intérim, le temps de me remettre à flots. J’ai vraiment fait tout ce que je pouvais pour garder la tête hors de l’eau et j’ai réussi.

 

Mais voilà que le syndic a commencé à nous pousser à entamer les travaux de la façade arrière, c’était prévu en soi, mais rien n’en avait déterminé qu’il y ait urgence plus que quelques années auparavant et mettre en place une prévision budgétaire et économiser sur quelques années avant, était sans doute possible. Mais voilà, d’un coup, ils étaient pressé, tout en sachant que cette petite copropriété, dont je suis la seule propriétaire résidente, composée en dehors de mon voisin du dessus et du propriétaire du petit local commercial, de personnes âgées, louant pour la plupart, leur appartement pour payer leur traites ou retraite, n’ayant que peu de revenus et ne pourraient pas s’engager dans de gros travaux, qu’il fallait juste trouver une solution raisonnable pour renforcer cette façade arrière et prendre le temps de trouver aide et solution. Mais voilà, le Syndic semblait soudain dans l’urgence de, les autres copropriétaires ne réagissent pas beaucoup pendant les AG et semblent laisser faire les choses, comme si cela pouvait s’améliorer tout seul, comme s’ils étaient coupable de quoi que ce soit et n’avaient pas leur mot à dire. Je dois être quasi la seule à demander des précisions, à remettre les choses  en question, à essayer de voir ce que l’on peut raisonnablement faire. Mais dans tous les cas, il n’y avait pas de danger pour notre sécurité de prononcé,  et aucune possibilité de mise en péril immédiat ou non, avancée.

 

Mais le syndic nous fait embaucher un architecte, pour faire un diagnostic, pour évaluer les travaux et les différentes possibilités de réfection de cette fameuse façade arrière.

Et voilà que ledit architecte commence déjà à nous dire, que les travaux seraient beaucoup plus lourds et onéreux que prévu et que non seulement ils dépasseraient sans doute de beaucoup, les tarifs du Devis de l’ancien architecte (je n’étais pas propriétaire à l’époque), mais qu’en plus il faudrait peut-être démonter et remonter la façade arrière ! Soit obligation de quitter plusieurs mois les lieux avec nos meubles, de se reloger en double loyer, de perdre de nos cuisines et salle de bain (qui donnent toutes sur cette façade), autant dire tout perdre... un logement sans cuisine ni salle de bain, ce n’est plus vraiment un logement. 

Bien-sûr personne ne veut, ni ne peut suivre.

Je suis propriétaire résidante, c’est ma vie et mon logement, le toit au-dessus de nos tête, l’endroit qui protège mes meubles. Pour moi, plus d’appartement c’est la catastrophe. Je n’ai pas de famille qui puisse m’héberger plus de quelques nuits, cinquante ans de meubles et vie derrière moi, un enfant de 13 ans et deux chats...

Bref, là je commence à paniquer fortement. Gagner 1500 comme 2000 euros par mois, n’y changeront plus rien.

J’ai bien conscience qu’entre emprunter 30 000 euros à intégrer dans mon crédit immobilier sur25 ans, à la banque pour des travaux de réfection de façade, en restant dans mon logement avec mon fils, et ayant la possibilité de pouvoir m’aider d’Airbnb temporaires, n’ont plus rien à voir avec le fait de devoir le quitter sans possibilité de le vendre ou de le louer, de devoir payer double charge et double loyer  et devoir en plus de cela, emprunter non pas 30 000, mais peut-être 60 000/80 000 (nous n’en étions pas encore à 150/200 000), ainsi que des travaux de reconstruction entièrement à ma charge, de salle de bain et Cuisine ! Là, le cauchemar commence vraiment à se mettre en place, mon achat rationnel de départ, prend la forme d’une pochette surprise digne d’un Stephen King.

Je voudrais vendre, mais qui veut acheter un appartement dont aucun devis ne donne le prix définitif des travaux et dont ceux-ci risquent d’avoisiner un taux atteignant plus de 50 % du prix d’achat de départ ? 

Pour autant, notre syndic (aussi agent immobilier), le premier au fait de ces éventuels travaux et décuplement de leurs prix (rien d’urgent encore à l’époque de leur dire…), n’a pas hésité quelques mois auparavant, à vendre au plus haut prix du marché, l’appartement juste au-dessus du mien, un 50 mètre carré environ, quelques 230 000 euros... 

Maintenant bien sûr, le malheureux propriétaire gagnant de cet achat, en attaque le vendeur. 

Ce même syndic qui est le nôtre, voulait vendre le mien au même prix.

