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Aide à l'urgence colombienne et vénézuélienne à Bogotá

Aide à l'urgence colombienne et vénézuélienne à Bogotá


Les temps sont difficiles. Le monde entier subit les conséquences d’une situation imprévisible, inédite, anxiogène. Comme souvent, les inégalités s’accroissent lorsqu’on aurait le plus besoin qu’elles décroissent, les classes moyennes inférieures deviennent les classes inférieures, les classes inférieures plongent dans la misère. Ça touche la France, ça touche l’Europe, ça touche le monde et son avenir.

Résident colombien maintenant, plus particulièrement dans la ville de Bogotá, je n’ai pu qu’apercevoir la partie haute de l’Iceberg ; celle de la pauvreté, d’une situation d’urgence, où des familles colombiennes et vénézueliennes déjà précaires, n’ont plus de quoi se nourrir et se loger.

La Colombie est un pays merveilleux, possède une biodiversité unique au monde, des ressources inimaginables inexploitées, une histoire et une culture fascinante, un tourisme en plein essor. Ces caractéristiques ne sauraient malheureusement suffire à la faire briller. Elle est aussi entre les mains de gouvernants corrompus, appuyés par un système et une politique toujours plus libéraliste, à l’encontre des droits et intérêts de son propre peuple. Les agriculteurs, artisans, artistes, innovateurs ne pouvant faire face à la concurrence déloyale engendrée par les différents conventions de libre-échange signées par son gouvernement, ni à la politique fiscale toujours plus sévère de ce dernier avec les plus démunis.

Je vous parle ici d’un peuple encore à peine remis, dans certains territoires, des conflits armés et sanglants marquant l’histoire de ce pays durant près d’un demi siècle, un pays où la guerre a causé la mort de 260 000 individus, la disparition de 45 000 et de 6 millions de déportés. Ce que le sous-secrétaire des Nations unies pour les questions humanitaires a qualifié de « plus grande catastrophe humanitaire de l'hémisphère occidental ».

Les récents évènements en Amérique du Sud, et plus particulièrement au Vénézuela, territoire épris aux flammes d’une dictature sanguinaire, où la situation de catastrophe économique, sanitaire, sécuritaire est une des plus préoccupantes au monde, est une mèche supplémentaire dans l’embrasement de la Colombie. Vénézuela, autrefois paradis pour ses richesses, ses avancées sociales, son tourisme, sa culture, et sa musique, était une terre promise et prometteuse.

Asseyez-vous et lisez avec attention ce chiffre : officiellement 1,7 millions de vénézuéliens ont franchi la frontière colombienne depuis le début du conflit vénézuélien, pour s’y installer. Cette statistique pouvant être facilement remise en cause par les modes de calcul du gouvernement, et l’impossibilité pour les autorités colombiennes de se rendre dans les quartiers- souvent transformés en bidonville- de centaines, de milliers, de familles colombiennes et vénézueliennes, tentant de survivre tant bien que mal sans toit et dans la famine.

Par cette modeste initiative, je souhaite ralentir l’incendie de l’horreur, l’artifice de la pauvreté et de l’inégalité. Si les colombiens est un peuple généreux, il ne peut lui être demandé de faire face, seul, à un flux migratoire si conséquent, dans un pays déjà en proie à des difficultés profondes.

La capitale, Bogotá, est une ville immense, à la population supérieure à 7 millions d’habitants (officiel), cosmopolite et subissant de plein fouet ces différents phénomènes de pauvreté, d’inégalité, d’immigration massive. Il est impossible d’estimer le nombre de familles vénézueliennes et colombiennes « installées » sous les ponts, dans les rues les plus miséreuses et dangereuses, l'absence de données précises rend impossible la publication de chiffre pouvant illustrer la misère de Bogotá.

Le peuple colombien est un peuple humble et courageux, dont les épreuves de la vie, engendrées par les guerres et la pauvreté, n’ont su quitter leur sourire et leur positivité. Il est d’ailleurs chaque année citée comme un des « pays les plus heureux du monde » par différentes études internationales. Nous avons pris l’initiative d’apporter un peu de soutien à ces différentes communautés en commençant une initiative modeste mais ambitieuse. Dans les semaines qui viennent, et avec votre aide, nous avons l’intention de faire le tour des quartiers les plus abandonnées de Bogota, pour distribuer le plus de nourriture possible aux familles en besoin.

Plus concrètement, après 1 semaine de cagnotte, nous allons estimer un budget approximatif- qui sera entièrement consacré à l’achat de nourriture- et nous vous tiendrons au courant de la date de l’opération. L’objectif est de recueillir, bien évidemment, le plus d’argent possible, pour pouvoir distribuer les aliments à beaucoup, beaucoup de familles.

J’en appelle à votre générosité, à votre solidarité, vous français, européens, mes amis, ma famille, mes connaissances, les amis des amis, ou simplement les personnes qui souhaitent participer à leur manière.

Ici, vous trouverez une cagnotte sur un site reconnu et 100% sécurisé. Je sais que c’est cliché de dire ça mais surtout « donnez ce que vous pouvez », toute participation est plus que bienvenue et je vous remercie par avance pour ce geste. Pour avoir pris le temps de prendre connaissance d’une situation peu évoquée en France, et d’avoir donné un peu de votre argent pour nous aider. N’hésitez pas à me contacter en privé si vous avez des questions, si vous souhaitez participer d’une manière ou d’une autre ou si vous voulez juste être mis au courant des opérations. Je publierai des photos de tout ce qui aura été acheté, de la journée, de quelques familles (avec leur accord), et encore une fois : un grand MERCI <3.

500 € Collectés

0 Jour restant
21 Participations

Organisateur

Thorel Alexandre

Profil vérifié

Bénéficiaire

Les familles colombiennes et vénézuéliennes en situation de précarité profonde, à Bogotá