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30 ans apres Tchernobyl

30 ans apres Tchernobyl


Bienvenue sur cette cagnotte destinée à parrainer la création et la publication d'un album photographique marquant le 30e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. 

Sous le titre « Comme un nuage –30 ans après Tchernobyl », l’album de 40 pages, au format A4 à l'italienne, rassemble vingt photos évoquant la catastrophe sur un mode indirect et allusif. Le texte vient, en contrepoint, rappeler les faits marquants de la catastrophe nucléaire, ses conséquences sanitaires et écologiques, ainsi que ses prolongements dans le débat éthique et énergétique.

 

Sur ce site, vous pouvez directement en un clic, participer à la souscription pour un  montant minimum de 20 Euros*. Vous serez alors dans la liste des donateurs qui auront permis cette création culturelle, qui s'inscrit dans le cadre de l'appel du 26 avril 2015, pour l'organisation de 1 000 évènements anti nucléaires entre le 11 mars 2016 et fin avril 2016.

 

De plus vous recevrez chez vous en contrepartie de votre don, un exemplaire de l'album.

 

Merci pour votre contribution

* Ce montant correspond aux frais de fabrication, d'expédition et de rémunération des auteurs pour une centaine d'exemplaires.

Plus de détails sur l'album ci dessous

 

 

Comme un nuage

30 ans après Tchernobyl

 

Ce 26 avril 2016 marquera un sinistre anniversaire, le trentième de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, en ex-URSS. À cette occasion, nous souhaitons éditer un album photographique destiné à entretenir le souvenir de cette catastrophe dont les plaies demeurent vives. Il s’agit aussi de maintenir un état d’alerte dans l’opinion, en particulier en France, pays le plus nucléarisé au monde. L’industrie nucléaire n’est pas une industrie comme les autres. Elle a besoin du secret et de la manipulation de l’opinion pour masquer la dangerosité permanente de son activité. Comment, bien sûr, ne pas penser ici à Fukushima ? – le 11 mars 2011, il y a cinq ans.

 

Cet album d’une quarantaine de pages grand format, dont la moitié de photographies, se présente comme une déclinaison plus artistique qu’alarmiste – mais quand même… – du thème de l’Après. Après le nuage, l’invisible et innocent nuage, porteur de cette désolation morbide qui s’est répandue jusqu’à très loin autour de Tchernobyl.

 

Les photos ont été prises par François Ponthieu, en Provence et à Marseille où il vit ; elles expriment une vision des atteintes du temps quand la vie se retire.

 

En contrepoint, les textes de son père, Gérard Ponthieu, journaliste-écrivain, assez familier du nucléaire pour en dénoncer les risques démesurés, s’emploient à actualiser le propos.

 

Cette édition soignée, de photos et de textes, fera l’objet d’une édition limitée.

 

 

L’argument de fond

 

Trente ans après Tchernobyl, les plaies ne sont toujours pas refermées, les conséquences demeurant irréversibles et irréparables.

 

Trente ans après, en Ukraine et en Biélorussie, d’immenses territoires vidés de leurs habitants (plus de 250 000) demeurent contaminés à jamais par la radioactivité.

 

Trente ans après, le décompte des victimes humaines directes et indirectes demeure invérifiable et polémique – d’une cinquantaine à… plusieurs centaines de milliers –, tandis que, selon Greenpeace France, le coût total du désastre s’élèverait à terme à 1 000 milliards de dollars. Une projection sur les 70 années qui suivent la catastrophe évaluerait à quelque 270 000 le nombre de malades de cancers, dont 93 000 mortels.

 

Née de la course aux armements et de la culture du secret militaire, l’industrie nucléaire demeure allergique à la transparence, jouant désormais sur le registre plus insidieux de la « communication ».

 

Qui dit secret dit mensonges. À Tchernobyl, ils ont gangrené toute la chaîne hiérarchique des responsables de la centrale et des autorités politiques, à l’image du système soviétique – qui ne s’en remettra pas.

 

Mensonges pour tenter de minimiser l’ampleur du désastre humain, écologique, économique, politique en cachant les faits ou en les falsifiant.

 

En France aussi, le gouvernement et l’ensemble des « autorités » du nucléaire, dont le célèbre professeur Pellerin, s’emploient à minimiser les effets du nuage de Tchernobyl. Il fallait avant tout préserver l’économie nationale, préférer le marché de la salade à la santé des populations.

 

On sait désormais que le nuage a recouvert l’ensemble de l’Europe, et au-delà, et qu’il s’est attardé notamment sur la Corse et le sud-est de la France, où naîtra l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT), regroupant plusieurs milliers d’adhérents cherchant, en vain, de faire reconnaître un lien entre leurs maladies et la dissimulation délibérée des dangers liés à la radioactivité.

 

C’est en quoi, notamment, le nucléaire s’inscrit à part dans la quête énergétique de l’Homme ; sa dangerosité n’est comparable à aucune des industries humaines.

 

Retour historique à Tchernobyl

 

Le 26 avril 1986, à 1 h 23 min 44 s, une formidable explosion d’hydrogène consécutive à l’emballement du réacteur n°4 de la centrale projette en l’air les 1 200 tonnes de la dalle de béton recouvrant le réacteur qu’elle va fracturer en retombant de biais. Une lumière aux reflets bleus se dégage du trou béant ainsi formé.

 

L’incendie fait rage aussitôt tandis que des débris et des quantités phénoménales d’éléments radioactifs, sous l’effet de la chaleur et des gaz, sont propulsés jusque dans la haute atmosphère.

 

Cette catastrophe, aux conséquences incalculables encore aujourd’hui, sera classée au niveau 7, le plus élevé, sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES).

 

Combien de victimes directes et indirectes dues aux énormes doses de radioactivité reçues par les habitants sur des milliers de km2 en Ukraine et en Biélorussie ? Par leur écart, qui vont d’une cinquantaine… à un million, les estimations invérifiées révèlent une autre catastrophe, insidieuse autant que permanente : le mensonge.

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Organisateur

Guenneau Denis


Bénéficiaire

publication d un album photo 30 ans après Tchernobyl