Mais je n’étais pas encore complètement décidée à l’époque, les sommes astronomiques de l’architecte n’étaient pas encore tombées aussi haut et je pensais qu’il y avait moyens de faire des travaux plus raisonnables.

Heureusement, sinon je me retrouverai en plus de tout cela, avec un procès sur le dos !

 

L’année d’après, le syndic revient à la charge pour ces fameux travaux et les sommes globales n’en sont plus à quelques 200/300 000 euros de totalité mais à quasiment tout cumulé, 700/800 000 euros !! Et bien sûr, personne ne peut suivre des travaux de telles ampleurs, nous demandons donc à l’architecte, de nous dire exactement ce qu’il nous faut de manière urgente (aucun problème de sécurité immédiate annoncées ni par le syndic, ni par l’architecte, juste une paroi trop fine sur une partie de la cage d’escalier, comme cela depuis 70 ans sans qu’elle n’ait bougé.) pour être en sécurité et en accord avec la préfecture, car des bouts de cheminées tombants, avaient poussé la préfecture à nous demander un diagnostic, ce que nous avons fait. Le pack minimum travaux, concédé de mauvaise grâce par l’architecte est donc voté (15 000 euros) et nous devions, d’après l’architecte, être tranquilles quelques années, le temps de voir venir et de pouvoir économiser pour le reste. Bien sûr 800 000 euros n’étaient pas une option, mais nous espérions sans doute encore, trouver un architecte qui nous propose une solution de réfection minimal de la façade arrière, plus raisonnable.

 

Mais voilà que, quelque mois à peine après cette décision et à peine les travaux entamés, cette même architecte, ayant pourtant déjà procédé à deux diagnostics, sensée connaître parfaitement l’état de notre immeuble, puisque responsable de la proposition des travaux possibles, cette même architecte, en plein mois de décembre, la veille de Noël et du jour de l’an, décide soudainement qu’il y a danger et part en avertir le Syndic, qui se retourne vers la préfecture…

Quelques jours avant Noël, alors qu’enfin j’ai retrouvé un CDD payé correctement pouvant éventuellement déboucher sur un CDI après 2 ans de recherches infructueuse, alors qu’enfin, moi et mon fils que j’ai trimbalé pendant plusieurs mois sur Paris pour travailler, changé d’école pour la même raison, que j’ai fait camper chez une amie avec moi, tout le temps de la mission, pour que nous puissions nous remettre à flot et manger correctement (mais ce n’était pas si compliqué, c’était juste temporaire, nous avions toujours un toit sur la tête sur Nantes, nous pouvions y laisser nos meubles et affaire le temps de ma mission, nous pouvions le louer en Airbnb durant ces quelques mois, nous avions encore des solutions.) Enfin, au bout d’une année scolaire de camping sur Paris, nous pouvions rentrer à Nantes, retrouver nos affaires, nos habitudes, notre environnement. Non seulement j’avais pu me remettre un peu à flot, mais en plus, l’on me proposait un travail raisonnablement payé sur Nantes… Passer Noël chez nous, retrouver nos affaire, remettre le sapin, retrouver pour mon fils, ses anciens amis du collège qu’il avait dû quitter l’année d’avant, fêter ses 13 ans (il est de Janvier… )tranquillement à la maison, bref le Paradis après ces deux ans tourmentés,  sur le moment… Mais le répit ne dure que très peu, car à peine une semaine après notre retour sur Nantes, la veille de mon premier jour de travail pour ce fameux CDD dont je comptais tellement sur la possibilité d’un débouché en CDI, la veille, l’architecte en décide autrement, l’avalanche se met en branle et je reçois vers 18 ou 20h le soir, cet appel improbable… la préfecture qui me demande d’évacuer immédiatement l’immeuble, avec mon fils…

 

Je refuse, je ne réussis qu’à gagner un mois de temps, pour que le verdict soit le même et 8 jours au lieu de 24 heures, pour quitter les lieux en y laissant tout ce que je n’avais pas le temps ni la place de prendre…

 

 

Car ce que je n’aurai pu voir/prévoir à l’achat de cet appartement, ni même imaginer, c’est que la structure de l’immeuble, d’après l’expertise de la préfecture après la mise en péril immédiate de notre immeuble, ainsi que la découverte bien trop tardive de notre propre architecte responsable, soit apparemment tellement défectueuse, qu’il eut fallu détruire et reconstruire entièrement cet immeuble plusieurs dizaines d’années auparavant ! autant dire, ne jamais le construire…

Il y en a pourtant au moins 3 identiques qui se suivent rue de l’hôtel de Ville, pourquoi seul le nôtre serait en danger d’effondrement immédiat, alors que les matériaux, structures et intempéries vécues, sont relativement similaires ?... Mais c’est sans doute une autre histoire.

