Aller au contenu principal
Aider Alondra à soigner les conséquences du silicone

Aider Alondra à soigner les conséquences du silicone


[En español abajo] [English below]

J’avais 18 ans, je vivais au Pérou, et je débutais ma transition : je rêvais d’une silhouette comme celle des premières filles trans que j’ai rencontrées. Comme elles, je me suis injecté du silicone dans le corps et les jambes, et le corps dont je rêvais est devenu réalité. C’est à peine cinq ans plus tard que les conséquences en ont fait le début d’un cauchemar : des douleurs insupportables ont commencé à apparaitre, avec des rougeurs importantes. J’habitais encore au Pérou, et aucun médecin que je rencontrais n’avait de solution à me proposer. J’avais dû commencer, pour subvenir à mes besoins, à travailler dans la rue tout en me cachant de ma famille, car toutes les opportunités de travail m’étaient refusées du fait de ma transidentité.

Je suis arrivée en France en 2013, et j’espérais trouver davantage de réponses concernant les conséquences du silicone. J’ai rencontré d’autres femmes qui vivaient avec des effets secondaires parfois très impressionnants, le silicone attaquant l’ensemble des tissus du corps et provoquant parfois des « trous » dans la peau. Je n’ai pas obtenu davantage de réponses de la part du corps médical. Depuis 5 ans, j’ai été hospitalisée cinq fois, jusqu’à trois semaines d’affilée, car le silicone provoque régulièrement des infections importantes qu’il faut soigner avec des traitements antibiotiques très agressifs. Actuellement, il est certain que le silicone a des conséquences irréversibles sur la santé : le produit se diffuse dans le sang et dans l’ensemble du corps. Dans les zones où il a été injecté, il provoque des infections, des abcès, des inflammations et des problèmes circulatoires. Régulièrement, les douleurs et l’angoisse provoquées par cette situation m’ont poussée à penser au suicide. Pour ne pas désespérer, je prends la parole régulièrement pour prévenir toutes celles qui souhaiteraient recourir au silicone. J’espère que ma voix pourra être entendue dans ma communauté et pourra éviter à d’autres de vivre ce que je vis. Aujourd’hui, je souhaite diffuser le plus largement possible ce message de prévention et les conséquences auxquelles nous nous exposons lorsque nous choisissons les injections de silicone.

Il y a un an, j’ai pris contact avec un chirurgien travaillant en Colombie, qui opère de nombreuses femmes trans et les soulage des conséquences des injections de silicone. C’est une opération complexe, et malheureusement très coûteuse. C’est pourtant ma dernière chance car aujourd’hui, le silicone a non seulement des conséquences physiques très lourdes, qui pèsent sur ma santé, mais aussi psychologiques : l’image que j’ai de mon corps en souffre, et je vis à 36 ans avec l’impression d’être en sursis. Mon plus grand rêve, actuellement, serait d’être encore vivante dans 5 ans, et de pouvoir continuer à marcher.

L'opération avec ce chirurgien est prévue au mois d'avril, mais à ce jour, je n'ai pas encore pu réunir la somme nécessaire pour la payer.

Je demande aujourd’hui de l’aide pour financer cette opération et l’hospitalisation qui s’en suivra, et pour retrouver l’espoir de vivre passé 40 ans. Je travaille chaque jour pour la communauté trans, pour que chacun-e puisse vivre comme elle/il le souhaite, et j’espère pouvoir continuer encore sans que ma santé ne m’en empêche.

_______________________________________________

Cuando tenía 18 años vivía en Perú, y estaba iniciando mi transición: soñaba con una silueta como la que tenían las primeras chicas trans que conocí. Como ellas, me inyecté silicona en el cuerpo y las piernas, y el cuerpo que soñaba se hizo realidad. Apenas cinco años después, las consecuencias lo convirtieron en el comienzo de una pesadilla: un dolor insoportable empezó a aparecer, con un importante enrojecimiento. Aún vivía en Perú, y ninguno de los médicos que veía tenía una solución para mí. Para poder mantenerme, empecé a trabajar en la calle mientras me escondía de mi familia, porque me negaban todas las oportunidades de trabajo por ser trans.