 

 

Mais le résultat en est le même, je me retrouve expropriée de mon propre appartement, dont je dois continuer d’assumer les charges, les traites, les assurances, les impôts, les frais de syndic, les frais d’architecte, les futurs et incommensurables travaux… D’un joli trois pièces à moi de quasi 60m2 , bien agencé, je me retrouve maintenant, dans un tout petit deux pièces, que j’ai pourtant eu une chance surnaturelle de trouver, juste ou presque en face de chez moi, car un propriétaire a accepté de m’aider tout en sachant que je risquai de ne pas pouvoir payer longtemps son loyer… Mais d’un joli 3 pièces bien agencé que je continue à payer, je me retrouve dans un tout petit deux pièces, où tiennent à peine un tiers de mes affaires, où je dors dans le salon/cuisine, la tête sur le frigo, le nez dans la litière des chats et où mon fils se retrouve à dormir avec les WC dans sa chambre et où tous les soirs, je n’ose plus aller, de peur de le réveiller, sans compter les odeurs peu agréables qui s’en dégagent et embaument sa chambre. Ma fille qui venait régulièrement dormir à la maison, ne peut même plus le faire, car je n’ai pas la place pour la coucher et pour autant, je paye un loyer de 585 euros par mois, soi dire quasiment le même prix que mon 3 pièces, avec deux vraies chambres, un salon fermé, une vraie cuisine séparée et des toilettes qui n’embaument la chambre de personne… et que je dois continuer de payer aussi…

Pour quasi 1300 euros de loyer, j’aurai un bel appartement sur Nantes…

 

 

Et je ne vous parle pas des dommages collatéraux, de mon fils tombé gravement malade en choc post traumatique juste après l’emménagement forcé, ni de mes problèmes de santé déclenchés par la peur, l’angoisse, mais qui déclenchent malheureusement de vraies maladies, et des nerfs qui lâchent. 

Je ne vous parle pas du fait que je ne peux porter de charges lourdes, ayant un tassement de lombaires et cervicales, qui m’avait fait anticipé l’achat d’un appartement au premier étage et de la difficulté pour moi, que de les porter maintenant sur 3 étages au lieu d’un.

Je ne vous parle pas de mon chat qui, il y a quelques jours, est tombé de la fenêtre sur 3 étages et qui miraculeusement semble encore en vie à ce jour…

Je ne vous parle pas de l’ironie de la situation, où l’appartement que j’ai trouvé par miracle en 8 jours, est plus qu’humide, tremble lui réellement pour de vrai… où chaque machine à laver, fait trembler le sol et les murs en onde de choc, comme un tremblement de terre Taiwanais et où j’ai réellement peur de dormir, tellement le sol penche et de faire des machines, tellement les murs et le sol tremblent.

Un sol en pente, où la table glisse toute seule où je dois remonter le bout mon canapé-lit, du lit de mon fils, et du frigo même, avec des planches en bois, pour compenser le décalage et que nous puissions dormir sans avoir le sang qui file aux pieds et nous coupe le souffle, ou bien à l’inverse, le sang qui monte au cerveau et nous fasse bourdonner les oreilles.

Je nous vous parle pas de l’ironie du sort, qui veut qu’en dessus de cet appartement branlant et pourtant non mis en péril, se trouve le cabinet de l’architecte à qui nous devons de nous retrouver dans une telle précarité, un tel cauchemar. Je ne vous parle pas de mon mesquin désire par moment , que si l’immeuble s’effondre, ce soit une leçon pour elle qui se retrouve en dessus, de réaliser ce qu’est un immeuble vraisemblablement à mettre sous surveillance et de l’ironie du fait que nous puissions vraiment mourir suite à l’effondrement d’un plancher qui ne sera pas le nôtre, mais celui que nous avons dû prendre d’urgence pour échapper au supposé danger du nôtre….

Pourtant, dans mon ancien appartement jamais aucune machine à laver n’a fait trembler les murs, ni le plancher… Aucun épanchement n’est à signaler, les sols en sont droits et solides…

 

 

Pourtant le mois prochain je ne pourrais plus payer le loyer de cette location de fortune, le mois prochain je serai à la rue avec mon fils de 13 ans, deux chats et l’autre moitié de mes affaires.

Je serai à la rue, alors que j’ai un appartement avec toute la première moitié de mes affaires, qui est le mien et dont on m’interdit l’accès et la jouissance, bien que j’en paye les traites tous les mois. 

 

 

 

Voilà, c’est une vie, juste une vie avec la responsabilité d’une famille. 

Une vie brisée par le seul déclencheur d’une Architecte qui a voulu protéger sa conscience ou bien espéré le monopole de travaux plus importants, peu importe. 

Une vie brisée par une administration qui ne tenant pas cas de la précarité qu’il créée, a préféré mettre une famille dans la rue plutôt que de risquer un effet Marseille ou de prendre les mesures nécessaires à sa charge.

Pourtant si mon appartement « m’appartient », cet immeuble lui, appartient à la ville de Nantes, à son histoire, à son centre-ville.

Quand dans 25 ans, j’aurai fini de payer mon crédit, quand dans 30 ans je serai morte, cet immeuble sera toujours là lui, toujours debout.

Il appartiendra toujours au passé, au futur et surtout au patrimoine de Nantes.

Alors si il s’avère que les fondations de cet immeuble, né dans la ville de Nantes en 1700, déstabilisées en parti pendant la guerre de 39/45, classé par celle-ci au fil du temps, dans les deux cas, bien avant ma naissance, s’il s’avère que les fondations de cet immeuble aient été mal construites, s’il s’avère que comme le dit l’architecte mandé par la préfecture, il eut dû être entièrement détruit et reconstruit après-guerre et que cela n’a pas été fait, est-ce de mon ressort ou de ma responsabilité ? 

S’il s’avère qu’il est resté comme cela, avec une façade arrière, apparemment trop fine depuis 70 ans, mais pourtant toujours debout, sans tremblement d’aucune part lors d’un simple essorage de machine à laver... était-ce de mon ressort ? De ma responsabilité ?

 

Il tient comme cela depuis près d’un siècle. Personne ne m’a jamais parlé d’effondrement possible, d’un risque à vivre ici, lors de mon achat.

Et la façade arrière, on ne la voit pas de la rue, elle est cachée par d’autre immeuble, le pâté de maison, l’école maternelle, je n’ai pu que me fier à la façade avant, qui parait (et est), sans nul doute solide et bien bâtie.

Pourtant il parait que non, que les fondations, sans accès visuel pour aucun acheteur, sans caves, sans humidité apparente ni ressentie, ne sont maintenant pas si solide que cela aux dires récents et inspections, de notre syndic, de notre architecte et de celui mandé par la préfecture. 

Mais encore une fois, est-ce de mon ressort ? De ma responsabilité ? 

 

Et enfin, si la conclusion en est, qu’il faille vraiment évacuer immédiatement les gens, leur interdire l’accès à leur logement, qu’il n’y ait vraiment d’autres possibilités pour sécuriser cette façade arrière, que de la démonter entièrement pour la remonter, d’en détruire inévitablement au passage, cuisine et salle de bain attenante, est-ce aussi ma responsabilité ? Est-ce à moi d’en payer les frais et les travaux ? Pouvais-je imaginer un scénario pareil pour un simple ravalement/renforcement de façade, tel qu’on me l’avait vendu ?

Pouvais-je imaginé qu’un devis plafonné à 170 000 euros, pouvait tripler ou quadrupler pour la même façade ?

Pouvais-je imaginer que quelques années plus tard, ce devis avoisinerait les 600/800 000 Euros, sans compter tous les dommages collatéraux, de frais d’honoraires d’architecte, de primo expertise, d’appels d’offre, de murage imposé de notre propre immeuble, avoisinant à eux seuls, les quelques 50 000 euros, pour du vide, pour du vent, pour pas une seule pierre de réparée ? 

 

Pouvais-je prévoir et anticiper, qu’un appartement d’un immeuble peu luxueux, coûtant 150 000 euros hors négociation, me coûterait 4 ans plus tard, une coquette somme estimé à quelques 600/700 000 euros, avec pour mon seul tantième, une participation avoisinant peut-être plus de 200 000 euros ? 

 

Pouvais-je imaginer qu’un appartement valant 120 000 euros, pourrait me coûter ma vie, mon toit  et 200 000 euros de travaux pour récupérer 4 murs, sans cuisine ni salle de bain ?

Pouvais-je imaginer qu’il ne serait plus jamais possible de le vendre, car personne sain d’esprit, n’achèterait un 57m2 350 ou 400 000 euros, alors qu’il en vaut à peine 150 000 et encore, beaucoup moins, sans cuisine ni salle de bain.

 

Devais-je prévoir du haut de mes 1400/1600 euros mensuel, d’être millionnaire pour pouvoir acheter un petit 3 pièces plus que simple, à 120 000 euros, et aux mensualités modérées de 680 euro par mois, immuables sur 25 ans ? 