Llegué en Francia en el 2013, y esperaba encontrar más respuestas sobre las consecuencias de la silicona. Conocí a otras mujeres que vivían con efectos secundarios a veces muy impresionantes porque la silicona toca todos los tejidos del cuerpo, y a veces causaba “huecos” en la piel. No obtuve más respuestas de la parte médica. En los últimos 5 años, he estado hospitalizada cinco veces, hasta tres semanas seguidas, porque la silicona causa regularmente infecciones importantes que deben ser tratadas con tratamientos antibióticos muy agresivos. Hoy en día, es seguro que la silicona tiene consecuencias irreversibles para la salud: el producto se difunde en la sangre y en todo el cuerpo. En las zonas donde se ha inyectado, causa infecciones, abscesos, inflamación y problemas circulatorios. Regularmente, el dolor y la angustia causados por esta situación me llevaron a pensar en el suicidio. Para no desesperar, hablo regularmente para alertar a todas las que quieran usar la silicona. Espero que mi voz pueda ser escuchada en mi comunidad y pueda evitar que otras pasen por lo que yo estoy pasando. Hoy me gustaría difundir lo más ampliamente posible este mensaje de prevención y las consecuencias a las que nos exponemos cuando elegimos las inyecciones de silicona.

Hace un año, me puse en contacto con un cirujano que trabaja en Colombia, que opera a muchas mujeres trans y las alivia de las consecuencias de las inyecciones de silicona. Es una operación compleja y, lamentablemente, muy cara. Sin embargo, es mi última oportunidad porque hoy en día, la silicona no sólo tiene consecuencias físicas muy fuertes, que pesan sobre mi salud, sino también consecuencias psicológicas: la imagen que tengo de mi cuerpo se resiente, y vivo a los 36 años con la sensación de estar con pena en suspenso. Ahora mismo, mi mayor sueño sería seguir viva dentro de 5 años y poder seguir caminando.

Hoy pido ayuda para financiar esta operación y la hospitalización posterior, y para recuperar la esperanza de vivir después de los 40 años. Cada día trabajo por la comunidad trans, para que cada unx pueda vivir como quiera, y espero poder seguir haciéndolo sin que mi salud me lo impida.

_______________________________

When it all started, I was 18 years old, living in Peru, and starting my transition. I was dreaming of having the same body shape as the trans girls I first met. Like them, I injected my body and thighs with silicone and got the body I was dreaming of. But less than five years later, as side effects of these injections appeared, my nightmare began: I started to feel unbearable pain and noticed significant skin redness appearing on my body. I was still living in Peru and none of the doctors I had met had a solution for me. As I got rejected from all jobs I applied to for being trans, I had to start working on the streets to make a living while hiding it from my family.

I came to France in 2013 and hoped to find resources on the side effects of silicone injections. I met other women living with considerable silicone damages as, throughout the years, it had attacked all the tissues of their bodies, sometimes to the extent of creating "holes" in the skin. I did not get any answers from health professionals here neither. I have been admitted to the hospital five times in the last five years, up to three weeks in a row, each time because the silicone in my body triggered major infections that can only be treated with very aggressive antibiotics. As of today, it is unanimously agreed upon that silicone injections have irreversible consequences on one's health as it spreads in the blood and throughout the body. In the body parts it is injected in, it may lead to severe infections, abscesses, inflammations, and circulatory problems. The pain and mental distress this situation makes me go through have regularly made me think about suicide. To cope with such desperate thoughts, I regularly address this issue publicly to alert those who might consider injecting silicone. I hope that my voice will be heard within my community and that my interventions will prevent others from going through what I am facing now. Today, I want to spread this message as widely as possible and inform about the side effects one faces when undergoing silicon injections.

A year ago, I reached out to a surgeon in Colombia who performs surgery on many trans women and relieves them of the silicone injections’ side effects. The surgery is very complex and unfortunately very expensive. Yet, it is my last chance. Not only the silicone has very heavy consequences on my physical health, but it also impacts my mental health: it negatively affects my body image, and, at 36 years old, I feel like I’m living on probation. My biggest dream is to be still alive and able to walk in 5 years from now.

Today, I am seeking financial support to be able to afford the surgery and in-hospital care and to regain the hope of living beyond 40 years old. I work every day for the trans community so that everyone can live as they wish, and I hope to be able to carry on.

3 570 € Collectés sur 25 000 €

14%
15 Jours restants
74 Participations

Organisateur

Alondra


Bénéficiaire

Alondra