 

Pouvais-je prévoir et anticiper une telle catastrophe financière ? Pouvais-je prévoir que la Préfecture suite à Marseille, ferait du Zèle sur ce qui aurait dû être fait près d’un siècle au paravent et ne prendrait sa responsabilité que sur l’évacuation sans équivoque des résidents, mais aucunement sur la précarité et pauvreté inévitable dans laquelle ils ne leur laissent plus le choix d’être ? 

 

D’un toit assuré sur ma tête pour moi et mes enfants, même en période de difficultés financières, je me retrouve, dans quelques semaines tout au plus,  à la rue, sans mes affaires, sans les seuls meubles qu’il me reste de ma famille, sans mes souvenirs, sans un centime pour pouvoir manger, sans travail fixe, avec un enfant 13 ans et deux chats qui vont devoir très certainement aller à la SPA.

D’un toit assuré sur ma tête je me retrouve dans une situation, inimaginable quelques mois auparavant, et pourtant l’on me demande de continuer à payer les traites d’un appartement dont je ne plus jouir, d’en payer son assurance habitation, sa taxe foncière, sa taxe d’habitation et des travaux avoisinant le triple de son prix d’origine. 

 

Le mois prochain je serai sans ressources, le décalage entre mon salaire et ces doubles charges de logement sont tels, qu’il est parti en adjio d’un découvert bancaire s’agrandissant inexorablement et inévitablement,  que meme les traites de mon appartement et le loyer de l’appartement que l’on m’oblige à louer, ne pourront pas être entièrement prélevés.

L’électricité et le téléphone vont en être coupés, l’eau va suivre, les charges et autres impôts ne pourront être prélevés, s’en suivra des refus de prélèvements, un blocage de ma carte bleue et même manger ne sera plus une option.. 

 

Le mois d’après, le pauvre propriétaire qui a eu la générosité d’accepter de me louer cet appartement en urgence, un dimanche, ne pourra être payé et n’aura lui aussi, d’autre choix que d’entamer une procédure pour me déloger. Pour autant, il n’a peut-être pas les moyens et ce loyer lui sert peut-être aussi à payer le sien ou sa nourriture…

 

La banque après avoir bloqué ma carte et comme je ne serai plus du tout solvable, entamera une procédure de recouvrement elle aussi…

Organisé par

Marine Mehenni

koromon789 a participé

Anonyme a participé

Anonyme a participé

Bernard Morel a participé

Sylvie Renard a participé

Nad Graziani a participé

Aymerick Lambert a participé

Anonyme a participé

Anonyme a participé

Josian Willaert a participé

marie-pierre hornn a participé

edith louvet a participé

Jérôme Vigliano a participé

Anonyme a participé

sylvie durand a participé

Dydy Panda-Masta a participé

Mickael VILLEDIEU a participé

Gaétan QUENTIN a participé

Anonyme a participé

Jocelyne POMMIER a participé

Dany Pierre a participé

Angélique Petit a participé

Sophie Oger a participé

Laura Weber a participé

Le 2 juillet 2019
Anonyme
C'est dur de vous lire , mais je pense fort à vous . Je suis aussi passé par des moments très difficile (pas pour les mêmes raison ) et je sais que c'est facile de dire ça mais je vous promet , croyez en Dieu , dite lui ce que vous avez sur le cœur , il vous aideras ! Lisez la Bible sa donne la pèche ! On pense fort à vous -Un étudiant fauché
Le 5 juin 2019
Bernard Morel
c'est un petit geste mais la société doit trouver avec toi une solution pour toi et ton fils. Fait toi aider, des assoss sont là. Bon courage. Bizzz Un ancien d'ARTELIA en retraite.
Le 30 mai 2019
Anonyme
Je vous soutiens tout mon courage
Le 23 mai 2019
Josian Willaert
Courage à vous!😘
Le 22 mai 2019
marie-pierre hornn
Ne laissez pas Sidonie perdre courage... et donnez lui pour qu'elle puisse garder un toit en attendant que la préfecture la reloge en urgence.
Le 15 mai 2019
Jérôme Vigliano
Bonjour, Quelques euros de la part de quelqu'un qui a sombré après expulsion locative illégale. Bon courage pour ce combat. Jérôme Vigliano.
Le 8 mai 2019
David Crumiere
Bon courage à tous
Le 3 mai 2019
Magali De montbel
Courage sido j espère qu ils vont réagir et agir vite !!! 😘😘
Le 2 mai 2019
victor pereira
Je vous aime !!!! big bisoux
Le 2 mai 2019
Mathilde La Scola
Je vous souhaite énormément de courage dans cette situation bien difficile en espérant de la solidarité dans cette injustice.